2. Le Nouveau Testament
Dans le Nouveau Testament, on trouve, en plus des sens non théologiques du mot pneuma mentionnés pour l'Ancien Testament, le sens important d'« esprit impur », « mauvais esprit ». Dans le sens d'« esprit de Dieu », le pneuma possède les mêmes traits théologiques que dans l'Ancien Testament, mais s'y ajoutent progressivement des fonctions nouvelles et surtout un caractère plus personnel.
Dans les Évangiles synoptiques, l'Esprit de Dieu est la force divine qui rend compte de la mission transcendante du Christ. L'Esprit est responsable de la conception de Jésus en Marie (Matth., i, 18), il descend sur Jésus à son baptême (Matth., iii, 16 ; Luc, iii, 22), le guide au désert (Matth., iv, 1), lui donne le don de chasser les démons (Matth., xii, 28). Cet esprit sera donné aux disciples (Luc, xi, 13) dans le baptême opéré par le Christ (Matth., iii, 11) et il leur permettra de confesser leur foi en toute assurance à l'heure de l'épreuve (Matth., x, 19-20). On remarque déjà une tendance à parler non plus seulement de l'« esprit de Dieu », comme dans l'Ancien Testament, mais de « l'Esprit » au sens absolu (Matth., iv, 1 ; xxii, 43), ce qui est une première étape dans la voie de la personnalisation. La finale de l'Évangile de Matthieu pousse même cette tendance jusqu'à joindre le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans une même formule : « Allez donc à toutes les nations, faites-en des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matth., xxviii, 19).
Chez Jean, Jésus est celui sur qui l'Esprit est descendu du ciel lors de son baptême et en qui il réside en permanence (Jean, i, 32). Il est aussi celui qui, après sa mort et sa résurrection, donne l'Esprit à ses disciples (Jean, xix, 30 ; xx, 22). Associé à l'eau du baptême (iii, 5) ou à la chair du Christ dans l'eucharistie (vi, 63), l'Esprit est la condition de l'accession du croyant à la vie nouvelle. Le Saint-Esprit re […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



