2. Les combinaisons locales : les climats comme ensembles de saisons
Dans chaque lieu, il existe une succession de saisons, qui constitue son climat. Ces combinaisons peuvent être classées selon deux critères : la nature de l'opposition principale entre les saisons (saisons essentiellement thermiques ou essentiellement pluviométriques), et la vigueur de cette opposition. Ces deux critères ont servi à construire le tableau, où figurent les climats distingués et cartographiés à l'article climatologie.
On voit qu'aux hautes et très basses latitudes les rythmes thermiques et pluviométriques sont assez peu affirmés. Les très basses latitudes offrent l'exemple de climats pratiquement sans saisons : les pluies sont abondantes toute l'année, malgré des inégalités, et les températures constamment élevées. La végétation est donc active toute l'année. L'agriculture n'obéit guère à des rythmes climatiques.
Le cas des climats polaires est un peu moins net. Il ne faudrait pas sous-estimer l'effet de l'éclairement constant de l'été contrastant avec la nuit hivernale, et l'on observe en été des journées chaudes jusque sur les banquises perpétuelles. Mais les rythmes pluviométriques sont peu nets, et surtout chaleur et humidité ne sont jamais suffisantes pour donner une activité végétale notable ou pour permettre une saison agricole.
À l'autre extrême, les climats des régions intérieures des continents, aux latitudes moyennes, sont fortement contrastés des deux points de vue : un hiver très froid et sec s'oppose à un été assez chaud et pluvieux. Toute une série de conifères est adaptée à ce climat, et la culture de céréales semées au printemps est possible.
Les contrastes thermiques dominent nettement dans les déserts froids, puisqu'il y fait sec toute l'année et que l'hiver y est glacé, l'été brûlant s'il n'est pas atténué par l'altitude. La végétation et l'agriculture y sont faibles, sauf dans les régions irriguées. Dans les déserts chauds, la signification des contrastes thermiques est m […]
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