La crise économique mondiale n'épargne pas Saint-Marin. En 2009, les recettes fiscales diminuent à mesure que l'activité se réduit. Dans un pays lourdement dépendant des échanges internationaux, le recul des importations pèse en effet fortement sur les rentrées d'argent que l'État en tire directement.
Tandis que la banque et l'industrie demeurent des piliers de l'économie, le gouvernement est soucieux d'investir davantage dans le tourisme, secteur clé en difficulté. La fréquentation a sévèrement chuté au cours des dernières années, dépassant tout juste deux millions de visites par an, baisse attribuée en partie à l'image ternie de cette république aux yeux de certains journaux étrangers. Le tourisme ne recule cependant que de 1,1 p. 100 au premier semestre de 2009, après s'être effondré de 17 p. 100 au premier trimestre. Face à cette désaffection pour le tourisme national, le gouvernement décide de renforcer les fonds alloués aux infrastructures de transport, aux structures d'accueil, à la création de nouveaux événements culturels et à la revitalisation du centre historique qui, avec le mont Titan, a été inscrit par l'U.N.E.S.C.O. sur la liste du patrimoine mondial en 2008.
L'année est également marquée par la normalisation du statut de la république au sein de l'Organisation de coopération et de développement économiques (O.C.D.E.). Saint-Marin, longtemps considéré comme un paradis fiscal, est inscrit sur la liste grise des pays s'étant engagés à respecter les normes financières et bancaires internationales mais ne les appliquant pas encore. L'O.C.D.E. demande à ces États de signer douze accords bilatéraux de collaboration économique avec autant de partenaires étrangers. Saint-Marin atteint cet objectif à la fin de l'année, malgré le refus persistant de son principal partenaire commercial, l'Italie, de conclure un tel accord de coopération économique et fiscale.
Gregory O. SMITH
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