Sainte-Lucie connaît une grande vague d'agitation sociale lorsque, en mai 2009, à l'appel de la fédération syndicale, des centaines de salariés du secteur public, y compris des enseignants et des gardiens de prison, se mettent en grève pour obtenir une augmentation de salaire de 7,5 p. 100. Le Premier ministre Stephenson King insiste sur le fait que le gouvernement ne peut se permettre de relever les salaires de plus de 3 ou 4 p. 100. Les fonctionnaires reprennent le travail au début du mois de juin après avoir obtenu une augmentation de 4,1 p. 100.
Comme plusieurs autres États caribéens gravement touchés par la crise économique mondiale, Sainte-Lucie doit, en juillet, solliciter l'aide du F.M.I. Castries demande 10,7 millions de dollars, dans le cadre de la composante à accès rapide du programme de Facilité de protection contre les chocs exogènes, lequel doit permettre de rééquilibrer la balance des paiements, d'accroître les réserves externes et d'attirer l'aide de la communauté internationale. Selon le F.M.I., Sainte-Lucie va connaître une baisse du taux de croissance de son P.I.B. de 2,5 p. 100 en 2009 et une augmentation conséquente du chômage.
En août, le Premier ministre annonce que des membres du Saint Lucia Labour Party (Parti travailliste), au pouvoir de 1997 à 2006, pourraient être traduits en justice pour des détournements de fonds qui auraient coûté des millions de dollars aux contribuables.
David RENWICK
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