En mars 2009, l’autorité financière de Saint-Vincent-et-les-Grenadines prend le contrôle de Millennium Bank, confiant la direction des affaires de cette banque au cabinet comptable K.P.M.G. La Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américaine, accuse cette institution bancaire d’avoir extorqué 68 millions de dollars à plus de trois cent soixante-quinze clients.
En avril, Saint-Vincent-et-les-Grenadines est accepté au sein de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba), lancée par le président vénézuélien Hugo Chávez afin de contrer la Zone de libre-échange des Amériques prônée par Washington. Le chef de l’opposition Arnhim Eustace juge cette adhésion « surprenante » et « décevante ». Saint-Vincent-et-les-Grenadines est membre de la Communauté des Caraïbes (Caricom) depuis 1974, et certains craignent que les objectifs de ces deux organisations soient contradictoires.
Le département d’État américain inscrit, en juin, Saint-Vincent-et-les-Grenadines sur sa liste de pays à surveiller, sanctionnant ainsi la faiblesse des efforts menés par le gouvernement pour lutter contre la traite des êtres humains ; le Premier ministre Ralph Gonsalves reçoit avec « horreur et consternation » cette décision.
David RENWICK
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