4. Le vert paradis des îles du Pacifique
Tout en composant dans son lit ou sur sa chaise longue, Stevenson, luttant toujours, n'abandonne pas sa « manie ambulante ». Aussi, à la mort de son père en 1887, il accepte d'enthousiasme le projet d'une croisière en Océanie. Il visite les Marquises, Tahiti, les Samoa occidentales. Finalement il s'installe près d'Apia, dans l'île d'Upolu, y faisant construire la belle demeure de Vaïlima. Loin de l'Angleterre victorienne, il est heureux, mais son amour pour l'Écosse grandit : ses dernières œuvres en témoignent. Chez les indigènes, l'homme adolescent découvre avec joie le même don d'enfance ; il traduit dans des nouvelles charmantes ces correspondances de sensibilité : La Plage de Falesa (The Beach of Falesa, 1892). Une congestion cérébrale l'emporte au soir du 3 décembre 1894 ; jusqu'au bout, il aura goûté le plaisir de raconter dans une belle langue une belle histoire. Et ce plaisir, il nous le fait toujours partager.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



