2. Diversité
Dans la nature actuelle, les sarcoptérygiens sont essentiellement représentés par les quelque 21 100 espèces de tétrapodes, généralement caractérisés par des membres pairs pourvus de doigts, un mode de vie terrestre et une respiration aérienne permanente. Seuls quelques tétrapodes ont secondairement perdu leurs membres (serpents, orvets, apodes) ou sont retournés à une vie aquatique tout en conservant une respiration aérienne (cétacés). Les autres sarcoptérygiens actuels sont d'une part les dipneustes (cf. dipneustes), représentés par six espèces réparties en trois genres, Neoceratodus (fig. 2d), Protopterus et Lepidosiren, qui sont respectivement endémiques dans les eaux douces de l'Amérique du Sud, de l'Afrique et de l'Australie, et d'autre part les actinistiens, qui ne sont actuellement représentés que par deux espèces de cœlacanthes, Latimeria chalumnae, J. L. B. Smith 1939 (fig. 2b), aux Comores et Latimeria menadoensis, Pouyaud et al. 1999, aux Célèbes (Indonésie) [cf. cœlacanthe].
Les actinistiens apparaissent au Dévonien inférieur (Praguien), il y a environ 407 millions d'années, et restent rares jusqu'au Carbonifère (fig. 3). Par la suite, ils présentent une certaine diversité et disparaissent du registre fossile à la fin du Crétacé, il y a 70 millions d'années, ce qui explique la surprise causée par la découverte d'un cœlacanthe vivant en 1938 (cf. cœlacanthe). Dans l'ensemble, les actinistiens fossiles diffèrent peu des cœlacanthes actuels, sinon par leur taille, la position des nageoires pelviennes et les proportions du corps (fig. 2c).
Au cours de l'ère primaire, et particulièrement au Dévonien (de – 415 à – 362 millions d'années), la diversité des sarcoptérygiens non tétrapodes a été beaucoup plus importante. Les dipneustes sont connus depuis l'aube du Dévonien, voire peut-être la fin du Silurien (fig. 3), et les plus primitifs de leurs représentants conservent quelques caractères généraux de sarcoptérygiens (articulation intracrânienne) qui disparaissent rapidem […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



