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Écrit par : Michel ZÉRAFFA
Le roman peut aussi bien traduire la réalité sociale que la trahir. D'une part, il est le mode d'expression artistique dont les relations avec cette réalité sont les plus amples et les plus précises : la fiction chinoise Le Rêve du pavillon rouge, les œuvres de Balzac, de Proust ou de Joyce auront retranscrit, chacun en son temps, une… Lire la suiteÉcrit par : Mario CARELLI
Dans le chapitre "La voix d'un peuple" : … Là, il fait ses premières armes de journaliste ; militant communiste, il s'engage dans la voie du *roman prolétarien. Dès 1931, Amado s'installe à Rio de Janeiro où son premier roman publié, País do carnaval, est bien reçu. Tout en étudiant le droit, il continue à écrire, et son second roman, Cacau, saisi par la police de la… Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth ANGEL-PEREZ, Jacques DARRAS, Jean GATTÉGNO, Christine JORDIS, Ann LECERCLE, Mario PRAZ
Dans le chapitre "Retour au réel" : … xixe siècle. Dans les années 1930, plusieurs intellectuels, en rébellion contre les *valeurs d'une classe sociale trop policée, découvraient la vitalité de la classe ouvrière et renonçaient aux obscurités d'une langue recherchée, pour rapprocher masses et cultures. En 1939, Stephen Spender publiait un pamphlet intitulé Nouveau… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "Le roman historique" : … à la réalité présente et replacer le monde arabe dans le concert des nations. Le roman de peinture *sociale, souvent de facture réaliste, se chargera de traduire cette aspiration à ancrer les Arabes dans l'histoire et la réalité contemporaines. C'est le genre où se lisent le plus aisément les structures historiques d'une société. Il est par… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
… de l'ordure » ; à gauche, on s'offusquait d'une vision aussi désespérante du monde ouvrier. *À ses détracteurs qui se bouchaient le nez, Émile Zola (1840-1902) donnait d'ailleurs raison, en répliquant dans le même registre : « L'Assommoir est [...] une œuvre de vérité, le premier roman sur le peuple qui ne mente pas et qui ait l'… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "Au désir des femmes" : … *Héritier du Balzac de La Maison du chat-qui-pelote et de Grandeur et décadence de César Birotteau, Zola reprend ici un thème déjà abondamment traité : celui de l'expansion des grands magasins au détriment du petit commerce. Un motif d'autant plus familier aux lecteurs contemporains qu'ils pouvaient tous les jours, à Paris comme… Lire la suiteÉcrit par : Maurice MÉNARD
Dans le chapitre "« Plus historien que romancier »" : … économies de sa femme, Rose Cormon ; il est impuissant mais devient en 1838 le « roi d'Alençon ». *Sur l'ensemble de la Restauration et de la monarchie de Juillet, Balzac fait de l'histoire économique et sociale en mettant à nu les mécanismes et en montrant comment ils se meuvent. Deux grands moteurs, la soif d'argent et la soif de pouvoir,… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Journaliste dès l'âge de seize ans, Henri Barbusse fut d'abord influencé par le Parnasse et par le symbolisme. Ses premiers poèmes, réunis en recueil en 1894 sous le titre Le Mystère d'Adam, furent salués par Mallarmé et par Barrès. Puis cet ami de Heredia évolue vers le naturalisme, et son roman L'Enfer (1908) est une fresque… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Dans le chapitre "Quelle place pour l'art, dans le monde bourgeois ?" : … la dégénérescence, la folie. Avec des variations, ce thème allait accompagner toute son œuvre. *Dans Les Buddenbrook, son habileté a été cependant de rejeter cette thèse à l'arrière-plan afin de composer, avec une extraordinaire maturité pour un jeune homme qui n'en était qu'à ses débuts d'écrivain, un roman total, englobant tous les… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *À la fois poète et critique d'art, historien et romancier, rêveur plongé dans son monde intérieur et homme d'action, Jean Cassou est né à Bilbao. Orphelin de père, pauvre, il doit très tôt gagner sa vie et celle de sa mère. Ainsi, très jeune, passant d'un métier à un autre, il se forge une image d'un monde incohérent qu'il décrit plus tard dans … Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Dans le chapitre "Le débat d'une ère nouvelle" : … hommes sont les hommes, les paroles sont les paroles mêmes », note-t-il dans la préface de 1829. *Ce souci de réalisme ne donne que plus d'acuité à l'étude de mœurs. Balzac a voulu saisir le moment où basculent un siècle, et avec lui les valeurs qui l'accompagnent. 1799 n'est pas 1789 ou 1793. La Révolution s'achève, en même temps que l'ère des… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "« Sur un monde en ruine une jeunesse soucieuse »" : … chez Sainte-Beuve (Volupté, 1834), Fromentin (Dominique, 1862), voire Stendhal. *Mais l'enjeu principal du livre réside dans l'entrelacement de l'histoire – romanesque – d'Octave et Brigitte, de celle – autobiographique – de Musset et George Sand, et du tableau sociologique, dressé dans le deuxième chapitre, qui montre une… Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
… *Après s'être essayé à plusieurs genres littéraires, c'est en tant qu'auteur de petites comédies gaies que Georges Courteline a connu le plus de succès et qu'il a dominé le théâtre comique des années 1900. Il doit peut-être à son père, le chroniqueur humoriste de La Gazette des tribunaux, Jules Moinaux, ses dons innés pour l'observation et… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Romancier français, né à Paris dans un milieu ouvrier. Très jeune, Eugène Dabit doit travailler ; il pratique divers métiers, apprenti ferronnier à quatorze ans, électricien, dessinateur industriel, avant de s'engager en 1916 : il restera au front jusqu'à la fin de la guerre. Il se croit d'abord une vocation de peintre, mais n'obtient guère de… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *Le « polar » a embrouillé la question des genres littéraires. Peu soucieux de figurer parmi les humanités modernes, choisissant d'ailleurs ses modèles chez les Anglo-Saxons, étranger à l'esthétisme comme à la littérature de laboratoire, il mêle les charmes du fort codage rhétorique qui caractérise le roman policier aux préoccupations sociales et… Lire la suiteÉcrit par : Daniel MADELÉNAT
Dans le chapitre "Le romancier" : … de Salavin (5 vol., 1920-1932) et Chronique des Pasquier (10 vol., 1933-1945). *Dans un paysage parisien sans joie, la vie mesquine d'un petit employé falot dont les médiocres aventures débouchent sur une mort banale : ce thème naturaliste de la morosité et de l'échec, transformé par une intuition pénétrante des secrètes… Lire la suiteÉcrit par : Éliane KAUFHOLZ
Dans le chapitre "Des intuitions novatrices" : … originel qui va poindre derrière la façade de l'amour tel que le conçoit le classicisme allemand. *Par l'évocation de certains destins féminins, en effet, Fontane a percé à jour les faiblesses d'une société et le nouveau qui s'annonçait. Il a certes préféré les fragiles héroïnes aristocratiques et on lui a reproché de sacrifier au goût des romans… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Dans le chapitre "Fresque sociologique et vision hallucinée" : … *Germinal représente dans les Rougon-Macquart « la lutte du travail et du capital ». Dès juillet 1883, Germinal est en chantier, mais Zola s'est auparavant documenté de manière très méthodique. Il se rend à Valenciennes, Anzin et Denain, et descend au fond d'un puits. Il visite un coron, prend des notes, dresse un plan. Il… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
… *Né à Saint-Brieuc, Louis Guilloux était peut-être, d'origines, d'action et de style, le dernier et le plus pur des grands écrivains populistes français. D'origines d'abord : ce fils de cordonnier, ce boursier, ce journaliste à la petite semaine était de toujours sensibilisé aux luttes et aux problèmes sociaux. D'action ensuite, car cet écrivain,… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Dans le chapitre "Drame et poésie" : … charnelle, l'élévation spirituelle dans la chute et non la perte de soi dans l'ascension sociale. *Mais Gwynplaine ne cherche pas que son salut. Il est également investi d'une mission : être, auprès de ceux d'en haut, « celui qui vient des profondeurs » et faire entendre la voix des opprimés. Devant les lords incrédules, il prophétise les… Lire la suiteÉcrit par : LI TCHE-HOUA
Dans le chapitre "Roman d'amour, roman social" : … une délicatesse qui mettent le Hong lou meng au premier plan de la littérature romanesque. *Mais l'œuvre ne se réduit pas à une simple intrigue amoureuse. Grâce à sa propre expérience nourrie de la tradition ancestrale, Cao Xueqin montre, à travers la grandeur et la décadence de la famille Jia, le déclin inéluctable de la classe féodale,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Fils d'émigrés russes d'origine juive, Joseph Kessel est né à Clara, en Argentine. Son père avait fui les persécutions antisémites et était venu faire des études de médecine en France avant de s'embarquer pour l'Argentine travailler comme médecin dans une colonie agricole. Toute la vie de Kessel sera placée sous le signe de ses origines… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LUNEAU
Dans le chapitre "À contre-courant" : … déclenche de nouveau les attaques des radicaux contre Leskov. Il tente en vain de s'expliquer : *il ne faut pas construire dans l'abstrait une société idéale, mais d'abord s'informer des besoins réels du peuple. Il n'est pas écouté. Il est rejeté du mouvement de réformes auquel il espérait collaborer, et même exclu du milieu littéraire. Alors,… Lire la suiteÉcrit par : Michel FABRE
Dans le chapitre "Politique et fiction" : … ses antécédents. C'est ce portrait-robot qui va finir par revêtir l'apparence de Lee Harvey Oswald. *Il faut souligner que DeLillo s'attache moins à illustrer la thèse d'un complot qu'à démonter les mécanismes qui conditionnent le psychisme des Américains typiques. Le pays implante en eux ses idéaux médiatiques, et les personnages agissent moins de… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Pour signer une œuvre romanesque et poétique importante, Pierre Dumarchey a choisi le pseudonyme de Pierre Mac Orlan. Ses romans, dont l'action se situe aussi bien dans les bouges de Montmartre ou dans les arrière-salles des bistrots d'un port embrumé que dans le cadre exotique et aventureux de la Légion étrangère, sont empreints d'une mélancolie… Lire la suiteÉcrit par : Luc-Willy DEHEUVELS
Dans le chapitre "Le romancier du Caire" : … trois générations l'évolution d'une famille de la petite bourgeoisie commerçante du vieux Caire ; *elle mène à bien une analyse évolutive de la société égyptienne dans l'entre-deux-guerres et réussit à mettre en évidence le passage, en un demi-siècle, d'une société dominée par la tradition et l'autorité patriarcale, à un monde nouveau d'une… Lire la suiteÉcrit par : André GISSELBRECHT
Dans le chapitre "Ironie, jeu et parodie" : … Unis, devant les étudiants de Princeton, sur La Montagne magique et Joseph : *l'écrivain n'invente rien, tout son matériel lui est fourni par le réel, depuis l'histoire de sa propre famille, des amis proches ou des personnages réels de rencontre, comme Lukács, jusqu'à des courants de pensée représentatifs de son temps et qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Frère de Paul Margueritte, Victor Margueritte entreprend d'abord une carrière militaire. En 1886, il s'engage dans les spahis et deviendra lieutenant de dragons avant de démissionner de l'armée en 1896. Il collabore pendant plus de dix ans avec son frère ; mais, dans le même temps, il écrit quelques pièces pour le théâtre, par exemple La Double… Lire la suiteÉcrit par : Antonia FONYI
Dans le chapitre "Les contes du désespoir" : … espèce, d'une humanité qu'une fatalité universelle a condamnée à l'asphyxie ou à la strangulation. *Omniprésente dans l'œuvre de Maupassant, cette fatalité, qui supprime le statut d'individu, reste indéfinie : elle est incompréhensible comme le pouvoir de l'argent, et elle est impénétrable comme la puissance des pulsions qui agissent par des voies… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Auteur de romans et de pièces de théâtre, Mirbeau dressa un réquisitoire impitoyable contre le clergé ainsi que contre les inégalités sociales de son époque. Il fut l'un des dix premiers membres de l'Académie Goncourt, fondée en 1903. Ayant commencé sa carrière comme journaliste dans la presse bonapartiste et royaliste, il établit sa réputation de… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Dans le chapitre "La ville sauvage" : … et fascinée, un monde parallèle qu'elle côtoyait mais ignorait : celui des « classes dangereuses ». *À initier les belles dames à l'argot des bagnes et aux mœurs des mauvais lieux, à procurer aux gens honnêtes les frissons de l'encanaillement, le risque était toutefois de porter atteinte à l'ordre moral. L'auteur s'en inquiète : « Nous nous sommes… Lire la suiteÉcrit par : Yves CHEVREL
Dans le chapitre "D'une thématique à une poétique" : … d'une part, s'exprimant dans une langue poissarde de l'autre. Il est vrai que le choix de certains *sujets fait parfois supposer une orientation privilégiant l 'étude des “basses classes” de la société (si la Préface de Germinie Lacerteux réclamait expressément pour elles le “ droit au roman”, celle des Frères Zemganno, vingt-cinq… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
… ou L'Affaire Couriloff, Irène Némirovsky décrit les milieux de l'émigration russe à Paris, *elle témoigne dans La Proie de sa parfaite connaissance de la société française, où sa notoriété précoce l'introduisit dès les débuts de sa carrière, ce qui lui permit d'étudier l'envers du parisianisme et une certaine vanité mondaine, avec… Lire la suiteÉcrit par : Catherine BERNARD
Dans le chapitre "Une vision ironique de la société" : … *L'art consommé de l'ironie permet à Jane Austen de sonder l'âme d'une société prise dans des contradictions qui l'empêchent de revenir sur ses propres principes et d'évoluer. Bien que le champ de réflexion social soit ici très restreint, la maîtrise de la mécanique dramatique des personnages et de l'action permet à la romancière de montrer l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Dans le chapitre "Une utopie manquée" : … *La bonne société a assuré un triomphe à une histoire pathétique et sentimentale qui voue un grand amour à la mort, de même qu'elle a applaudi le providentialisme simplet des Études de la nature. Par la suite, la bourgeoisie postrévolutionnaire a fait de Paul et Virginie un livre de chevet pour ses adolescents. Le roman comporte… Lire la suiteÉcrit par : Emilio SOSA LÓPEZ
Dans le chapitre "La société contemporaine" : … Doña Perfecta (1876) ouvre un nouveau cycle de romans. *Galdós se rend alors compte des problèmes de conscience, des excès de l'intolérance, du fanatisme, de l'hypocrisie et des préjugés raciaux. Il cherche dans le roman à thèse à inquiéter son milieu social. Ainsi, tant Doña Perfecta que La Familia de León Roch et … Lire la suiteÉcrit par : Claude MESPLÈDE, Jean TULARD
Dans le chapitre "Aux origines du roman policier" : … Ti du sinologue Robert Van Gulik. En réalité, le roman policier date de la révolution industrielle, *de l'accroissement de la population ouvrière dans les villes et de l'effroi qui en naquit. Le glissement de la « classe laborieuse » à la « classe dangereuse », analysé en 1840 par Frégier, provoqua une peur dans la bourgeoisie, que traduisent bien… Lire la suiteÉcrit par : Daniel OSTER
… *Fils d'un charpentier militant syndicaliste et d'une canneuse de chaises, Henry Poulaille occupe une place très particulière dans le monde des lettres françaises : celle de l'écrivain prolétarien, au même titre qu'un Tristan Rémy, un Marc Bernard ou un Louis Guilloux. Mais ce sont les conditions mêmes de la vie ouvrière qui décident de son… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… ouvrages, à peu près toujours autobiographiques, se voulant, consciemment ou non, exemplaires :* ils témoignent en faveur d'un accès à la culture à partir d'une expérience vécue, qui ne passerait pas sous les fourches caudines de l'enseignement traditionnel et qui ne partirait pas nécessairement des présupposés « bourgeois », sociaux et… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
Dans le chapitre "Une société sans père" : … Philippe s'expliquent par la disparition précoce du père et l'indulgence d'une mère trop aimante. *Autre « phénomène de société » qu'entend illustrer le roman : la crise d'une génération qui avait placé son ambition dans l'expansion militaire de l'Empire et que l'abdication de Napoléon laisse désaxée. « Combien de dépravations, dit Balzac, causent… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né dans le Velay, venu enfant à Paris, Jules Romains est reçu à l'École normale supérieure en 1905 et à l'agrégation de philosophie en 1909. Il enseigne pendant dix ans, mais depuis 1903 il a parallèlement une activité littéraire importante et il devient vite le représentant le plus brillant de l'unanimisme, doctrine qui marque toute son œuvre. Il… Lire la suiteÉcrit par : Jean CABRIÈS
… que le roman par lettres, mais Tchekhov n'y voyait qu'artifice et contrainte. En fait, le *roman peut utiliser tous les genres de discours, et surtout la plupart des langages d'une société à une époque donnée. Comme l'a montré M. Bakhtine, la structure socioculturelle et idéologique du carnaval transparaît dans les romans de Dostoïevski. L… Lire la suiteÉcrit par : Michel ZÉRAFFA
Dans le chapitre "Les aspects de la personne" : … profond, que l'existence du personnage dépend de la manière dont le narrateur conçoit l'homme, la *réalité sociale, les rapports humains : le personnage (du moins le ou les figures principales du texte) a pour mission primordiale de traduire le sens qu'un écrivain attribue à une réalité historique et sociale, si fictive soit-elle. Un personnage de… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… de la société. Cette infralittérature, selon l'expression péjorative de la critique contemporaine, *obéit à des lois, respecte des traditions et répond à des normes fixées autant par les éditeurs que par les goûts du public. Le roman populaire n'est certes pas une invention du xixe siècle, mais la diffusion de l'instruction a… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Thèmes et positions" : … par le roman lyrique de Werther ou de René) que débuta et vainquit le romantisme. *Si le romantisme exprima ensuite, mieux que bien des historiens, les bouleversements causés par l'afflux des populations vers l'industrie et vers les villes, la misère des classes laborieuses jugées aussi classes dangereuses (un ouvrage remarquable… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Dans le chapitre "« Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second Empire »" : … de l'œuvre », « Notes générale sur la nature de l'œuvre », « Différence entre Balzac et moi ». *La théorie du milieu et du moment de Taine offre à Zola le cadre méthodologique déterminant des personnages dont l'« ambition » et les « appétits » vont s'exercer sur la société. C'est celle du second Empire (1852-1870) qu'il choisit, alors qu'elle… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DULAC
… à la pleine compréhension de l'homme de ce temps-ci comme don Quichotte à celui de jadis. » *« Ce temps-ci », celui des années 1930, est marqué par un pessimisme profond que reflètent la plupart des romans français d'alors, et en tout premier lieu Voyage au bout de la nuit, paru en 1932. La crise économique, l'essor des… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Romancier et essayiste, Jean Schlumberger reste à travers toute son œuvre d'une discrétion et d'une lucidité très classiques. Ami d'André Gide et, comme lui, né protestant, il se dégage de la religion et de la conscience du péché, tout en gardant un sens aigu de la famille et du devoir. De 1909 à 1914 il anime la N.R.F., avec Jacques Copeau et… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "Une éducation sentimentale" : … Le *roman Vienne au Crépuscule (Der Weg ins Freie) est l'œuvre de Schnitzler la plus conforme au modèle européen du grand « roman de société ». Commencé dans l'été 1902, publié en 1908, ce succès de librairie présente une des fresques les plus suggestives de la métropole habsbourgeoise à l'époque de la « modernité viennoise ». L'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul ROSPARS
… *D'abord révolté, puis révolutionnaire, Upton Sinclair se présente résolument comme un romancier idéologue, dont l'œuvre est non seulement le reflet, mais aussi le prolongement actif d'une vision politique du monde. Socialiste convaincu, il introduit dans le roman le prolétariat industriel et la lutte des classes, faisant ainsi figure de précurseur… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "Une comédie humaine grinçante" : … *Dans Les Somnambules, Broch démontre le processus historique de dégradation des valeurs qui caractérise la crise de la culture contemporaine. Progressivement détachés du système des valeurs traditionnelles, les individus livrés à leurs instincts oscillent entre l'anarchie et le réalisme, ce qui signifie, dans le langage de Broch, une… Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
… *L'écrivain français le plus populaire du xixe siècle, qui conféra au feuilleton ses lettres de noblesse en y intégrant le roman social. Issu d'une famille prestigieuse de chirurgiens, fils du médecin en chef de la garde des consuls, le petit Marie-Joseph Sue a pour marraine Joséphine Bonaparte et pour parrain Eugène de… Lire la suiteÉcrit par : Alain CLERVAL
Dans le chapitre "Une fresque amère" : … réel d'Aragon (1933-1944), aux Hauts-Ponts (1932-1936) de Jacques de Lacretelle. *Ce type de romans, qui hérite du réalisme social de Balzac et de Zola, est inséparable d'une interrogation sur le sens de l'aventure individuelle, fécondée par le conflit de la science et de la foi. L'homme s'épanouit-il en reliant son destin à une… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Dans le chapitre "Une fresque sociale" : … *Malgré son ampleur, ce roman, véritable fresque de la société anglaise du xviiie siècle, possède de très grandes qualités de narration, une justesse d'expression teintée d'une bonne dose de causticité et de comique. Ce n'est certes pas par hasard si Fielding plaça en exergue de son roman cette phrase : « J'ai vu les mœurs de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Née à Moscou, Elsa Triolet a fréquenté très jeune les milieux intellectuels progressistes de la capitale russe. Sœur cadette de Lili Brik, la femme de Maïakovski, elle est aussi amie d'enfance du linguiste Roman Jakobson. Sa beauté, son charme et son intelligence font d'elle une sorte de muse du groupe futuriste. C'est pour elle que Victor… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… *La carrière de Jean Vautrin n'est pas banale. Après s'être illustré d'une façon très honorable dans son premier métier de cinéaste, il décide à quarante ans de se tourner vers l'écriture, en jugeant avec sévérité ses films qu'il assimile à des productions ratées. Jean Herman (son nom véritable), né à Pagny-sur-Moselle le 17 mai 1933, fait ses… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "Un Maigre chez les Gras" : … d'un élément étranger qui s'y intègre, le perturbe un temps, avant d'en être finalement expulsé. *Grâce à ce témoin extérieur, le romancier se ménage la possibilité d'une étude quasi ethnographique du microcosme social choisi, la description prenant ici largement le pas sur l'action, réduite, le plus souvent, à des déambulations au milieu des… Lire la suiteÉcrit par : André GAUTHIER, Angélique LEVI
Dans le chapitre "Un phénomène régionaliste et méridional" : … , le théâtre populaire, la saynète caricaturale, le récit menu ou futile, la poésie satirique et la chanson. *Le naturalisme, qui enseignait qu'un caillou est aussi digne de représentation que les sujets les plus élevés, qu'il n'y a point de réalité mesquine, scabreuse, humble ou grossière qui ne dût être explorée par l'art, provoqua une éclosion… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Écrit par : Philippe DULAC
Dans le chapitre "« Jeter une bombe contre l'édifice de l'humanité »" : … qu'une suite d'épisodes narratifs dont chacun pourrait à lui seul constituer la trame d'un livre. *Roman de la guerre d'abord : parti combattre en fanfare en 1914, le héros se voit « embarqué dans une croisade apocalyptique », semée de corps déchiquetés par les explosions et réduits à l'état de viandes. Roman des colonies : après avoir été soigné… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY
… en restant proches des canons esthétiques définis par les théoriciens du socialisme démocratique. *En 1968, la publication du roman Nachdenken über Christa T. (Christa T.) lui vaut des critiques virulentes de la part des autorités du pays. On lui reproche de réhabiliter des valeurs bourgeoises, telles que la subjectivité ou l'… Lire la suiteÉcrit par : Henri MITTERAND
Dans le chapitre "Le naturalisme" : … le siècle futur. L'ensemble de cette œuvre romanesque est à prendre au sérieux par l'historien. *Car il résulte d'enquêtes de première main – aux Halles, dans les théâtres, au Bon Marché, au fond des galeries de mine, à travers les campagnes de Beauce, etc. Partout, Zola accorde la vision du peintre et celle du sociologue, attentif à toutes les… Lire la suite
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