Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

LONGHI ROBERTO (1890-1970)

L'œuvre de Roberto Longhi est de celles qui créent, dans le fil régulier d'une discipline — la critique d'art, en l'espèce, et l'histoire de la peinture —, des remous d'abord, puis un sillage sans cesse élargi, et, finalement, un courant quasi irrésistible. Dans les différents domaines qu'il a explorés, son approche personnelle, ses analyses et ses intuitions ont proposé, ou imposé, une optique neuve à ceux qui les ont abordés après lui.

Né à Alba, en Piémont, dans une famille originaire d'Émilie, il commence ses études à Turin, avec P. Toesca qui restera pour lui un maître admiré. En 1910, une exposition à Venise lui révèle, dit-il, Courbet et Renoir. Ce premier choc le laisse profondément sensibilisé à la peinture française. Après sa thèse sur Caravage (1911), il part pour Rome où il suit l'enseignement d'Adolfo Venturi. Il collabore à partir de 1912 à une revue d'avant-garde, La Voce : il y donne des essais sur Mattia Preti, sur Boccioni, sur les futuristes, et, en 1914, établit, avec Le Due Lise, un parallèle spirituel et percutant entre La Joconde et la Lise de Renoir, dont la conclusion est à l'avantage de Renoir, car Longhi et ses amis de La Voce n'hésitent pas à malmener les idoles — Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange. Il donne aussi des articles et des notes critiques à L'Arte, sur Piero della Francesca, sur Gentileschi, sur Caravage, notamment. Après la Première Guerre mondiale, Longhi visite pendant deux ans les musées d'Europe. À son retour en Italie, il poursuit cette recherche du contact direct avec les œuvres et, au-delà, avec les peintres. Servi par une mémoire visuelle exceptionnelle, il reconstitue des ensembles dispersés, propose des attributions nouvelles, attire l'attention sur des artistes oubliés. Se succèdent alors des études sur Domenico Veneziano, sur Ter Brugghen, sur Caravage encore, entre deux livres qui font date, Piero della Francesca en 1927, Officina ferrarese en 1934, traduction française L'Atelier de Ferrare, Gérard Monfort éd., 199 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« LONGHI ROBERTO (1890-1970) » est également traité dans :

L'ATELIER DE FERRARE, livre de Roberto Longhi

Écrit par :  Martine VASSELIN

Formé à la critique d'art avant de devenir professeur à l'université de Bologne, puis de Rome, Roberto Longhi (1890-1970) est considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de la peinture italienne du xive au xviie siècle, des primitifs aux caravagesques. L'Atelier de Ferrare (OfficinaLire la suite
ART (L'art et son objet) - L'attribution

Écrit par :  Enrico CASTELNUOVO

Dans le chapitre "L'attribution intuitive"  : …  du connaisseur, est la reconstitution d'ensembles qui ont été dispersés : polyptyques, retables. *Roberto Longhi en propose de remarquables exemples dans son ouvrage Officina Ferrarese, qu'il s'agisse de l'autel Roverella, autrefois à San Giorgio de Ferrare, de Cosmè Tura, ou du polyptyque Grifoni, autrefois à San Petronio de Bologne, de… Lire la suite
BANTI ANNA (1895-1985)

Écrit par :  Jean-Michel GARDAIR

…  les débuts, entre autres, de Bassani, de Pasolini et d'Arbasino. Fondée en 1950 par Roberto *Longhi, époux d'Anna Banti, la revue Paragone est surtout connue à l'étranger par les historiens d'art. Elle a aussi sa place dans l'histoire littéraire des trente dernières années, et l'on ne saurait trop insister sur le rôle tenu en son… Lire la suite
BERTOLUCCI ATTILIO (1911-2000)

Écrit par :  Bernard SIMEONE

…  terrien et jeune homme attentif à la culture étrangère, en particulier la littérature anglaise, *Bertolucci devient l'élève, à Bologne, de l'historien d'art Roberto Longhi : cet enseignement, né de la quête anxieuse des formes et des secrets du visible, enrichit la sensibilité la plus profonde du poète, tournée vers un monde agraire et… Lire la suite
RÉCEPTION, art et littérature

Écrit par :  Elsa MARPEAUFrançois-René MARTIN

Dans le chapitre "Histoire de l'art"  : …  critique d'art, la fortune critique, telle que la conçoit un historien de l'art aussi essentiel que *Roberto Longhi (1890-1970), devait aboutir à une « anthologie de la critique d'art immédiate », où les poètes pouvaient avoir autant d'importance que les critiques ou les érudits attitrés, dès lors qu'ils avaient, mieux que les autres, qualifié l'… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média