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SACREMENTS

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2.  La théurgie païenne

Si on l'abstrait du contexte théologique dans lequel elle s'est développée pendant les derniers siècles du paganisme antique, la notion de théurgie rejoint celle de sacrement. C'est une structure élémentaire de la vie religieuse, et, comme telle, elle peut s'insérer dans des ensembles hétérogènes. Car, conformément à l'étymologie (théou-ourgia), elle se définit comme une action divine dont l'homme est l'instrument et le bénéficiaire. Elle implique la mise en œuvre d'un signe sensible (invocation, geste, manipulation d'objet) qui effectue ce qu'il symbolise. Au ive siècle de l'ère chrétienne, Jamblique précise, dans le livre II de son traité Des mystères d'Égypte, que ces signes « accomplissent par eux-mêmes leur œuvre propre », en demandant seulement au fidèle un minimum de disponibilité. L'opération divine n'est pas mesurée par la connaissance qu'en a le fidèle, ni même par sa ferveur. La théurgie est donc un symbolisme opératoire destiné à éveiller la présence et la puissance divines. Elle préfigure l'efficacité ex opere operato des sacrements chrétiens.

D'ailleurs, théurgie et sacrements répondent à un même problème. Si d'une part Dieu est transcendant et essentiellement mystérieux, et si d'autre part il se communique et divinise l'homme de quelque façon, cette communion ne peut se réaliser uniquement dans l'intelligence humaine, même éclairée par Dieu, car la plus profonde pensée ne saisit que des relations et n'atteint pas l'absolu comme tel. Le christianisme enseigne que la foi à la révélation divine ne suffit pas à la régénération si elle n'est vivifiée par la pratique sacramentelle et surtout par la charité. De son côté, l'école néo-platonicienne (iiie-vie s. apr. J.-C.) professait que la perfection consiste dans l'union mystique à la divinité ineffable, alors que la pensée ne s'élève pas au-delà de la théologie négative : elle sait seulement ce que Dieu n'est pas. C'est pourquoi cette école en était venue à combler par l'art théurgique le  […]

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… *L'un des sept sacrements, la pénitence célèbre la conversion et la réconciliation avec Dieu des fidèles qui, après le baptême, se reconnaissent pécheurs. Depuis ses origines, l'Église s'est sentie investie de cette mission, mais elle l'exerça selon des modalités diverses au cours des âges. On réserve d'abord la pénitence à ceux qui ont commis des… Lire la suite
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