Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Régis BOYER
… *Le rattachement, en 1809, de la Finlande, jusqu'alors province suédoise, à la Russie, fait soudain prendre conscience de sa personnalité à ce petit peuple. Lorsqu'en 1827 l'Université nationale est transférée de Turku (Åbo) à Helsinki (Helsingfors), un romantisme nationaliste prend corps, auquel les recherches d'Elias Lönnroth, qui, dès 1832,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOLY
Dans le chapitre "La signification de l'œuvre" : … *Les éléments héroïques du théâtre d'Alfieri, le goût de la lutte et de la mort qui caractérise ses personnages, l'exaltation de la liberté individuelle contre les forces meurtrières de la tyrannie ont assuré aux tragédies d'Alfieri un large retentissement à l'époque romantique. Dans sa patrie même, Alfieri est alors apparu comme le pionnier de l'… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Le romantisme suédois présente, d'emblée, une physionomie originale. Il évite les excès du mysticisme allemand, ne donne qu'avec prudence dans le nationalisme scandinave et reste fidèle à la tendance suédoise profonde au réalisme. En même temps, son style demeure soumis aux exigences de clarté et de mesure inculquées par un siècle d'imprégnation… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Dans le Copenhague des premières décennies du xixe siècle, le *romantisme nationaliste bat son plein. Passé la longue vogue de l'imitation française, le Danemark, fouaillé par la défaite de 1801 que lui infligea l'Angleterre, éperonné par les théories du Norvégien Steffens, tout récemment rentré d'Allemagne, s'… Lire la suiteÉcrit par : Florence FILIPPI
… L'histoire littéraire* tend à confondre l'art pour l'art et le cénacle poétique constitué autour de la revue Le Parnasse contemporain (1866) et consacré près de trente ans plus tard, en 1893, par la parution des Trophées de José Maria Heredia. Pourtant, l'idée que l'œuvre d'art n'a d'autre fin qu'elle-même est une préoccupation… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "Le temps du romantisme" : … *Cependant la réflexion sur le sentiment poétique en tant qu'objet de recherche reste très vivante. Cela est vrai en Angleterre autour des grands platoniciens : Coleridge, Keats, Shelley, et en Allemagne auprès de Novalis et Hegel. Parmi les œuvres qui en France peuvent tenir lieu d'arts poétiques, nous citerons d'abord les écrits de La Harpe (… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Françoise VIEUILLE
… eût sans doute fini par imposer à cette œuvre, marquée par une paradoxale sûreté d'écriture. *Poème en prose inséparable de Sylvie, de Pandora et des sonnets des Chimères, Aurélia affirme le génie du seul romantique français engagé, comme Novalis et Hölderlin, dans la quête de l'unité perdue. Dans ce qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Alain BRUNN, François-René MARTIN, Universalis
Dans le chapitre "L'auteur, entre engagement et retrait" : … une personnalisation décisive de la fonction d'auteur, réalisée en France par Jean-Jacques Rousseau.* Un George Gordon Byron ou un Victor Hugo sauront à leur tour l'exploiter. Aux intellectuels succèdent les « mages » romantiques, qui se veulent aussi guides politiques du public, c'est-à-dire du peuple. Mais leur échec (pour Lamartine ou Hugo) leur… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Antoine COMPAGNON
… *Venu à Paris dans son enfance, Théodore de Banville se passionne très jeune pour le spectacle et pour la poésie. Avant vingt ans, il publie son premier recueil de vers ; il y manifeste déjà un talent sûr qui relève d'une conception de la poésie dont il ne se départira jamais. S'opposant vigoureusement à la nouvelle poésie réaliste, il professe un… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… dans la seconde moitié du xixe siècle, la modalité épurée et intimiste du *romantisme poétique. L'intensité, la délicatesse et la profondeur de ses poésies sont à l'origine d'un renouvellement du lyrisme en Espagne. À travers la somptueuse orchestration et la luxuriance superbe du modernisme selon Rubén Darío, les tonalités… Lire la suiteÉcrit par : Françoise COBLENCE
Dans le chapitre "Entre l'écriture et la voix" : … à partir de 1973, avec Le Sacre de l'écrivain, la publication de sa magistrale étude du* romantisme français, qui se poursuit avec Le Temps des prophètes (1977), Les Mages romantiques (1988), L'École du désenchantement (1992), Selon Mallarmé (1995). Avant d'écrire, chaque peuple a chanté : à la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRUNEL
Dans le chapitre "Le poète souffreteux" : … Au fond de leur sale capuceÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "Un genre en division" : … il est prépondérant aux xviie et xviiie siècles. La vision *romantique de l'homme bouleverse ces schémas : au lieu de figures « typisées » et stylisées, on y désire des images « vraies », comprises par intuition et sympathie. De Samuel Johnson (Vies des poètes anglais, 1779-1781), à Sainte-Beuve ou… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Dans le chapitre "La vie d'artiste" : … : celle des poètes morts de faim, écrivains malheureux (Gilbert, Malfilâtre), « poètes misères ».* L'esprit romantique conjuguera ce thème avec une idéologie de la souffrance, condition du génie vouant le poète au malheur et à l'incompréhension (A. de Vigny, Stello, 1832). Dans ce climat de dévotion littéraire, Chatterton fera des émules… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Chef de file de ceux que l'on désigne communément du nom de « petits romantiques français », boudé par le succès de son vivant, Pétrus Borel s'impose aujourd'hui comme l'un des écrivains les plus originaux du romantisme. Il est le douzième des quatorze enfants d'une famille d'émigrés pauvres, réfugiée en Suisse après que le père eut combattu à Lyon… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Bousingo, ou bouzingo, ou encore bousingot, appartient au vocabulaire romantique. Le mot est emprunté à l'argot de la marine anglaise (bousin = 1o cabaret, mauvais lieu ; 2o tintamarre ; 3o chapeau de marin). Ayant été employé dans le refrain d'une chanson : « nous avons fait du bouzingo », lors d'un tapage nocturne… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Dans le chapitre "Un esprit universel" : … nationale. L'esprit qui anime cette œuvre est plus contestable : il s'agit de ruiner l'édifice du *romantisme bourgeois et d'exiger le retour aux idées du xviiie siècle. Le génie humain progresse par la libre pensée, elle-même exprimée par la littérature réaliste. Dans ce développement, introduit magistralement par la… Lire la suiteÉcrit par : Mario CARELLI, Ronny A. LAWTON, Pierre RIVAS
Dans le chapitre " Une identité en mouvement" : … ou universelle, voire formelle, dont le plus grand représentant est Machado de Assis (1837-1908). *Le romantisme, contemporain de l'indépendance politique, travaille les mythes constitutifs de l'identité nationale. D'où le thème indianiste qui serait comme le fondement de la brésilianité, en même temps que le roman régional, qui explore l'espace… Lire la suiteÉcrit par : Gérard-Georges LEMAIRE
Dans le chapitre "Naissance de la modernité" : … xixe siècle vont permettre la colonisation des cafés par les hommes de plume. *Le Café Tortoni, remodelé en 1803 avec sa belle terrasse, est le rendez-vous le plus élégant de l'âge romantique. Honoré de Balzac, Théophile Gautier, Anthony Trollope, Alfred de Musset, Jules Janin, Édouard Manet à ses débuts viennent y… Lire la suiteÉcrit par : Andrée DESAUTELS, Roger DUHAMEL, Marta DVORAK, Juliette GARRIGUES, Constance NAUBERT-RISER, Philip STRATFORD, Universalis
Dans le chapitre " Littérature de langue française" : … Au moment où, en France, le *romantisme subit un net déclin, il connaît, sur l'autre rive de l'Atlantique, une étrange survie, avec un retard d'au moins une génération. Le chef du mouvement est Octave Crémazie (1827-1879), qui traduit la voix de son peuple à l'aube de sa renaissance, se faisant l'interprète de ses regrets, de ses espoirs, de sa… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DURIX, Claude FELL, Jean-Louis JOUBERT, Oruno D. LARA
Dans le chapitre "Un nationalisme littéraire" : … à la langue populaire). La poésie, d'abord classique et élégiaque, s'accorde aux nouveautés du *romantisme triomphant (Coriolan Ardouin et Ignace Nau cultivent leur mélancolie de jeunes gens promis à une mort précoce). Des revues littéraires, comme L'Abeille haytienne de Milscent, fondée en 1817, tentent de durer et de constituer un… Lire la suiteÉcrit par : Mathilde BENSOUSSAN, Christian CAMPS, John COROMINAS, Marcel DURLIAT, Robert FERRAS, Jean MOLAS, Jean-Paul VOLLE
Dans le chapitre "Le XIXe siècle" : … de Bonaventura Carles Aribau a été le premier jalon de la renaixença et, en même temps, du *romantisme. Entre 1833 et 1859, le romantisme a présenté en Catalogne, comme partout en Europe, deux versants, l'un conservateur et historique, l'autre libéral et révolutionnaire. Tomàs Aguiló, auteur de délicieuses ballades d'inspiration populaire… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
*Le terme Cénacle, indissociable de l'histoire du romantisme, a été employé par Sainte-Beuve pour désigner le groupe de poètes et d'artistes qui, autour de Victor Hugo, contribuèrent à l'éclosion de la nouvelle école. Bien que l'entrée en scène de Sainte-Beuve ne date que de 1827 et que le rôle de Victor… Lire la suiteÉcrit par : Gérard RIPPE
… *Famille patricienne de Rome. Fort ancienne (des Cenci participent à la première Croisade), elle fournit, notamment aux xviie et xviiie siècles, d'excellents cardinaux à la curie romaine. Mais le souvenir de leur nom demeure lié avant tout à la tragédie familiale advenue le 9 septembre 1598 : à l'instigation… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET, Guy ERISMANN, Jean-Claude KLEIN
Dans le chapitre "La chanson et les autres arts" : … ; on définissait le gouvernement d'alors comme une monarchie absolue tempérée par des chansons. » *L'époque romantique va bouleverser cette vision des choses, en vertu non pas de principes politiques, mais d'une recherche de plus grand « naturel » dans l'art. Johann Gottfried Herder (1744-1803), puis Friedrich Schlegel (1772-1829) et les frères… Lire la suiteÉcrit par : Patrick BERTHIER
Dans le chapitre "Le littérateur chrétien (1800-1814)" : … lutter ainsi contre la mode du suicide engendrée par le Werther de Goethe. Peine perdue : *le siècle adopta comme vraie la tendance de René à « rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs », et prit comme emblème de son mal le passage du Génie sur le « vague des passions » (II, III, ix). Trente-cinq ans… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "« Ego Hugo »" : … du cas particulier, c'est la tyrannie en général qui est visée, mais aussi et surtout parce que *l'exil – à certains égards plus voulu que contraint – doit être compris comme un événement avant tout d'ordre littéraire. Peu importe au fond l'exagération : en se bannissant lui-même, Hugo devenait LE poète selon ses vœux : prophète, visionnaire,… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Anne BAYARD-SAKAI
Dans le chapitre "Un roman sulfureux" : … ce texte choquait les lecteurs des années 1950 : l'ordre moral s'y trouve ouvertement défié. *Le roman met en effet en scène un couple d'un certain âge qui se livre à une surenchère sexuelle impitoyable. L'homme qui sent faiblir son désir veut pourtant satisfaire sa femme, dont il demeure éperdument amoureux mais dont il ne peut combler l'… Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO, Antoine COMPAGNON
Dans le chapitre "Les modèles profonds ou interprétatifs" : … Comme la philologie, la critique créatrice est apparue avec le *romantisme. L'apologie de l'intuition et de l'empathie, déjà présente chez Herder, était alors dirigée contre le rationalisme classique, non pas contre la critique historique. Il s'agissait de contempler chaque œuvre dans son unicité. Goethe réclamait une « critique des beautés »,… Lire la suiteÉcrit par : Marc AUCHET, Frederik Julius BILLESKOV-JANSEN, Jean Maurice BIZIÈRE, Régis BOYER, Georges CHABOT, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN
Dans le chapitre "Le romantisme danois" : … *Au seuil du xixe siècle, le mouvement romantique atteint les pays scandinaves : comprenons que l'influence allemande se substitue à la française. Il faut distinguer ici deux vagues. La première est d'inspiration allemande. La Romantik de Tieck, de Hoffmann, de Novalis, libéra d'abord l'imagination, et permit ensuite l'… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Née à Douai, fille d'un peintre en armoiries ruiné par la Révolution, Marceline Desbordes connaît une enfance difficile. Pour tenter de redresser la précaire situation financière de la famille, elle accompagne sa mère aux Antilles, dans un éprouvant voyage dont elle reviendra seule et à demi-morte. À l'âge de seize ans, elle embrasse la carrière de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Écrit par : Michel BERVEILLER
Dans le chapitre "Le romantisme" : … *Lord Byron en usera plus librement encore dans son Don Juan, satire épique (Don Juan, an Epic Satire, 1819-1824), dont le héros est plus proche du Candide de Voltaire ou du Chérubin de Beaumarchais que de n'importe lequel de ses homonymes. Ce très long poème rejette presque tous les éléments les plus traditionnels de la fable. Son… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Après un séjour à Paris où il fréquenta Lamennais, l'écrivain argentin Echeverría introduisit le romantisme en Amérique latine. En 1832, peu de temps après les grandes batailles romantiques, il publia Elvira o la Novia del Plata, en 1834 ses Consuelos et en 1837 ses Rimas, qui contiennent son poème le plus connu, La… Lire la suiteÉcrit par : Maurice GONNAUD
Dans le chapitre "Le père du romantisme américain" : … à la toute-puissance de l'homme et rappel de sa dignité, avec les obligations qui en découlent,* ce premier groupe d'écrits constitue une sorte de charte du romantisme américain. La sensibilité s'allie à la ferveur, la volonté d'indépendance à la rectitude morale pour faire surgir l'image d'un homme nouveau, en qui s'accomplira la destinée de… Lire la suiteÉcrit par : Jean CASSOU, Corinne CRISTINI, Jean-Pierre RESSOT
Dans le chapitre "Le romantisme" : … *Le romantisme est également une période où les influences et les échanges semblent mêler l'Espagne aux courants européens. Ainsi y a-t-il du byronisme dans le lyrisme passionné d'Espronceda (1808-1842). Ainsi y a-t-il du ton des ballades des romantiques européens dans les poèmes légendaires de José Zorrilla (1817-1893). Mais ils sont aussi de… Lire la suiteÉcrit par : Robert MARRAST
… *La vie, l'œuvre et l'action d'Espronceda se situent dans une époque où l'Espagne est agitée de forts soubresauts : après la guerre de l'Indépendance et la restauration de 1814, vint l'expérience constitutionnelle de 1820-1823. Espronceda est d'abord l'élève d'Alberto Lista (1775-1848), pédagogue et poète qui inculque les principes du néo-… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Le poète romantique et écrivain socialiste Alphonse Esquiros n'est pas, comme il le prétend, un enfant du peuple ; il est issu d'une famille de chirurgiens et de négociants. Il reçoit au petit séminaire de Saint-Nicolas une éducation religieuse qui le marquera fortement. Admirateur passionné de Victor Hugo, il fréquentera de façon intermittente le… Lire la suiteÉcrit par : Marc CHÉNETIER, Rachel ERTEL, Michel FABRE, Jean-Pierre MARTIN, Pierre-Yves PÉTILLON, Bernard POLI, Jacques ROUBAUD
Dans le chapitre "L'influence du romantisme" : … *Les transcendantalistes (ainsi appelés par dérision, mais qui s'en firent bientôt gloire) importent aux États-Unis les éléments d'une pensée européenne souvent altérée par ses intermédiaires : les systèmes de Kant et de Schelling ne sont souvent connus qu'au travers des gloses ou commentaires de Victor Cousin, et surtout Coleridge, dont la … Lire la suiteÉcrit par : Mario PRAZ
Dans le chapitre "Un thème romantique" : … *On trouve le rêve exotique chez Heinse (Ardinghello,1787), Wackenroder (Herzensergiessungen eines kunstliebenden Klosterbruders, 1797), Coleridge (Kubla Khan, 1798), et chez Thomas Wainewright, qui doit sa renommée surtout au portrait que donna de lui Oscar Wilde dans Intentions (« Pen, Pencil and Poison »).… Lire la suiteÉcrit par : Salvatore Silvano NIGRO
Dans le chapitre "De « Fermo et Lucia » aux « Fiancés »" : … qui comporte d'amples digressions proches de l'essai, et à caractère le plus souvent polémique. *Manzoni veut avoir la gloire de donner à l'Italie romantique un roman – genre proscrit dans la tradition classique – qui soit à la hauteur des attentes européennes. Mais il lui faut aussi se justifier : devant ses adversaires, tenants de la… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Maurice CARREZ, Lucien MUSSET, Yvette VEYRET-MEKDJIAN
Dans le chapitre "La nuit épique" : … rappelle toutefois que seule la voie épique fait pénétrer au royaume des lettres finlandaises. Le *romantisme nationaliste se fait jour pour la première fois en 1700 : Daniel Juslenius fait remonter le finnois à la tour de Babel, dans Aboa vetus et novus, entreprise qui démarque l'Atlantica sive Manhem de Olof Rudbeck, en Suède (… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Marc de BIASI
Dans le chapitre "La jeunesse romantique (1821-1843)" : … le monstre, la victoire du mal) sont dominants. À partir de 1838, l'écriture, toujours inspirée du *romantisme noir, se fait plus autobiographique (Les Mémoires d'un fou, 1838 ; Novembre, 1842). En 1840, il compose Smarh, « vieux mystère métaphysique... à apparitions » qui préfigure, dans un style frénétique, la future… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Dans le chapitre "Entre classicisme et modernisme" : … *Alors que le champ littéraire est partagé entre le déclin du romantisme, les théories du réalisme et de l'Art pour l'Art, Charles Baudelaire sort des impasses du romantisme en le radicalisant. Le sujet lyrique atteint ici l'universel. Il rompt le pacte poétique qui relie poésie et nature. Ce refus de la nature est refus du romantisme et de la… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GADOFFRE
Dans le chapitre " Châteaux et ateliers : les deux romantismes" : … *L'effet politique du retour des émigrés après Waterloo est tellement négatif qu'on en est venu à ignorer un impact culturel dont l'importance n'est pas niable : ouverture sur l'étranger et les langues étrangères, les littératures, et intérêt pour les institutions d'autres pays. Ajoutons que les anciens émigrés ont soif de racines, d'histoire, de… Lire la suiteÉcrit par : Ronny A. LAWTON, Universalis
Initiateur du *romantisme au Portugal et en même temps l'un de ses représentants majeurs, Garrett fut un poète engagé. Sa vie durant, il défendit les idées libérales qui lui valurent l'exil, la prison, la disgrâce. Ce qui ne l'empêcha pas de devenir le « maître à vivre » d'une partie de la société portugaise de son… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Le romantisme suédois a pris d'emblée une allure originale et il le doit à quelques personnalités de marque au premier rang desquelles il convient de placer Erik Gustaf Geijer, professeur d'histoire à l'université d'Uppsala. Dans la mesure où un rêve d'absolu, une perpétuelle tendance au mysticisme vague prévalent dans le Nord, on peut bien dire qu… Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET, Régis GAYRAUD, David Marshall LANG, Kalistrat SALIA, Universalis
Dans le chapitre "Le romantisme nationaliste" : … *L'idéalisation du passé, l'évocation des beautés d'une patrie ardemment aimée alimentent la tendance romantique de la littérature géorgienne des premières décennies du xixe siècle, dominée par les écrivains A. Tchavtchavadzé, G. Orbéliani et N. Barathachvili. Nikolos Barathachvili (1817-1845) est un maître incomparable de la… Lire la suiteÉcrit par : Luiz FERRAZ
… *Poète majeur du romantisme brésilien, fils naturel d'une métisse et d'un commerçant portugais, António Gonçalves Dias a effectué ses études de droit à Coimbra, au Portugal, et a été de ce fait marqué par l'influence lusitanienne. De retour au Brésil, il fut haut fonctionnaire des Affaires étrangères et professeur d'histoire du Brésil dans le… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LÉGER
… *Poète, auteur dramatique mexicain de parents espagnols, Manuel Eduardo de Gorostiza participe à la guerre d'Indépendance de 1808 à 1812. Libéral exalté, il fréquente les célèbres réunions politiques et littéraires des cafés La Fontana de oro et La Cruz de Malta. Il publie ses premières poésies dans la Crónica científica y… Lire la suiteÉcrit par : Frederik Julius BILLESKOV-JANSEN
… que par la poésie du Danois A. G. Oehlenschläger, il s'appropria la notion d'éternité propre au *romantisme germanique et s'en servit pour la mythologie nordique. Homme d'Église, sa profession de foi fait sauter les frontières des Églises ; universitaire, il conteste l'Université avec une lucidité prospective qui l'apparente aux novateurs… Lire la suiteÉcrit par : Ronny A. LAWTON, Universalis
Dans le chapitre "L'action et l'étude" : … A Harpa do crente (La Harpe du croyant), que l'on considère comme le bréviaire du *romantisme portugais et l'unique témoignage poétique de la grande crise provoquée par la pénétration des idées libérales au Portugal. Son activité est multiple. En 1839, il est nommé directeur de la bibliothèque de Ajuda, poste qu'il occupera pendant… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Dans le chapitre "Une œuvre-charnière" : … *Respectivement dédiés à Berlioz, à Liszt et à Delacroix, les trois récits qui composent l'Histoire des Treize s'inscrivent dans l'imaginaire romantique. Romantisme des amours impossibles et des désordres de la passion. Romantisme de la société secrète et des conspirations souterraines, thèmes qui resteront toujours chers à Balzac : les … Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER, Lorant CZIGANY, Albert GYERGYAI, Pierre KENDE, Edith LHOMEL, Marie-Claude MAUREL, Fridrun RINNER, Universalis
Dans le chapitre "L'âge d'or romantique" : … *L'âge d'or de la littérature hongroise fut romantique dans son inspiration, « classique » dans sa perfection et sa richesse. Tout est prêt pour la rencontre privilégiée des grandes circonstances et des grandes individualités. Grâce à quelques hommes politiques qui influencent la littérature et se laissent influencer par elle, à la générosité du… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBOUY, Pierre GEORGEL, Jacques SEEBACHER, Anne UBERSFELD, Philippe VERDIER
… post-classiques, puis elle parcourt, illustre, promeut chacun des aspects et des moments de la *poésie romantique ; elle en réalise, elle seule, le rêve le plus grand, celui d'une épopée de l'humanité. Elle résume ainsi le xixe siècle, jusque vers 1865, date où Les Chansons des rues et des bois s'accordent à la… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LÉGER
… *De père israélite, l'écrivain colombien Jorge Isaac est resté marqué par le décor de son enfance, la vallée du Cauca où était établie l'hacienda paternelle. Appartenant au groupe du Mosaico qui désigne à la fois une revue et un courant littéraire, il débute en publiant des poèmes évoquant ses souvenirs d'enfance, des récits, des paysages ; il prend… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Maurice CARREZ, Édouard KAMINSKI, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN
Dans le chapitre "Les ouvertures successives (du XVIe s. à 1918)" : … la française, reste par son pittoresque et sa verve un monument de l'esprit national. Vers 1830, le *romantisme atteint l'Islande : il trouvait dans le passé glorieux de l'île des sagas un merveilleux sujet d'exploitation. Les influences allemandes et danoises aidant, une véritable frénésie de résurrection du passé s'empare des écrivains. Le lyrisme… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Terme désignant la jeunesse de 1830 gagnée à l'art romantique et aux idées libérales. Cette expression a été empruntée à un journal, La Jeune France, auquel collabore Gozlan en 1829 ; ce même journaliste publiera deux ans plus tard, de mars à octobre 1831, toute une série d'articles où il se retourne contre le nouveau mouvement et ses… Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR
… du xixe siècle, prédécesseur et ami de Pouchkine, Joukovski a introduit le *romantisme européen en Russie. Devenu célèbre par ses ballades, la musicalité de son vers et quelques poèmes patriotiques, il est resté l'un des meilleurs poètes traducteurs de Russie. Entre la poésie grandiose et officielle de Derjavine et celle de… Lire la suiteÉcrit par : Claude BURGELIN
Dans le chapitre "La parole de l'individu" : … éprouvées avec force inquiétude, tension, tourment, refus des images de soi qui vous sont imposées. *Ce sentiment s'exacerbe avec l'individualisme romantique et les grandes ruptures qu'il proclame. Si le journal intime est un miroir, c'est un Narcisse déchiré et troublé qu'il reflète. S'y recherche un être en doute sur lui-même, qui se sent déplacé… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *L'histoire de ce personnage légendaire contient, dès le début de sa diffusion, certains éléments constitutifs d'un mythe. Cependant, il lui manque, et ce jusqu'à l'époque romantique, cette « prégnance symbolique » dont parle Cassirer. À ses débuts, la légende n'est en effet qu'un canevas qui sollicite l'imagination populaire, d'où elle est sortie.… Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Dans le chapitre "L'évolution littéraire et artistique" : … de Vigny), un courant non conformiste de refus de la société établie et de la culture classique. *Le romantisme anime tous les domaines de la vie intellectuelle et artistique ; il continue à inspirer une poésie lyrique qui donne une expression littéraire au désarroi plus moral que social d'une jeunesse souvent dorée (avec Les Feuilles d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY
… son œuvre lui découvre aujourd'hui une importance et une signification nouvelles dans l'ensemble du *romantisme polonais. En chargeant ce dernier d'une intensité tragique qui est son apport spécifique et sans lequel ce romantisme ne serait pas complet, Krasiński a, par ses drames et sa correspondance, donné à cette phase des lettres polonaises une… Lire la suiteÉcrit par : Henri GUILLEMIN
*Ni un langoureux, un pleurard (Musset), un « femmelin » (Proudhon), en poésie, ni, en politique, un rêveur égaré hors de son domaine et promis aux fatales bévues de l'innocent, c'est un mâle, au contraire. Lamartine, compromis, certes, en littérature, par un vocabulaire désuet, mais un « voyant », dira… Lire la suiteÉcrit par : Jean-René AYMES
Dans le chapitre "Explorations littéraires" : … le Dolent) : le héros médiéval, chargé des souffrances de l'auteur, se transfigure en rebelle* romantique dressé contre les lois du mariage qui enchaînent les sentiments et contre les lois du vasselage qui créent une insupportable dépendance. Les critiques littéraires de Fígaro font assister à l'agonie de ses principes néo-classiques et au… Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
*En tant que poète romantique, Lermontov n'a pas d'égal en Russie, sauf, peut-être, Alexandre Blok qui fut à la fois un romantique et un symboliste. Mais Lermontov a disparu avant d'avoir pu montrer toute l'ampleur de son génie. Grand poète, il fut aussi un remarquable prosateur. À la fois fin styliste et… Lire la suiteÉcrit par : Alain VIALA
Dans le chapitre "La multiplication des postulations" : … Les* romantiques ont eu la conviction que de nouveaux messages s'imposaient, et donc le désir d'inventer des formes neuves aptes à les porter. Chargeant la littérature d'un message, ils n'ont pas brisé le cadre du « plaire et instruire » : Lamartine et Hugo visent à édifier, fût-ce en prophétisant. Mais le public cultivé n'en demeurait pas moins… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Il est à peine besoin de rappeler que la lyre a engendré dans la langue courante deux sens figurés et connexes. Instrument privilégié pour accompagner le chant, elle finit par imposer son nom à toute musique chantée : c'est en ce sens qu'on parle d'art lyrique, de spectacles ou de théâtres lyriques. Ensuite, le chant et la poésie étant… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Jean-Pierre DIÉNY, Jean-Michel MAULPOIX, Vincent MONTEIL, René SIEFFERT
Dans le chapitre "Le lyrisme romantique" : … Lyrisme et *romantisme apparaissent à maints égards comme deux termes synonymes qui s'unissent autour d'un troisième : l'individualisme. Selon Georges Poulet, « le romantique est un être qui se découvre centre ». Par l'introspection, cet être se recueille en lui-même, s'y retire, et parvient tout d'abord à se soustraire au monde environnant, « … Lire la suiteÉcrit par : Lucienne PORTIER
Dans le chapitre "Passion du vrai" : … radicalement que les influences littéraires le tournant qui devait amener à être chef incontesté du *romantisme italien ce jeune disciple de Monti tout féru alors de mythologie, dont il dira « en confidence » que son usage est « une idolâtrie ». Irréligieux et libéral, tel il était sorti des collèges religieux et réactionnaires ; son mariage avec l'… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Avant d'être le collaborateur d'Alexandre Dumas, Auguste Maquet fut d'abord l'un de ses plus fervents admirateurs. Il fait partie de cette jeunesse de 1830, dite Jeune-France ou bousingot, qui s'enrôle sous la bannière du drame romantique. Il est du Petit Cénacle, et ses premières ambitions littéraires s'affirmeront sous le pseudonyme d'Augustus… Lire la suiteÉcrit par : Guy DUMUR
… cette devise : « Souviens-toi de te méfier. » Ennemi de toute sensiblerie, Mérimée reste cependant *romantique par le choix des sujets de son théâtre, de ses nouvelles et de son unique roman, Chronique du règne de Charles IX. Écrivain précoce, il ne sera pas qu'un homme de lettres. Il consacre la plus grande partie de sa vie à la… Lire la suiteÉcrit par : Paul VIALLANEIX
Michelet fut l'un des maîtres du *romantisme, non seulement français, mais européen. Il fonda l'autorité du peuple qui avait accompli la première des révolutions modernes sur toute une tradition dont il « ressuscita » les étapes en joignant aux audaces du prophète les curiosités de l'archiviste et les… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY
Dans le chapitre "La vie d'un exilé" : … de Wilno, de 1815 à 1819, où il est l'âme du groupement patriotique secret des philarètes. *Son premier recueil de poésies (Poezje, 1822) fait aussitôt de lui – jeune professeur au gymnase de Kowno (Kaunas) – le chef de sa génération et assure le triomphe du romantisme en Pologne. Arrêté avec les philarètes en octobre 1823, il est… Lire la suiteÉcrit par : Jean BAUDRILLARD, Alain BRUNN, Jacinto LAGEIRA
Dans le chapitre "L'œuvre en état de crise" : … de penser qu'il puisse en aller autrement), et le regret, la déploration de cet état de fait. Le *romantisme joue à cet égard le rôle d'un modernisme radical (Stendhal, Racine et Shakespeare, 1823) : il bouleverse les sujets proposés à l'intérêt littéraire, choisissant plutôt les sujets nationaux, médiévaux ou même contemporains, que les… Lire la suiteÉcrit par : Jean THOMAS
*Dans les manuels, Musset longtemps figuré parmi les quatre grands romantiques français, après Hugo, avec Lamartine et Vigny. Les collégiens savaient par cœur La Nuit de mai et La Nuit de décembre, et plus d'un en reçut la révélation pathétique de l'amour, de la souffrance et de la poésie.… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *La vie et la personnalité de Napoléon II, duc de Reichstadt, l'« Aiglon », fils de Napoléon, roi de Rome, prince de Parme, ont été tout à la fois obscurcies et embellies par la légende. Barthélemy et Méry créent en effet, sous la Restauration, un mythe bonapartiste : François Joseph Napoléon est « le fils de l'Homme » (c'est aussi le titre de leur… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Georges CASTEX
*Le xixe siècle a considéré Gérard de Nerval comme un écrivain mineur : aimable compagnon, doux rêveur, gentil poète. Dans sa Sylvie, déjà tenue pour une réussite exquise de son art, on goûtait le charme idyllique de la narration, sans guère saisir les résonances… Lire la suiteÉcrit par : Jón BLONSKI
Dans le chapitre "La recherche du signe" : … de 1830, presque tous les écrivains importants se retrouvent à l'étranger ; c'est le règne du *romantisme social, mystique et messianique de Mickiewicz, Słowacki et Krasiński. Norwid, de vingt ans plus jeune, suit ses aînés car il lui est impossible de penser et d'écrire sous la terreur instaurée par Nicolas Ier : rester en Pologne… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Dans le chapitre "« Ce n'est pas un ouvrage »" : … philosophique qui traverse l'œuvre au fil de dissertations éparses (sur le suicide, l'éducation des femmes, les nombres, l'or). *S'y révèle un autre Senancour, athée et fort peu réactionnaire, porteur en filigrane d'un projet social qui, il est vrai, ne sera guère entendu. Mais cette tentation réformiste peut aussi être dite romantique… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Oehlenschlaeger est le plus grand écrivain romantique danois, celui aussi dont l'œuvre manifeste le mieux les influences allemandes dont est né ce mouvement en Scandinavie. Il écrivit d'ailleurs indifféremment en danois ou en allemand. Bon vivant, issu d'un milieu bourgeois de Frederiksberg, il hésite, après de bonnes études, entre le droit et les… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *L'écrivain français Philotée O'Neddy, membre éminent du Petit Cénacle et Jeune-France convaincu, se lança tout jeune dans la bataille romantique en publiant un recueil de poèmes, Feu et flamme (1833), qui reste son œuvre la plus célèbre. Il y prône non seulement la révolution de l'art, mais la révolution sociale qui doit en être la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel-Henri PAGEAUX, Christine PELTRE
… à l'envi, offre l'exemple le plus célèbre. L'orientalisme devant en partie son essor à la poésie *romantique, la sensibilité réaliste du reportage n'a pas réussi à étouffer les mirages de la fiction littéraire. Avec Le Roman de la momie, Théophile Gautier donne aux artistes en 1858 l'occasion de raviver l'inspiration vacillante de la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel SANGSUE
Dans le chapitre "Parodie et grotesque" : … *Au xixe siècle, l'esthétique romantique redécouvrant le grotesque, le burlesque, le bouffon pour les opposer au beau classique ou pour mieux faire ressortir à travers eux des valeurs comme le sublime, la parodie va au contraire être valorisée, mais cela se fera au détriment de sa spécificité. Est alors qualifié de parodique tout… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LECOQ
Dans le chapitre "Les écrivains et la physiognomonie" : … », on mesure son importance pour l'histoire littéraire du xixe siècle. Le *romantisme était en accord avec Lavater sur des points essentiels : l'intérêt pour les particularités individuelles, la valeur accordée aux liens instinctifs, aux sympathies, aux affinités qui se créent entre les êtres, le sentiment d'une profonde… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *La frontière qui sépare la poésie de la prose n'est guère indiscutable qu'aux yeux de ceux qui réduisent la poésie à la seule versification. Pourtant, cette frontière — son tracé ou bien son existence même — n'a jamais cessé d'être contestée de toutes parts, à toutes les époques. Le poème en prose, depuis le romantisme, est un des lieux… Lire la suiteÉcrit par : Hédi KADDOUR
… », c'est en raison d'une erreur profonde, « c'est qu'il se méprenait alors sur l'âme humaine ». *Ce qui est renié ici, c'est la tentation « romantique » de la poésie qui aurait voulu se faire passer pour une religion, ou même en prendre la place. Inscrite au fronton du recueil, cette critique du « rôle de prêtre » place l'œuvre en avance sur… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY, Georges LANGROD, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Georges MOND, Jean-Yves POTEL, Hélène WLODARCZYK
Dans le chapitre "L'apogée romantique" : … Le *romantisme est assurément le phénomène le plus singulier de la littérature polonaise ; ses créations grandioses occupent une place exceptionnelle dans l'histoire du mouvement européen. Dans un pays qui a perdu son indépendance, les courants qui transforment alors la sensibilité occidentale, rejoignant ce qu'il y avait de plus vigoureux dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Roger BISMUT, Albert-Alain BOURDON, Michel DRAIN, José-Augusto FRANÇA, François GUICHARD, Michel LABAN, Frédéric MAURO, Jorge MORAÏS-BARBOSA, Victor PEREIRA, Eduardo PRADO COELHO, Universalis
Dans le chapitre "Romantisme et réalisme" : … *Au cours du xixe siècle, l'évolution littéraire reflète celle des grands États européens : le romantisme portugais est tributaire du Sturm und Drang, de Rousseau, de Chateaubriand, des poètes anglais et italiens. L'influence de Lamartine et de Hugo, des romans historiques de Walter Scott, des romans humanitaires d'… Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Dans le chapitre "L'éveil romantique et l'évolution vers le réalisme" : … l'Orient, avec ses décors exotiques, sa nature sauvage, ses modes de vie primitifs, coïncident avec *la découverte de Byron, dont les poèmes romantiques fournissent à Pouchkine le modèle de ses « poèmes du Sud », où vont s'épancher ces sentiments et ces impressions nouvelles. La Fontaine de Bakhtchisaraï (Bakhčisarajskij Fontan,… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Il est plus significatif qu'étonnant de constater la mise en sommeil à peu près totale du mythe de Prométhée dans les arts et les lettres de l'âge médiéval. Les premières allusions au vieux titan grec apparaissent aux xvie et xviie siècles (Calderón écrit en 1669 La Estatua de Prometeo) et vont se… Lire la suiteÉcrit par : Maurice DOMINO
… *Comme Montaigne, Pascal ou Rousseau, Edgar Quinet appartient à la famille des écrivains inclassables. Il a été l'un des maîtres de la jeunesse des années 1840, qui allait faire la révolution de 1848 ; il a donné son nom aux rues et aux écoles de la IIIe République ; il est oublié, et on ne le lit plus guère ou plus du tout. Tout aussi… Lire la suiteÉcrit par : Jean ROUDAUT
Dans le chapitre "Le narrateur et son destinataire" : … plaisir. Dès 1820, Nodier, Taylor et Cailleux ont introduit la notion de « voyages pittoresques et *romantiques » ; mais ce ne sont déjà plus les monuments qui intéressent Nerval ; il veut, à la façon de Sterne, dont le Voyage sentimental sert de modèle à toute la génération romantique, ne retenir que le domaine des impressions. Le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Louis REY
… Atala-René. Ce petit volume illustré connaît aussitôt un immense succès auprès du public. *Chateaubriand cite dans sa Préface de 1805 des extraits du Génie du christianisme illustrés par l'histoire de René, en particulier le développement de la deuxième partie (livre III, chap. ix) intitulé « Du vague des passions ». Cet… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Poète et auteur dramatique espagnol. Ángel de Saavedra connut une existence mouvementée. Nommé officier de la garde du roi après avoir été élevé au séminaire des nobles de Madrid, il se distingue au cours de la guerre de l'Indépendance (1808) ; condamné à mort par Ferdinand VII à cause de ses idées libérales, il réussit à s'enfuir et reste exilé… Lire la suiteÉcrit par : Claude BURGELIN
… *Le roman a toujours puisé dans l'histoire de quoi nourrir ses fictions et leur donner les prestiges du vraisemblable. Mais, en tant que genre spécifiquement déterminé, le roman historique a pris son essor — comme la plupart des formes romanesques — au xixe siècle, alors que la bourgeoisie prend le pouvoir. C'est au xviii… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *Terme appliqué par la critique de la fin du xixe siècle aux écrivains mineurs, plus ou moins connus en leur temps, du mouvement romantique. Ce sens large va être modifié par les surréalistes qui redécouvrent, ou découvrent tout court, un certain nombre de ces écrivains et tentent de mettre en lumière l'unité de leurs œuvres d'… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Littérature" : … *L'adjectif « romantique », qui apparut le premier dans plusieurs langues de l'Europe (romantic, romantisch, romántico), et le substantif qui en fut tiré sont mal choisis et obscurs. Mais il en est de même pour « baroque », « classique », « réaliste », « symboliste » et pour presque tous les termes qui désignent une période ou un mouvement… Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER, Marie-Christine AUTANT-MATHIEU, Hélène HENRY, Hélène MÉLAT, Georges NIVAT
Dans le chapitre "La littérature de l'intelligentsia (1825-1890)" : … *Soumise jusque-là à des canons littéraires étrangers, la littérature russe doit son émancipation à trois écrivains qui ont subi et dépassé, chacun à sa manière, l'influence du romantisme et dont l'œuvre constituera, pour les auteurs du xixe siècle, un système de normes et de références nationales. Alexandre Pouchkine (Puškin,… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Écrit par : Max MILNER
… au xixe siècle, principalement en Angleterre et en France, dans l'orbite du *romantisme. Il s'agit toujours, pour les auteurs qui magnifient Satan ou qui modèlent à son image des héros révoltés, de faire entendre leur protestation contre un ordre social jugé inique, contre une morale hypocrite ou oppressive, contre une… Lire la suiteÉcrit par : Béatrice DIDIER
Dans le chapitre "Une existence érémitique" : … retiré, en ermite, à Paris, et rien ne semblait pouvoir l'arracher à ses méditations, lorsque *les romantiques s'avisèrent de découvrir en lui un précurseur. Rôle ingrat et qui ne satisfit qu'à moitié l'écrivain. Le romantisme, il avait été l'un des premiers à le définir, à l'appeler de ses vœux, dès 1804 ; mais un romantisme éternel, et qui… Lire la suiteÉcrit par : Fedor BALLO, Jaroslav BLAHA, Michel LARAN, Marie-Claude MAUREL, Universalis
Dans le chapitre "Une littérature autochtone" : … adoptée par la nation tout entière. D'autre part, sous l'impulsion de la philosophie hégélienne, *il a élaboré le concept de romantisme slovaque, dont les caractéristiques essentielles sont la prééminence de la pensée patriotique et l'attachement aux traditions populaires en tant que sources majeures d'inspiration. Štúr reprochait au romantisme… Lire la suiteÉcrit par : Jón BLONSKI
… que Mickiewicz et Malczewski. Słowacki resta marqué par les traits les plus caractéristiques du* romantisme international : byronisme, mise en scène bariolée et exotique, culte du souvenir, aspiration à un monde différent et inaccessible, fusion aimante avec la nature, célébration passionnée de la liberté et haine de toutes les tyrannies,… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "À la Fée éternelle" : … *Avec le recul, on comprend aisément pourquoi La Sorcière déconcerta en son temps. À bien des égards, le livre appartenait plus au passé et au futur qu'au présent : au passé par son romantisme échevelé, faisant de Satan l'apôtre de la liberté, dans un mouvement de « réhabilitation » commun à Vigny, Hugo, Proudhon, et cela en plein essor du… Lire la suiteÉcrit par : Michel CROUZET
Dans le chapitre "Vie de Stendhal" : … certain nombre de salons célèbres. Il a son « cénacle », chez Étienne Delécluze, rue du Chabanais, *petite réunion de romantiques libéraux qui contrebalance le groupe hugolien. Il a même un disciple, Mérimée. En 1823, La Vie de Rossini lui a donné une célébrité de bon aloi. Il intervient avec vigueur dans le débat littéraire avec deux… Lire la suiteÉcrit par : Vladimir PESKA
… *Écrivain, animateur de la vie littéraire et homme politique slovaque, L'udovít Štúr est issu d'une famille protestante d'instituteurs. Il parachève ses études à l'université de Halle, où il subit la profonde influence de Herder et de Hegel. Adjoint de Palkovič à la « chaire de langue et littérature tchécoslovaque » au lycée évangélique de Presbourg… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Michel CABOURET, Georges CHABOT, Jean-Claude MAITROT, Jean-Pierre MOUSSON-LESTANG, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN, Jean PARENT, Universalis
Dans le chapitre "Le XVIIIe siècle" : … souffle appelé à susciter de grandes œuvres : tant il est vrai que quelque affinité intime devait lier le génie suédois et le *romantisme. Il y a d'ailleurs déjà dans les poèmes de Frans Michael Franzen (1772-1847) et surtout dans L'Ange de la mort de Johan Olof Wallin (1779-1839) une ouverture et un appel qui annoncent des temps nouveaux… Lire la suiteÉcrit par : Jaroslav BLAHA, Marie-Elizabeth DUCREUX, Marie-Claude MAUREL, Vladimir PESKA
Dans le chapitre "Renaissance nationale" : … Histoire de la littérature tchèque (1825) pour que s'enfle le mince courant de création. *Obligés de résister à la présence germanique envahissante, en quête d'inspiration en Occident et dans l'Est slave, certains romantiques patriotes reprennent, eux aussi, l'idée de « faux » manuscrits pour démontrer l'ancienneté du passé… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET, Hélène KUNTZ
Dans le chapitre "De la vraisemblance au réalisme" : … du civisme républicain (Caïus Gracchus, de H. J. Chénier, 1792), et surtout à l'époque *romantique, lorsque la séduction exercée par le modèle shakespearien engendre un regain d'intérêt pour le drame historique. Fidèle au principe de double référence, Musset évoque la France contemporaine à travers la Florence renaissante qui donne son… Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Dans le chapitre "Classicisme et romantisme" : … sur l'opposition d'une thèse et d'une antithèse, ou sur le parallélisme d'une image et d'une idée. *Cependant, son inspiration est romantique : poète de l'amour, Tiouttchev peint celui-ci comme une passion destructrice, comme un défi aux lois du « monde » et de la société ; poète de la nature, il est attiré par le spectacle de l'orage, de la mer… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Dans le chapitre "Une poésie sépulcrale" : … *Le romantisme italien ne connaît pas les mêmes remous que ceux qui bouleversèrent la France et l'Angleterre ; tous se passe par lente assimilation, par résolution discrète de tendances. Ainsi, Foscolo va transformer l'héritage de la poésie sépulcrale anglaise de Thomas Gray (Élégie écrite dans un cimetière de campagne, 1751) et d'Edward… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Écrit par : Georges ZAYED
Dans le chapitre "Actes de foi et hérésies poétiques" : … Dans la seconde étape de son adolescence, celle des premiers « poèmes saturniens », il découvre le *romantisme sous ses multiples aspects : politique et oratoire de Hugo, pittoresque de Gautier et d'Aloysius Bertrand, révolté de Petrus Borel et de Philothée O'Neddy (lycanthropie), intériorisé de Baudelaire. La lecture des Fleurs du mal est… Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
… *Bien avant d'être nommément « vers libre », le vers français s'est souvent autorisé la variabilité métrique. Il s'agissait des « vers irréguliers », ceux dont parle La Fontaine dans un Avertissement à ses premiers contes : « L'auteur a voulu éprouver lequel caractère est le plus propre pour rimer des contes. Il a cru que les vers… Lire la suiteÉcrit par : Paul VIALLANEIX
… destinée posthume, il pâtit beaucoup moins que Lamartine, Hugo ou Musset du discrédit jeté sur le *romantisme par toute une culture positiviste dont nous vivons la ruine. Dans chacune des générations qui suivirent la sienne, des fidèles recueillirent son message et perpétuèrent son souvenir. Ce furent, parmi d'autres, Baudelaire, dont il avait… Lire la suiteÉcrit par : Gyula SIPOS
… et dramaturge hongrois, s'incarnent, d'une façon exemplaire, les tensions et les contradictions du *romantisme magyar qui coïncide, sur le plan historique, avec une époque de réformisme social et d'effervescence nationale. L'esprit du temps imposera à Vörösmarty le rôle du barde national, à qui incombent l'évocation d'un passé exemplaire glorieux… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Vers 1830, la Norvège émerge de la tutelle danoise, en vertu d'un mouvement commun à toute l'Europe : l'éveil des nationalités, ou, si l'on préfère, les aspirations indépendantistes et libertaires propres au romantisme. C'est dans cette lumière qu'il faut considérer le plus grand écrivain romantique norvégien, Henrik Wergeland, qui répond assez… Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2013, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.