L'actualité de l'année 2010 aux Samoa porte principalement sur la situation économique. Les travaux de réparation entamés après le passage destructeur du tsunami de 2009 se poursuivent à un bon rythme, et le secteur touristique, soutenu par d'importantes aides fiscales, se redresse rapidement. Le gouvernement promeut activement l'agriculture et la pêche afin d'accroître les revenus d'exportation, de réduire les coûts d'importation et d'améliorer la santé des Samoans. Le pays étudie également la possibilité d'ouvrir une usine de transformation du thon ainsi que des casinos. Le Premier ministre Tuilaepa Sailele Malielegaoi cherche à prolonger le statut dont les Samoa bénéficient en se trouvant dans la catégorie des pays les moins avancés (P.M.A.), arguant que l'économie demeure vulnérable aux catastrophes naturelles et que son passage dans la catégorie des pays en développement l'empêcherait de percevoir le niveau d'aide qu'il reçoit actuellement. En septembre, les Nations unies acceptent de prolonger le statut de P.M.A. des Samoa jusqu'à la fin de l'année 2013.
Dans un autre domaine, le gouvernement crée, sous la pression des Églises établies qui se sentent menacées par la présence de nouveaux groupes évangéliques, une commission chargée d'examiner les dispositions de la Constitution en matière de liberté religieuse.
Par ailleurs, la décision, prise en 2009, de changer le côté de la circulation sur les routes, qui est passé de droite à gauche, entraîne une augmentation du nombre d'immatriculations, car les Samoans expatriés en Nouvelle-Zélande et en Australie peuvent acquérir à bon prix un véhicule conçu pour la conduite à gauche pour leurs proches restés aux Samoa. Les Samoans vivent ainsi leurs premiers bouchons aux heures de pointe à Apia.
Cluny MACPHERSON
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