En 2009, l'économie des Samoa, pourtant bien gérée, est frappée par la récession mondiale et, pour la première fois en dix ans, voit son taux de croissance se contracter ; ce dernier chute en effet de 7,6 p. 100 au cours du premier semestre. Le recul de la fréquentation touristique et des transferts de fonds effectués par les Samoans expatriés ainsi que la fermeture des conserveries de thon américano-samoanes aggravent par ailleurs la situation.
Le 7 septembre entre en application le changement de côté de la circulation sur les routes, qui passe de droite à gauche. L'opposition généralisée à ce projet a provoqué dans l'année la formation d'une nouvelle coalition politique et suscité le dépôt de multiples recours en justice contre le gouvernement, issu du Parti de la protection des droits de l'homme (Human Rights Protection Party, H.R.P.P.).
Le H.R.P.P. se heurte également à certains membres de l'Assemblée législative, le Fono. Peu avant la présentation du budget, neuf représentants indépendants s'unissent pour fonder un parti d'opposition, Tautua Samoa ; le président de l'Assemblée déclare alors leurs sièges vacants et programme des élections partielles dans leurs circonscriptions respectives. Les députés congédiés portent l'affaire devant la Cour suprême, qui leur ordonne de reprendre leurs fonctions et annule les élections.
Le 29 septembre, un séisme sous-marin de magnitude 8 survenu au large des Samoa provoque un tsunami qui fait au moins cent cinquante victimes et dévaste la côte sud-est d'Upolu, où se trouvent la plupart des centres touristiques de l'archipel. Un vaste programme d'aide est alors mis en place par les pays voisins et par les Samoans vivant à l'étranger.
Cluny MACPHERSON
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