L'épithète sarkophagos, qui signifie « mange-chair », était attribuée aux animaux carnivores et à certaines divinités, telle Hécate. Par une dérivation curieuse, elle semble s'attacher un jour à la pierre d'Assos en Troade, dont la particularité est de consumer rapidement les corps. En fait, le nom de sarcophage paraît désigner dans l'Antiquité tous les réceptacles funéraires, indépendamment de leur matière et de leur forme. Actuellement, ce terme désigne une cuve plus ou moins allongée, fermée par un couvercle mobile. Le type primitif de ces cuves semble avoir été réalisé dans un tronc d'arbre creusé, mais les œuvres conservées sont en pierre, en terre cuite ou en bronze.
À l'époque archaïque, la cité grecque de Clazomènes en Asie Mineure paraît avoir été un important centre de production de sarcophages en terre cuite dont le décor, fait de motifs inspirés du répertoire oriental, s'apparente à celui de la céramique. La nécropole royale de Sidon, au Liban, a livré de nombreux sarcophages réalisés en pierre, généralement en marbre (conservés au Musée archéologique d'Istanbul), dont l'étude permet de conclure qu'il s'agit vraisemblablement de pièces commandées par d […]
