Dramaturge et acteur américain, né le 5 novembre 1943 à Fort Sheridan, dans l'Illinois.
Fils d'un officier de l'armée, Samuel Shepard Rogers passe son enfance sur plusieurs bases militaires des États-Unis et à Guam avant que sa famille s'installe dans une ferme à Duarte en Californie. Il étudie l'agronomie à l'université pendant un an, puis rejoint une troupe de théâtre itinérante et s'installe à New York en 1963. Ses premières pièces, nombreuses et courtes (ne comportant qu'un seul acte), reçoivent un accueil favorable de la part du public des productions expérimentales « off off Broadway ». Pendant la saison 1965-1966, il reçoit le prix Obie (décerné par le journal Village Voice) pour ses pièces Chicago (paru sous le même titre en France), Icarus's Mother (La Mère d'Icare) et Red Cross.
Sam Shepard vit en Angleterre entre 1971 et 1974. Il y écrit deux pièces remarquables, The Tooth of Crime (1972, La Dent du crime) et Geography of a Horse Dreamer (1974), qui sont créées à Londres. À la fin de 1974, il devient écrivain en résidence au Magic Theater de San Francisco, où la plupart de ses pièces suivantes seront créées.
Au milieu des années 1970, Sam Shepard affine sa technique littéraire et explore ses premiers thèmes. Ainsi, dans Killer's Head (1975), le monologue décousu, formule chère à l'auteur, mêle l'horreur à la banalité dans les dernières pensées d'un meurtrier condamné à la chaise électrique. Angel City (1976, Angel City) décrit le mécanisme destructeur de Hollywood. Enfin, Suicide in B-Flat (1976) explore le potentiel de la musique à exprimer la personnalité.
À partir de la fin des années 1970, Sam Shepard applique sa vision peu conventionnelle à une forme plus classique, la tragédie familiale. Les pièces Curse of the Starving Class (1976, Californie, paradis des morts de faim), Buried Child (1978, L'Enfant enfoui) – qui lui vaut le prix Pulitzer –, et True West (1980, L'Ouest, le vrai) traitent toutes de familles aux relations agitées et houleuses vivant dans une société fragmentée.
Sam Shepard reprend la vie d'acteur, au cinéma c […]
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