2. Le prieur de Groenendaal
Il avait déjà été prieur pour les quelques compagnons qui, d'abord groupés autour de Ruusbroec, en la maison de son oncle, l'accompagnèrent pour une retraite mieux protégée, Groenendaal dans la forêt de Soignes, mise à leur disposition par le duc Jean III de Braband en 1343. La communauté qu'il entendait former ne devait aucunement être un cloître : sans règle ni supérieur, avec très peu d'observances, elle devait permettre la réalisation d'une vocation intérieure à cette vie commune telle qu'elle était décrite dans La Pierre brillante. Cependant, la communauté, d'abord informelle, évolua vers la vie canoniale augustinienne, embrassée le 10 mars 1350.
La production littéraire de Ruusbroec pendant cette période reflète l'activité d'un conseiller spirituel attentif, discret et retiré : ses ouvrages, surtout des opuscules, sont souvent de nature explicative.
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