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RULES RATHER THAN DISCRETION : THE INCONSISTENCY OF OPTIMAL PLANS, livre de F. E. Kydland et E. C. Prescott

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2.  L'inefficacité de la politique monétaire discrétionnaire

Kydland et Prescott étudient de manière plus approfondie la politique monétaire. Dans les années 1970, l'existence d'un arbitrage à court terme entre l'inflation et le chômage justifiait l'usage de la politique monétaire pour le réglage conjoncturel de l'économie. Kydland et Prescott montrent que, sous l'hypothèse d'anticipations rationnelles, cette politique est inefficace et coûteuse.

Pour comprendre les implications de cette hypothèse pour la politique monétaire, il faut rappeler que les salaires nominaux ne peuvent généralement pas réagir instantanément à des changements de l'environnement économique, car ils ne sont pas renégociés à chaque instant. Une augmentation de la quantité de monnaie s'accompagnant d'une augmentation des prix, elle entraîne aussi une baisse du salaire réel des travailleurs si les salaires nominaux ont déjà été fixés. Pour les entreprises, cela correspond à une diminution du coût réel du travail les amenant à augmenter leur demande de travail. On comprend dès lors l'intérêt pour les travailleurs d'anticiper l'évolution future de la quantité de monnaie lors de la fixation des salaires nominaux afin de se prémunir contre une baisse du pouvoir d'achat de leur salaire. C'est à ce niveau qu'intervient la différence entre une politique discrétionnaire et une règle. Dans le cas d'une politique discrétionnaire, les travailleurs anticipent que l'autorité monétaire aura intérêt, lorsque les salaires nominaux auront été fixés, à réaliser une expansion monétaire afin de stimuler l'activité économique. Cette anticipation est à l'origine d'une augmentation des salaires nominaux lorsque ceux-ci sont renégociés, assurant aux travailleurs un salaire réel inchangé, avec pour conséquence que l'expansion monétaire n'aura aucun effet sur le niveau d'emploi. Le point important est qu'en plus d'être inefficace (le chômage ne diminue pas) la politique monétaire discrétionnaire est coûteuse, puisqu'elle se traduit p […]

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NOUVELLE ÉCOLE CLASSIQUE (N.E.C.), économie

Écrit par :  François LANGOT

Dans le chapitre "Vers un renouvellement des propositions de politique économique"  : …  C'est l'idée centrale de Finn Kydland et Edward Prescott dans leur article de 1977,* « Rules rather than discretion : the inconsistency of optimal plans », paru dans le Journal of Political Economy. L'État a, par exemple, intérêt à annoncer une taxation du capital faible pour susciter une épargne importante et taxer ensuite fortement le… Lire la suite

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