Malgré une tentative de coup d'État perpétrée en février 2009, la coalition gouvernementale formée par Joaquim Rafael Branco, chef du Mouvement de libération de São Tomé-et-Príncipe - Parti social-démocrate, conserve le pouvoir. Elle bénéficie d'une nette majorité au Parlement, même si Patrice Trovoada, à la tête du parti d'opposition Action démocratique indépendante, continue de prétendre que la coalition n'est pas conforme à la Constitution. En mai, le gouvernement reporte les élections régionales et municipales. Cette décision est vivement critiquée, surtout sur l'île de Príncipe.
Le Nigeria est le principal partenaire producteur de pétrole de São Tomé-et-Príncipe au sein de la Zone de développement conjointe établie entre les deux pays. Mais des tentatives sont également menées afin d'inclure l'Angola dans cet accord, et les États-Unis manifestent également un intérêt croissant dans l'exploitation pétrolière du golfe de Guinée. Bien que persistent des allégations de corruption, dont certaines sont liées au détournement de l'aide internationale, le F.M.I. approuve, en mars, l'octroi d'une nouvelle Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance. Le Portugal reste le pays donateur le plus généreux, et les aides étrangères représentent 80 p. 100 du budget de l'État. Toutefois, la quantité de pétrole et de gaz présente au large de l'archipel demeure inconnue. Le pays attend le versement de nouvelles primes de signature de la part de diverses compagnies pétrolières, mais les litiges concernant les gisements retardent ces règlements.
Christopher SAUNDERS
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