3. Les Rongeurs
La classification des Rongeurs a connu bien des aléas en raison du grand nombre de formes que cet ordre comporte, et aussi du caractère incomplet des connaissances paléontologiques. Après avoir attaché une importance toute particulière à la disposition des muscles masticateurs, la systématique ne retient plus aujourd'hui que la structure dentaire. Cette dernière approche est sans doute la plus fructueuse pour des spécialistes ; elle a l'inconvénient d'être pratiquement impossible à exposer brièvement. On utilisera ici une classification plus ancienne, d'ailleurs adoptée par G. G. Simpson (1945), qui distingue trois sous-ordres dans l'ensemble des Rodentia : les Sciuromorphes, les Myomorphes et les Hystricomorphes.
• Les Sciuromorphes
Le sous-ordre des Sciuromorphes comporte, à côté des écureuils, arboricoles et terrestres, les marmottes, les castors et des Rongeurs très primitifs, les aplodontes, vulgairement appelés castors de montagne et localisés dans les régions montagneuses de l'ouest de l'Amérique du Nord. Toutes ces formes recèlent bien des traits primitifs déjà présents chez leurs ancêtres de l'Éocène. Il est possible que ces groupes dérivent des Ischyromyoidea, un groupe de rongeurs nord-américains de l'Éocène. Cependant, certains auteurs considèrent que Sciuridés et Aplodontidés pourraient être issus d'un autre groupe de rongeurs nord-américains, les Sciuravides, qui apparaissent à l'Éocène inférieur.
Les écureuils vrais sont adaptés à la vie arboricole ; les arbres leur offrent le gîte, constitué d'un nid édifié à la fourche des branches, et la nourriture, composée essentiellement d'écorces, de glands, de faines, etc.
De nombreuses espèces peuplent les régions septentrionales du globe. Un certain nombre de formes africaines et asiatique […]
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