Le pays est dévasté en 1990 et 1991 par les cyclones Ofa et Val. En 1990, pour la deuxième année consécutive, la chute des cours du cacao et du coco (les deux principaux produits d'exportation) affecte profondément l'économie, que le gouvernement décide en 1992 d'orienter davantage vers le tourisme. La balance des paiements enregistre cette année-là son premier déficit depuis 1981.
Le Fono (Assemblée législative) est traditionnellement élu pour trois ans par les seuls chefs de clans (ou matai). Les élections d'avril 1991, qui confirment le pouvoir de Tofilau Eti Alesana, Premier ministre depuis 1988, sont les premières au suffrage universel direct.
L'arrivée en 1991 de l'équipe nationale de rugby en quart de finale de la Coupe du monde suscite l'intérêt des médias pour ce pays peu connu et entraîne l'installation d'un petit réseau de télévision locale.
En 1993, le gouvernement décide de repousser les élections législatives de deux ans, à l'indignation de l'opposition.
Le 26 avril 1996, le Parti de la protection des droits de l'homme remporte les élections législatives, mais perd la majorité absolue à l'Assemblée. Le Parti des indépendants devance à cette occasion le Parti du développement national de Samoa. Le Premier ministre Tofilau Eti Alesana est reconduit dans ses fonctions.
Le 2 juillet 1997, à l'initiative du Premier ministre, l'Assemblée législative vote en faveur de la suppression de l'adjectif « occidentales » attaché depuis près d'un siècle au nom de l'archipel.
Le 23 novembre 1998, Tuilaepa Sailele Malielegaoi succède à Tofilau Eti Alesana, décédé, au poste de Premier ministre.
En juillet 1999, l'assassinat d'un ministre impliqué dans une affaire de corruption bouleverse la vie politique de l'archipel.
Le 2 mars 2001, le Parti de la protection des droits de l'homme remporte les élections législatives, avec 23 sièges sur 49. Le Parti du développement national de Samoa en obtient 13, les indépendants 12. Le 15, Tuilaepa Sailele Malielegaoi est reconduit dans ses fonctions.
Le 3 juin 2002, lors de la cérémonie du quarantième anniversaire de l'indépendance de Samoa, le Premier ministre néo-zélandais Helen Clark demande pardon au nom de la Nouvelle-Zélande pour les « injustices » commises à l'égard des Samoans pendant la période coloniale.
Le 16 juin 2007, le Parlement élit Tuiatua Tupua Tamasese Efi chef de l'État pour un mandat de cinq ans. Ce représentant des chefs traditionnels succède à Malietoa Tanumafili II, en poste depuis l'indépendance en 1962 et décédé en mai.
Universalis
Retour en haut



