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ROSSELLINI ROBERTO (1906-1977)

« Il y a, d'une part, le cinéma italien, de l'autre Roberto Rossellini », écrivait naguère Jacques Rivette, pour bien marquer à quel point l'auteur de Voyage en Italiedoit être distingué des autres cinéastes de son pays, situé en marge de l'école néoréaliste dont il fut pourtant l'un des pionniers. L'important, dit en substance Rossellini dans ses films, n'est pas d'être prêtre, soldat, homme du monde ou mendiant, ni certes d'avoir bonne ou mauvaise conscience de l'être, mais d'assumer sa condition, et son comportement envers autrui, avec le maximum de générosité et de dignité ; là est la liberté, et là seulement. L'important, ce n'est peut-être pas la force de l'homme, mais plutôt sa faiblesse, les risques d'échec qu'il encourt et parvient à surmonter par ce qu'il faut bien appeler un sursaut d'héroïsme. Toute l'attention du cinéaste doit aller à capter ce moment-là, le moment où l'homme doute et se relève.

Rome, ville ouverte(Roma, città aperta, 1945) et Païsa(1946) sont unanimement considérés, aujourd'hui, comme des « films clés », dont le retentissement au lendemai […]

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ROSSELLINI ROBERTO (1906-1977) - (repères chronologiques)

Auteur :  Joël MAGNY

Naissance de Roberto Rossellini à Rome. Aîné de quatre enfants, il appartient à une famille aisée. Premiers essais de cinéma, financés par Rossellini lui-même. Prélude à l'après-midi d'un faune, censuré pour impudicité. Travaille comme scénariste et assistant pour La Fossa degli angeli, de Carlo Ludovico Bragaglia. Divers courts-… Lire la suite
ROME VILLE OUVERTE (R. Rossellini)

Auteur :  Joël MAGNY

En 1942, Luchino Visconti avait montré la voie en tournant Ossessione en décors naturels. Mais, avec Rome ville ouverte, les spectateurs du premier festival de Cannes, en 1946, découvrent un film, une esthétique, une attitude « morale » devant la vie et le cinéma qui vont bouleverser, entre autres, les futurs cinéastes de la Nouv… Lire la suite
ROME, VILLE OUVERTE, film de Roberto Rossellini

Auteur :  Jacques AUMONT

Fils de famille sans fortune, amateur de voitures, père de famille(s), Roberto Rossellini (1906-1977) est une figure inclassable dans les genres et les périodes du cinéma. Ses trois films de guerre : Le Navire blanc (La nave bianca, 1941), Un pilote revient (Un pilota ritorna, 1942), L'Homme à la croix Lire la suite
AMIDEI SERGIO (1904-1981)

Auteur :  Gérard LEGRAND

M. Bonnard, C. Mastrocinque, et de Mario Camerini (T'amero sempre, version de 1944). *En 1945, se produit l'événement décisif de sa vie : Amidei fournit à Rossellini le sujet de Rome ville ouverte. Il va collaborer, plus ou moins étroitement, aux scénarios de tous ses films ultérieurs, de Paisà à Stromboli,… Lire la suite
BERGMAN INGRID (1915-1982)

Auteur :  Hubert HARDT

Dans le chapitre "Un mélange de romantisme et de puritanisme" : …  studios nazis –, puis son envol vers Hollywood (en 1939). Plus tard, elle va découvrir en Roberto *Rossellini l'inspirateur. En fait, la période italienne (1949-1956), qui s'avéra pour elle décisive, et créatrice autant de sa personnalité que de son art, fut aussi un temps de dépression, d'échec et de rejet de la part d'une partie du public. Si… Lire la suite

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Filmographie

La Nave bianca, 1941

Un pilota ritorna, 1942

L'Uomo della croce, 1945

Rome, ville ouverte (Roma, città aperta), 1945

Païsa, 1946

Desiderio (coréalisateur Marcello Pagliero), 1946

Amore, diptyque comprenant La Voix humaine et Le Miracle (Il Miracolo), 1947-1948

Allemagne année zéro (Germania anno zero), 1947

La Macchina ammazacattivi, 1948

Stromboli (Stromboli, terra di Dio), 1949

Onze Fioretti de François d'Assise (Francesco, giullare di Dio), 1950

L'Envie (Invidia), sketch des Sept Péchés capitaux, 1952

Europe 51 (Europa 51), 1952

Où est la liberté ? (Dov'è la libertà ?), 1952

Voyage en Italie (Viaggio in Italia), 1953

l'épisode Ingrid Bergman de Nous les femmes (Siamo donne), 1953

un épisode de Amori di mezzo secolo, 1954

Jeanne au bûcher (Giovanna d'Arco al rogo), 1954

La Peur (Angst), 1954

India, 1958

Le Général de La Rovere (Il Generale Della Rovere), 1959

Les Évadés de la nuit (Era notte a Roma), 1960

Viva l'Italia ! 1960

Vanina Vanini, 1961

Anima nera, 1962

Illibatezza, épisode de Rogopag ou Laviamoci il cervello, 1962

supervision de L'Âge du fer (L'Età del ferro), 1964

La Prise du pouvoir par Louis XIV, 1966

La Lutte de l'humanité pour sa survivance, 1968

Les Actes des Apôtres, 1969

Socrate, 1970

Blaise Pascal, 1971

Agostino di Ippona, 1972

L'Eta di Cosimo, 1972

Cartesius, 1973

Anno uno, 1974

Le Messie, 1975

Concerto per Michelangelo, 1976

Beaubourg, centre d'art et de culture, 1977 (ces deux derniers films sont des courts métrages).

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Bibliographie

R. Rossellini, Un esprit libre ne doit rien apprendre en esclave, Fayard, Paris, 1977.A. Bazin, « Défense de Rossellini et autres textes », in Qu'est-ce que le cinéma ? t. IV, Paris, 1962

A. Bergala, Voyage en Italie, de Roberto Rossellini, Yellow now, Grisnée, 1990

A. Bergala dir., Le Cinéma révélé, Cahiers du cinéma, Paris, 2006

H. Frappat, Roberto Rossellini, ibid., 2007

P. Hovald, Roberto Rossellini, Bruxelles, 1953

M. Mida, Roberto Rossellini, Parme, 1961

« Le Néoréalisme italien : bilan de la critique », in Ét. cinématogr., nos 32-35, Paris, 1964

R. Prédal, « Roberto Rossellini », in L'Avant-scène cinéma, no 222, Paris, 1979

J. Rivette, « Lettre sur Rossellini », in Cah. du cinéma, no 46, 1955

M. Serceau, Roberto Rossellini, Cerf, Paris, 1986.

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