Les îles Britanniques sont constituées de roches dont l'âge s'échelonne du Précambrien ancien (le plus ancien identifié à ce jour en Europe occidentale) jusqu'au Néogène récent et au Quaternaire. Cette succession comporte peu de lacunes : les sédiments de l'époque miocène, bien que largement développés dans les fonds sous-marins adjacents, manquent sur la terre ferme ; dans le Précambrien moyen d'autre part, on ne connaît pas de sédiments dont l'âge soit compris entre 1 500 et 2 000 Ma (millions d'années), bien que les témoignages abondent d'événements géologiques survenus durant l'intervalle de temps correspondant. Au moins dix périodes de mouvements orogéniques ont laissé leur empreinte, sous forme de déformations intimes, dans les roches d'une région ou d'une autre des îles Britanniques : sept au Précambrien, trois depuis le début du Cambrien. Ces dernières sont : les mouvements calédoniens, qui ont, il y a 400 à 500 Ma, affecté les terrains éopaléozoïques et plus anciens ; les mouvements varisques, qui ont déformé principalement, il y a environ 290 Ma, les couches du Primaire récent ; les mouvements alpins, vieux de quelque 25 Ma, et qui ont affecté les couches mésozoïques et paléogènes.
Les discordances majeures produites par ces déformations successives constituent l'argument fondamental de la subdivision structurale à l'échelle régionale ici adoptée. Si l'on regroupe toutes les roches plissées précambriennes en un complexe unique et si l'on supprime par la pensée tous les terrains de couverture peu ou pas plissés, les îles Britanniques apparaissent comme formées de trois unités structurales majeures étagées : le socle précambrien, affleurant en Angleterre médiane et dans le nord-ouest de l'Écosse ; le faisceau des plis calédoniens ou Calédonides, qui traverse en écharpe, du nord-est au sud-ouest, l'Écosse, l'Angleterre du Nord, le pays de Galles et l'Irlande ; la zone plissée varisque (Variscides) qui s'étend sur la partie méridionale de l'Angleterre, du pays de Galles et de l'Irlande.
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



