Romancier vénézuélien, Rómulo Gallegos se consacra d'abord à des tâches pédagogiques en même temps qu'à la littérature. En 1925, son roman La Trepadora(La Plante grimpante) le fait connaître parmi les intellectuels ; dans ce livre, il se montre partisan du croisement des races. Ensuite, il fait de la politique, vit en exil pendant quelques années à New York et en Espagne. De retour au Venezuela, il devient ministre de l'Instruction publique, puis, en 1947, président de la République, mais il est renversé, l'année suivante, par une junte militaire.
Son œuvre, imprégnée d'une idéologie libérale et positiviste, affirme un credo politique progressiste. Dès 1912, dans un court récit, Los Aventureros, il s'en prenait à ce fléau du continent latino-américain : le caudillismo, le règne des tyranneaux. En 1920, il reprend le même thème dans El Forastero (L'Étranger, 1942). El Último Solar (dont le titre devint en 1930 : Reinaldo Solar) est centré sur le problème de la patrie et de son devenir. L'univers romanesque de Gallegos offre une représentation âpre et pittoresque des hommes et des paysages de son pays, depuis le […]
