2. Le sacerdoce dans les anciennes religions
• La religion assyro-babylonienne
Dans les temps les plus anciens du monde assyro-babylonien, le roi était le prêtre suprême qui assurait le lien entre les dieux et les hommes. Par la suite, la monarchie ayant à assumer d'autres charges, une séparation s'esquissa entre le pouvoir séculier et le pouvoir rituel, séparation qui conféra au grand prêtre du temple important de Marduk un rôle politique étendu.
Les prêtres étaient répartis en trente ordres hiérarchisés. Bien que leur charge fût assez souvent héréditaire, ils devaient être exempts de défauts physiques, versés dans la connaissance de la langue liturgique de Sumer, capables d'écrire et régulièrement initiés. Le groupe sacerdotal jouissant du plus haut prestige était celui des devins (Baru), qui lisaient l'avenir dans les astres, les rêves, les présages, les entrailles d'animaux immolés. Les exorcistes avaient pour fonction de faire disparaître les impuretés rituelles, de guérir les malades, de chasser les démons. Signalons, outre l'existence d'un autre groupe intéressant, celui des prêtres-chantres, le fait que certains prêtres d'Ishtar étaient castrés. Les prêtresses étaient réparties en vingt ordres différents. À Ur, la grande prêtresse de Sîn, le dieu lunaire, était une princesse et était regardée comme étant l'épouse de celui-ci. Les prêtresses étaient astreintes à la chasteté et vivaient cloîtrées. Toutefois, quelques temples abritaient un groupe de hiérodules qui se livraient à la prostitution sacrée.
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