Rosemarie Albach-Retty était née dans la mouvance du cinéma, puisque sa mère, Magda Schneider, avait tourné dans une trentaine de films depuis l'entre-deux guerres, notamment dans Libelei de Max Ophuls en 1933. Bavaroise, réfugiée en Autriche pendant la guerre, Magda Schneider apportait d'avance à sa fille le goût du professionnalisme et une facilité d'entrée dans les studios. C'est d'ailleurs aux côtés de sa mère que Romy tint son premier rôle à l'âge de quinze ans, pour se trouver promue dès son deuxième film au rang de vedette. Elle passe alors sous la direction d'un habile fabricant, Ernest Marischka, représentant typique du cinéma sentimental de l'époque en Allemagne, et interprète la princesse Elizabeth d'Autriche, figure restée populaire dans la mythologie petite-bourgeoise du monde germanique, dans une série de films pétris de bonnes intentions et d'une grande médiocrité artistique : Les Jeunes Années d'une reine (1954), Sissi (1955), Kitty (1956), Sissi impératrice (1956), Sissi face à son destin (1957). Ce feuilleton ne dut son succès aussi durable qu'à la gentillesse, la fraîcheur et, pour tout dire, la présence de […]
