L'œuvre la plus importante d'Henryson est le recueil intitulé Les Fables morales choisies d'Ésope le Phrygien, en noble et riche langage écossais (The Morall Fabillis of Esope the Phrygian, Compylit in Eloquent and Ornate Scottis), une version de treize fables qui repose essentiellement sur les compilations de John Lydgate et William Caxton, et se compose de quatre cents strophes de sept vers. Ses qualités résident dans la fraîcheur et l'humour de la narration ainsi que dans ses esquisses de paysages écossais.
Dans Le Testament de Crisède (The Testament of Cresseid), une complainte narrative de quatre-vingt-six strophes, Henryson donna une suite au Troïle et Crisède (Troilus and Criseyde) de Chaucer, récit tragique de la trahison dont est victime l'héroïne et de sa mort lamentable.
Versifié comme le poème de Chaucer, le Testament est plus qu'un chef-d'œuvre de virtuosité rhétorique. On trouve chez Henryson, mêlés à un attachement inébranlable à la justice, une attraction esthétique pour le répugnant et le grotesque et un sens aigu des variations de l'amour humain.
Parmi les poèmes courts attribués à […]
