4. Mode de vie
La plupart des sarcoptérygiens dévoniens étaient marins, parfois à l'habitat très côtier, vivant dans des lagunes et des deltas. Ce n'est que plus tard, au Carbonifère, que certains groupes se sont adaptés aux eaux douces (dipneustes, rhizodontides, certains ostéolépiformes et cœlacanthes). La plupart des sarcoptérygiens étaient des prédateurs d'autres poissons, mais les actinistiens ont toujours eu une denture réduite, parfois broyeuse, adaptée à la prédation de petits invertébrés. Les dipneustes ont très tôt acquis une denture broyeuse, formée par les os et les dents de l'arcade dentaire interne (entoptérygoïde et préarticulaire), et se nourrissaient de mollusques ou de crustacés.
Parmi les tétrapodomorphes, les rhizodontes, ostéolépiformes et elpistostégaliens présentent souvent une morphologie qui évoque des poissons chassant à l'affût (corps massif, nageoires impaires réduites et en position reculée) et il est probable que ce mode de vie était aussi celui des premiers tétrapodes. Ces derniers vivaient dans des lagunes, des deltas, voire de grands fleuves mais étaient exclusivement aquatiques. Tout au plus pouvaient-ils sortir la tête hors de l'eau ou ramper sur les berges à la manière de phoques.
Il est probable que tous les sarcoptérygiens fossiles, comme les dipneustes et les tétrapodes actuels, possédaient des poumons (le cœlacanthe actuel possède un poumon non fonctionnel, transformé en une réserve de graisse). Cependant, on ignore s'ils l'utilisaient tous pour une respiration aérienne, même temporaire.
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