En 2009, l'économie des îles Salomon commence à tirer d'importants bénéfices de la loi sur les investissements étrangers adoptée en 2005, qui augmente la part des investissements affectés à la pêche, l'agriculture, l'exploitation minière, le tourisme et l'ingénierie. La croissance de ces secteurs compense le déclin significatif de celui de la foresterie. Le gouvernement octroie une nouvelle licence d'exploitation aurifère dans le centre de Guadalcanal, où de vastes gisements ont été identifiés. Il dépose également une requête auprès des Nations unies visant à faire reconnaître l'extension du plateau continental de l'archipel, où les fonds marins pourraient contenir de gigantesques réserves de soufre.
La Mission d'assistance régionale aux îles Salomon continue à garantir la sécurité du pays et autorise le gouvernement du Premier ministre Derek Sikua à poursuivre son programme de réformes. Le gouvernement publie un Livre blanc afin de susciter le débat sur la réforme électorale, la consolidation des partis politiques et la mise en place de mesures destinées à limiter les changements de camp politique en cours de mandat. Un projet de loi sur la foresterie propose de ramener le taux d'exploitation des forêts à un niveau plus durable.
Désireux de se confronter à certains épisodes de l'histoire récente, le gouvernement publie un rapport sur les émeutes antichinoises qui ont eu lieu en 2006. Le ministère de l'Unité nationale, de la Réconciliation et de la Paix lance par ailleurs, en avril, une Commission Vérité et Réconciliation afin d'apaiser une partie des divisions sociales nées du conflit ethnique entre les autochtones de l'île de Guadalcanal et des populations originaires de l'île de Malaita, qui a éclaté en 1998 à Honiara, la capitale, et a pris fin en 2003.
Cluny MACPHERSON
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