En 2010, l'actualité de Saint-Vincent-et-les-Grenadines est dominée par le débat sur la citoyenneté économique, qui doit permettre aux investisseurs étrangers d'acquérir la nationalité du pays moyennant le paiement d'une certaine somme ; en 2001, le gouvernement avait cessé de suivre les autres pays caribéens sur cette voie. Le Premier ministre Ralph Gonsalves rappelle, en janvier, que la nationalité de Saint-Vincent-et-les-Grenadines n'est pas à vendre, mais le leader de l'opposition, Arnhim Eustace, réplique qu'un programme de citoyenneté économique « restreint et bien géré » pourrait inciter les demandeurs à investir davantage dans le pays.
En mai, le gouvernement signe avec les États-Unis un accord devant accroître la coopération en matière de lutte contre le trafic d'armes de destruction massive. Ce traité permettra aux forces de l'ordre des deux pays d'arraisonner tous les navires soupçonnés de transporter de telles cargaisons.
Le F.M.I. déclare en mai que l'économie de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, dont la croissance s'est contractée de 1 p. 100 en 2009 et de 0,6 p. 100 en 2008, devrait se redresser à moyen terme, grâce à la consommation des ménages et à la faible hausse du taux de chômage. Il constate également que le déficit budgétaire devrait augmenter à court terme, mais qu'il pourra être réduit progressivement avec les mesures gouvernementales prises, destinées à accroître les recettes de l'État et à réduire ses dépenses.
David RENWICK
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