2. Les rythmes animaux et l'adaptation de l'organisme au milieu
Les cycles majeurs des facteurs de l'environnement se déroulent à l'échelle du jour, de la marée, du mois, de l'année, avec une fréquence prévisible avec précision. Sous la pression de la sélection naturelle, cette prédictibilité a conduit à élaborer des programmes temporels innés qui mettent en phase de nombreuses fonctions vitales (métaboliques ou comportementales) de la cellule ou de l'organisme avec un moment propice du temps extérieur.
• Rythmes circadiens
L'existence de rythmes circadiens a été montrée chez pratiquement toutes les espèces, surtout eucaryotes, et à tous les niveaux d'organisation. Deux fonctions peuvent être attribuées au système circadien : faire correspondre un événement biologique à un moment précis du nycthémère, permettant ainsi à l'organisme d'être en adéquation avec les changements de l'environnement liés au cycle jour-nuit ; assurer l'organisation temporelle interne de l'organisme, pour que les différentes activités métaboliques et physiologiques (parfois incompatibles) se déroulent de manière coordonnée dans l'échelle des 24 heures.
La grande majorité des animaux ont un rythme d'activité locomotrice circadien, l'acrophase étant, selon les cas, située le jour (animaux diurnes) ou la nuit (animaux nocturnes). Au moment du réveil, le matin pour les mammifères diurnes, le soir pour les mammifères nocturnes, les hormones glucocorticoïdes présentent un pic de concentration plasmatique. S'installent ainsi une activation métabolique et une phase de résistance accrue au moment où l'organisme va reprendre son activité locomotrice et affronter les contraintes de son environnement quotidien. Ce phénomène adaptatif résulte d'une programmation antérieure – l'activation de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien – traduisant une anticipation sur le temps astronomique à venir, préparant l'organisme aux changements journaliers de l'environnement. Les ryth […]
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