Dans les années 1960, la salsa (la « sauce ») mélange musiques afro-cubaines, rhythm and blues et pop music.
La salsa est au départ une appellation commerciale pour désigner les musiques de danse d'inspiration afro-cubaines jouées par les hispanophones de New York. Dans les années 1960, le boogaloo* fusionne les rythmes latins et certaines formes de rhythm and blues. Dès les années 1970, alors que la pop music devient un phénomène mondial, Tito Puente (qui a débuté avec Machito), Charlie Palmieri et Ray Barretto actualisent le « son » cubain par l'ajout de sections de cuivres, l'utilisation rythmique du piano, l'assimilation de musiques portoricaines (bombas* et plenas*) et une certaine énergie dans l'interprétation. Sur des textes souvent satiriques et selon un principe antiphonal*, le chanteur soliste dialogue avec les chœurs à l'unisson. La salsa conserve beaucoup de caractéristiques des musiques latines antérieures et y ajoute quelques ingrédients : une ligne de basse aux accents décalés qui oscille entre la fondamentale et la quinte, un piano et des vents jouant des voicings* parfois complexes.
Celia Cruz ou, dans un registre plus moderne, les groupes Los Van Van et David Calzado & La Charenga Habanera représentent la réponse cubaine au courant nord-américain.
De son côté le « Miami sound » impose le séquenceur* et la lutherie synthétique pour offrir une version plus pop et commerciale de cette musique de danse.
Eugène LLEDO
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