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SAINT-LAURENT

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2.  Le développement historique et économique

En 1535, le navigateur malouin Jacques Cartier découvrit le fleuve et en remonta le cours jusqu'à Montréal lors de son deuxième voyage au Canada. Au début du xviie siècle, Samuel de Champlain l'explora à partir de l'Outaouais et découvrit le lac Ontario et la baie Géorgienne. En peu de temps, on s'aventura sur les Grands Lacs, on fonda des forts aux endroits stratégiques, et peu à peu la traite des fourrures commença. Les voyageurs remontaient le fleuve en partant des ports de Québec et de Montréal jusqu'aux confins des Grands Lacs et même, au-delà, dans les Prairies, suivant les traces de La Vérendrye.

Au canot d'écorce succéda le « bateau » de bois, plus gros mais toujours manœuvré à la rame et à l'aviron ; puis apparurent les premiers navires à voile. La traite des pelleteries était organisée à grande échelle : c'était la cargaison la plus importante à la descente et aussi la principale denrée d'exportation. Les navires de commerce remontaient jusqu'à Montréal, mais surtout jusqu'à Québec où souvent ils devaient attendre les vents favorables pour atteindre les premiers quais et les bassins des ports. Les produits manufacturés arrivaient de France par mer.

Après 1760, avec la fondation de la Compagnie du Nord-Ouest, le trafic des fourrures se poursuivit. En fait, toute l'économie du Canada à ce moment-là était une question de rivalité entre les deux compagnies qui s'identifiaient chacune à un bassin hydrographique et à une voie d'eau : la Compagnie du Nord-Ouest et le Saint-Laurent, la Compagnie de la baie d'Hudson et la baie du même nom.

Pendant ce temps, 100 000 personnes, organisées en société à l'européenne, diversifiaient l'économie de colonie en celle de pays de plus en plus autonome, le long des rives du golfe, de l'estuaire, du fleuve et des Grands Lacs.

Avec le début des guerres et du blocus napoléonien, l'Angleterre se tourna vers le Canada comme vers la source d'une matière première qui devenait rare : le bois. De grands radeaux descend […]

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