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ROYALISTES, France

Le royalisme n'a pu représenter une option politique que du jour où la monarchie fut abolie, en 1792. Décimés et proscrits sous la Convention, les royalistes purent reparaître après Thermidor et sous le Directoire. La fondation d'une nouvelle monarchie par Bonaparte réduisit leurs rangs à une poignée de fidèles de la dynastie des Bourbons. Ce furent ces fidèles qui, après les Cent-Jours, constituèrent le noyau du parti qui se disait royaliste « pur », et que leurs adversaires appelèrent ultra-royalistes, « plus royalistes que le roi » Louis XVIII, dont la politique « d'union et d'oubli » leur paraissait devoir conduire à la perte de la monarchie. Ceux qui appuyaient la politique du roi se réclamaient de la Charte de 1814 et se disaient « royalistes constitutionnels ». Cette étiquette devait perdre assez tôt tout sens distinctif, puisque les ultras, suivant l'exemple de Charles X, proclamèrent leur attachement à la Charte. Après 1830 apparut un clivage plus durable entre orléanistes partisans de la monarchie de Juillet et légitimistes — dits aussi, au début, carlistes et parfois même jacobites — fidèles à la branche aînée. Derrière cette divergence dans les allégeances existait un différend idéologique fondamental : les légitimistes, repoussant le principe du droit national, souhaitaient le retour à une monarchie paternelle et chrétienne, de droit divin ou historique ; tandis que les orléanistes, acceptant le principe de la souveraineté du peuple, symbolisé par le drapeau tricolore, étaient attachés au régime parlementaire. L'impossibilité de concilier ces deux idéaux devait compromettre les chances de restaurer la monarchie ; une première fois, après la chute de Louis-Philippe, lorsque Louis-Napoléon profita de ces dissensions pour restaurer à son profit la monarchie impériale ; une seconde fois, après 1870, lorsque, malgré la réconciliation apparente des deux prétendants, Bourbon et Orléans, la restauration échoua sur la question du drapeau tricolore.

Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

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ACTION FRANÇAISE

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Dans le chapitre "Histoire de l'Action française"  : …  de la patrie française s'enlise dans l'académisme et ils veulent créer un mouvement plus dynamique. *Charles Maurras, qui avait donné en 1898 au journal royaliste La Gazette de France un article retentissant dans lequel il se solidarisait avec le colonel Henry, au lendemain de son suicide, ne tarde pas à rejoindre le petit groupe qui s'est… Lire la suite
BERRYER PIERRE (1790-1868)

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… *Fils d'un avocat au parlement de Paris célèbre sous l'Empire, élève de Juilly, marié en 1811 à la fille d'un directeur de la marine et de la guerre, Berryer devint lui-même avocat. Royaliste dès l'époque impériale, il s'engagea dans les volontaires royaux en 1815, mais il assista son père et Dupin aîné dans la défense du maréchal Ney en 1815, et… Lire la suite
CAMELOTS DU ROI

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CHAMBORD HENRI DE BOURBON comte de (1820-1883)

Écrit par :  Universalis

…  débuts du second Empire. Cependant, excédé par l'irrévérence de Napoléon III envers le Saint-Siège,* il réanime la branche légitimiste des royalistes en faisant valoir ses droits à la couronne de France sous le nom d'Henri V, face aux différentes factions du parti bonapartiste d'une part, aux prétentions au titre des orléanistes d'autre… Lire la suite
CONTRE-RÉVOLUTION

Écrit par :  Jean TULARD

Dans le chapitre "La bataille parlementaire"  : …  les débats politiques de l'Assemblée et paraissent désarmés devant la pression du peuple de Paris. * Seule la presse royaliste montre quelque vigueur. Rivarol est le principal rédacteur du Journal politique national où il accable ses adversaires sous les traits que lui inspire un esprit féroce (de Mirabeau, il écrit : « Il est capable de… Lire la suite
DEUXIÈME RÉPUBLIQUE

Écrit par :  André Jean TUDESQ

Dans le chapitre "Le gouvernement des républicains modérés"  : …  des conseils généraux (fin août) donnent aux conservateurs une majorité d'autant plus ample que *légitimistes et orléanistes se sont unis contre les républicains, pour la défense de l'ordre social ; ainsi commence à s'organiser le «  parti de l'Ordre », ou parti de la rue de Poitiers (du nom de son adresse à Paris), au moment où s'élabore la… Lire la suite
DIRECTOIRE

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Dans le chapitre "Un royalisme équivoque"  : …  subsiste chez beaucoup d'ecclésiastiques. Mais chez les fidèles ? L'existence d'un courant *royaliste en France n'est pas niable (il n'avait jamais cessé depuis 1792) : la reprise de la chouannerie dans l'Ouest en 1795-1796, l'insurrection parisienne du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), les élections aux Conseils du nouveau régime sont… Lire la suite
ÉMIGRATION (1789-1814)

Écrit par :  Ghislain de DIESBACH

… *Mesure de sûreté pour quelques personnages voués à la vindicte populaire après les troubles de juillet 1789 qu'ils ont vainement tenté de réprimer, l'émigration apparaît vite comme une révolte contre la Révolution. Le comte d'Artois, frère cadet du roi, le prince de Condé et sa famille, ainsi que nombre de grands seigneurs hostiles au nouvel ordre… Lire la suite
EXTRÊME DROITE

Écrit par :  Jean-Yves CAMUS

Dans le chapitre "Genèse idéologique de l'extrême droite"  : …  aujourd'hui « extrême droite ». Les héritiers actuels en sont les légitimistes, ce petit milieu* royaliste qui se réclame de la branche espagnole des Bourbons, ainsi que le catholicisme intégral, par exemple celui des disciples de feu monseigneur Marcel Lefebvre. Les doctrinaires de la Contre-Révolution – Joseph de Maistre ; Louis de Bonald,… Lire la suite
LÉGITIMISTES

Écrit par :  André Jean TUDESQ

… *On appelle légitimistes les partisans de la branche aînée des Bourbons à partir de la révolution de juillet 1830. L'abdication de Charles X en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux surprend les plus fidèles royalistes et réduit toute velléité de résistance. Si les ultra-royalistes restent le plus souvent fidèles à la branche aînée, ce n'est… Lire la suite
LÉGITIMITÉ

Écrit par :  Paul BASTID

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LOUIS XVIII (1755-1824) roi de France (1814-1815 et 1815-1824)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Né à Versailles, troisième fils du dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis Stanislas Xavier reçut le titre de comte de Provence. Intelligent et ambitieux, il se composa le personnage du prince éclairé et lettré, tout en frondant sournoisement le gouvernement de son frère Louis XVI, notamment à l'Assemblée des notables en 1787. En juin 1791… Lire la suite
MALET CLAUDE FRANÇOIS DE (1754-1812)

Écrit par :  Jean TULARD

… *D'origine noble, mousquetaire sous l'Ancien Régime, licencié par suite de compressions budgétaires, général de la Révolution, hostile à l'avènement du consulat à vie, nommé sous l'Empire gouverneur de Rome mais destitué pour propagande républicaine, Malet n'occuperait qu'une place restreinte dans l'histoire napoléonienne, celle d'un opposant, comme… Lire la suite
MARTIGNAC JEAN-BAPTISTE SILVÈRE GAYE vicomte de (1778-1832)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Issu d'une vieille famille de la bourgeoisie bordelaise, Martignac entre au barreau en 1798, devient secrétaire de Sieyès et s'adonne à la littérature, publiant des petits vers et des vaudevilles. En mars 1814, il soutient vivement le mouvement royaliste bordelais. Avocat général à la cour de Bordeaux en 1815, procureur général à Limoges en 1819,… Lire la suite
MAURRAS CHARLES (1868-1952)

Écrit par :  Pierre-Robert LECLERCQ

… *Arrivant à Paris, après de brillantes études au collège religieux d'Aix, le jeune Charles Maurras, d'une famille de petite bourgeoisie provençale, débute obscurément dans le journalisme. Quatre ans plus tard, dans la royaliste Gazette de France, il fera vraiment ses premières armes ; mais de dix-huit à vingt-deux ans, ce qui le préoccupe… Lire la suite
PUJO MAURICE (1872-1955)

Écrit par :  Pierre-Robert LECLERCQ

… *À vingt ans, Maurice Pujo fonde une revue d'art, L'Art et la Vie. L'affaire Dreyfus le jette dans la vie politique et, en 1898, il crée avec Henri Vaugeois un Comité d'action française, qui n'est d'abord qu'un banal comité à fins électorales. L'année suivante, rencontrant Maurras, ils lancent à eux trois l'Action française. Dès lors, sous… Lire la suite
RESTAURATION

Écrit par :  Philippe SUSSEL

Dans le chapitre "Les débuts du régime et l'expérience libérale (1815-1820)"  : …  des ambassadeurs des quatre grandes puissances s'ajoutant à une occupation partielle du territoire. *Surtout, elle avait exaspéré la haine des royalistes pour les hommes de l'Empire et de la Révolution. La Terreur blanche fit rage de juillet à octobre 1815, en particulier à Marseille, à Avignon, à Toulouse, à Nîmes. Des protestants furent victimes… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE

Écrit par :  Jean-Clément MARTINMarc THIVOLET

Dans le chapitre "La guerre et la « seconde révolution » (été de 1791-septembre 1792)"  : …  Au cours de l'été de 1791, la politisation du pays s'est accélérée après la fuite du roi. *Les journaux royalistes prêchent la résistance ouverte tandis que quatre mille lecteurs se proposent en otage à la place du roi et que l'émigration s'accroît (4 000 officiers partent au cours du second semestre de 1791). Tout le pays s'enfonce dans… Lire la suite
SAINT-NICAISE ATTENTAT DE LA RUE (1800)

Écrit par :  Marcel LE CLÈRE

… *Le 24 décembre 1800, à vingt heures, une explosion, cinq secondes après le passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, et qui se rend à l'Opéra, ravage les immeubles de la rue Saint-Nicaise qui longe l'actuel musée du Louvre, des guichets de Rohan à ceux du Carrousel. Des barils remplis de poudre et de ferraille ont été… Lire la suite
TERREUR BLANCHE

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *L'expression de Terreur blanche, dont l'origine reste incertaine, caractérise deux épisodes dans l'histoire de France : en 1795, dans quelques régions du Midi, des bandes de partisans royalistes pourchassèrent et massacrèrent des jacobins qui s'étaient faits les instruments de la Terreur « rouge » des années précédentes ; à la fin de 1815, on… Lire la suite
TROISIÈME RÉPUBLIQUE

Écrit par :  Louis GIRARD

Dans le chapitre "L'installation"  : …  était convaincu de l'avenir d'une république qui cesserait d'être synonyme de révolution. Les *royalistes étaient divisés entre légitimistes et orléanistes. Le comte de Chambord, petit-fils de Charles X, qui vivait en Autriche dans un exil décoratif, était un tenant du catholicisme contre-révolutionnaire : il abhorrait les principes de 1789 et… Lire la suite
VILLÈLE JEAN-BAPTISTE GUILLAUME JOSEPH comte de (1773-1854)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Issu d'une famille de la petite noblesse du Toulousain, Villèle sert comme officier dans la marine royale et se trouve en 1794 à l'île Bourbon, où il acquiert une plantation et où il se marie. Il rentre en France en 1807 pour administrer le domaine familial de Morvilles en Lauraguais et devient conseiller du département de Haute-Garonne, en dépit… Lire la suite

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