2. Les saphirs d'antan
Des vertus particulières sont attribuées au saphir, comme à toutes les pierres précieuses et beaucoup de pierres fines. Déjà Galien (env. 131-env. 201), médecin grec, prétendait que le saphir mis dans la bouche préservait des piqûres de scorpion, et Dioscoride, autre médecin grec, attribuait à cette gemme le pouvoir de guérir les ulcères d'estomac. Au Moyen Âge, les prêtres portaient souvent une bague de saphir à leur doigt, car ils la croyaient capable de freiner les désirs amoureux. La pierre épiscopale est d'ailleurs un saphir.
Parmi les saphirs célèbres, l'Étoile des Indes (563 carats) est probablement le plus gros saphir étoilé jamais façonné. Après avoir appartenu aux maharadjahs d'Hyderābād, il fait désormais partie de la collection de l'American Museum of Natural History de New York. Le saphir Logan (423 carats), d'un bleu profond, provenant de Birmanie, est la propriété actuelle de la Smithsonian Institution de Washington, cette dernière possédant aussi l'Étoile d'Asie, un saphir étoilé de 330 carats. Les tsars de Russie aimaient aussi s'orner de belles pièces, que renferment aujourd'hui les trésors du Kremlin, dont le Tsar bleu (260 carats) qui appartenait à Vladimir Monomaque (1053-1125), grand-prince de Kiev. On peut citer enfin le saphir Mac Cormick (197 carats), une briolette (type de taille en forme de poire, toute facettée, sans couronne ni culasse) ayant appartenu à l'Américaine Ganna Mac Cormick qui acheta le Théâtre des Champs-Élysées de l'avenue Montaigne, à Paris, pour assouvir sa passion du chant.
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