4. L'évolution vers l'Empire
• Pompée et César
Une série de révoltes extérieures entraînent de nouvelles expéditions militaires, et les généraux vont se disputer la gloire du succès pour acquérir le prestige nécessaire à l'instauration de leur pouvoir et de leur domination. Un partisan de Marius, Sertorius, organise un pseudo-gouvernement et s'appuie sur le mécontentement des populations guerrières d'Espagne. Une révolte servile, dirigée par le gladiateur Spartacus, fait trembler l'Italie. Mithridate reprend les armes et une piraterie endémique entrave les relations maritimes et trouble le commerce international. Un chef militaire, jouissant de la faveur de ses troupes, ambitieux mais mesuré dans ses actes, va passer au premier plan de la vie politique, Pompée, qui sembla bénéficier de l'appui des dieux, mais eut pourtant la malchance de trouver en face de lui un chef militaire génial et sans scrupules, César. Pompée pacifie l'Espagne, remporte de nombreux succès sur divers champs d'opérations et s'allie à Crassus qui a brisé la révolte servile de Spartacus. Tous deux briguent ensemble le consulat. Grâce à l'appui des chevaliers, ils l'obtiennent en l'an 70. Classe équestre et populares sont alors favorisés tandis que les concussions de Verrès, propréteur de Sicile, durement attaqué par Cicéron, contribuent au discrédit de la noblesse.
Il faut cependant réduire les pirates et abattre définitivement Mithridate qui domine encore plusieurs provinces d'Asie. Quelques mois suffisent à Pompée, muni des pleins pouvoirs et commandant des troupes terrestres et navales aguerries et nombreuses, pour juguler la piraterie et réduire les pirates à sa merci. Il dirige une expédition en Orient et multiplie les victoires jusqu'à la mort de Mithridate. C'est alors qu'il assiège Jérusalem défendue par Hyrcan et fait tomber la ville sainte des Juifs. De ces succès prestigieux résultent une multiplication des provinces, un butin énorme et, pour Pompée, une glo […]
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