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SAINT-LAURENT

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3.  La voie maritime actuelle

De l'Atlantique à Montréal, on est au niveau de la mer ; il n'y a pas d'écluse à franchir ; en revanche, le chenal est dragué à une profondeur minimale de 10 mètres environ, et cela sur la majorité du parcours entre L'Île-aux-Coudres et Montréal. Le chenal navigable du fleuve est balisé de bouées et de phares, qui permettent la navigation de jour et de nuit pendant toute l'année et dans les deux sens. Il est vrai qu'en hiver, à cause des glaces et des tempêtes de neige, la navigation est quelquefois interrompue pendant plus d'une semaine. Les travaux d'entretien du chenal sont exécutés pour le compte du gouvernement canadien par des entreprises de dragage privées. La garde côtière canadienne assure l'entretien des phares et des bouées, et ses brise-glace patrouillent les eaux du fleuve, de novembre à mai.

La circulation des navires est dirigée à partir de quelques postes de contrôle : l'un à Québec, qui est responsable des mouvements de navires depuis les détroits de Belle-Isle et de Cabot jusqu'aux environs de Sorel ; l'autre, à Montréal, responsable de la circulation entre Sorel et l'écluse de Saint-Lambert, porte d'entrée du Saint-Laurent supérieur. Tous les navires qui remontent l'estuaire doivent se servir d'un pilote à partir des Escoumins, situé à 225 kilomètres en aval de Québec. Ces services maritimes relèvent de l'Administration canadienne des transports par eau, une entreprise fédérale du ministère des Transports. Enfin, pour assurer les liaisons d'une rive à l'autre, on compte sur plusieurs services de bateaux traversiers en exploitation entre les ports de l'estuaire. En amont de Québec, de nombreux ponts enjambent le fleuve, dont le pont Pierre-Laporte à Québec, le pont de Trois-Rivières et ceux de la région de Montréal, dont le pont-tunnel Hippolyte-Lafontaine.

La navigation est plus compliquée à partir de Montréal ; les navires entrent dans le système d'écluses et de canaux du Saint-Laurent, qui ont une profondeur moyenne de 8,2 […]

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