Fils d'un batelier, Caserio est né en Lombardie. Devenu apprenti boulanger, il se convertit à l'anarchisme à une période où le terrorisme anarchiste italien connaît son apogée. Ses activités politiques lui valent une condamnation puis l'exil. Il exerce son métier à Lyon, à Vienne et à Sète. C'est dans cette dernière ville qu'il a l'idée d'accomplir « un grand exploit ». Le 23 juin 1894, il prend le train pour Lyon. Le 24 juin, le président de la République, Sadi Carnot, est en visite à Lyon ; Caserio lui porte un coup de poignard, dont le président meurt quelques heures plus tard. Le lendemain, la veuve de Sadi Carnot reçoit une photographie de Ravachol, expédiée par Caserio, avec ces simples mots : « Il est bien vengé. » Condamné à mort, Caserio accueille la sentence au cri de « Vive la révolution sociale ! » Il est exécuté le 15 août 1894.
