Le deuxième roman de Nimier, Le Hussard bleu (1950), donne son nom à un regroupement d'écrivains de la même génération. Les hussards des années cinquante, A. Blondin, M. Déon, J. Laurent, R. Nimier et quelques autres, s'opposent à l'existentialisme sartrien auquel ils reprochent sa conception pessimiste du monde et sa conception de la littérature engagée de gauche. Les hussards sont résolument de droite. Ils en appellent à la tradition française et se réclament de Paul Morand, Jacques Chardonne, Jean Giraudoux et Marcel Aymé. Ils veulent une littérature de pur plaisir, brillante et légère. Ils entendent aussi conquérir rapidement le monde des lettres : à la hussarde...
Roger Nimier de la Perrière commence en effet très tôt sa carrière. Élève brillant, il est lauréat du Concours général de philosophie. Il passe une licence et s'engage, en 1944, dans le régiment du 2e Hussards. Il publie son premier roman à vingt-trois ans : Les Épées (1948). Le personnage principal, François Sanders, passe de la Résistance à la collaboration et se trouve pris pour un héros national à la Libération. La deuxième partie de ce roman s'intitule Le Désordre : […]
