Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Bernard HOLTZMANN
Si les vestiges archéologiques de la vie sont souvent ténus et énigmatiques, ceux de la mort sont généralement nombreux et loquaces : l'apparence physique des hommes, leur statut social, leurs croyances, leur goût s'y révèlent ; aussi les tombes sont-elles la grande, parfois même la seule ressource de l'archéologie. Cela vaut également pour la… Lire la suiteÉcrit par : Christiane M. ZIVIE-COCHE
Dans le chapitre "Histoire et mythe" : … Osiris. À l'origine, le dieu local était Khentamentyou, le chef des Occidentaux, autrement dit le *dieu des morts, représenté sous la forme d'un chacal. Dès l'Ancien Empire, en particulier dans les Textes des Pyramides, on le trouve associé à Osiris, sans doute originaire du delta, mais dont la popularité allait se répandre à travers tout… Lire la suiteÉcrit par : Noureddine HARRAZI, Claude NICOLET
Dans le chapitre "Les pratiques funéraires" : … régionales systématiques, il est difficile de dresser un tableau crédible des pratiques et des *rites funéraires qu'a connus l'Afrique du Nord à l'époque romaine. La nécropole de Draria et Achour dans la région d'Alger, par exemple, atteste le maintien de rites pré-romains quatre siècles après les premiers établissements latins dans une région… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Divinité de la religion védique qui personnifie le feu (en sanskrit, agni : feu). Plusieurs « éléments » naturels (l'eau, la terre, l'air, etc.) tiennent une place importante dans la mythologie et le culte védiques, conjointement avec des « objets » cosmiques (le Soleil, la Lune, les rivières) et des « puissances » quasi abstraites (le… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Malgré leur allure énigmatique, qui tient certainement à leur grande antiquité, les alfes (álfar) constituent un intéressant sujet d'étude pour l'historien de la religion germano-nordique ancienne. Les grands poèmes de l'Edda les mettent sur le même plan que les ases, et le dieu Vane Freyr est réputé habiter leur univers (Álfheimr… Lire la suiteÉcrit par : Georgette SOUSTELLE, Universalis
Dans le chapitre "Rites funéraires" : … Les *rites funéraires ont gardé un aspect païen dans certains groupes. Les Tarahumara et les Huichol offrent au mort trois fêtes successives, ces cérémonies formant un ensemble de mesures destinées à l'éloigner définitivement du monde des vivants. Les Tepehua s'efforcent également d'empêcher le retour du mort et les parents du défunt pratiquent des… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE, Universalis
Dans le chapitre "La complexité des faits" : … On le rencontre, en revanche, en Mélanésie et dans certaines civilisations de type agricole. *En Mélanésie, on érige en l'honneur de certains morts illustres des figures taillées en bois ; pourtant ces figures n'ont pas un caractère sacré. Aux Nouvelles-Hébrides, on façonne en bambou une représentation du chef décédé, qui est déposée ensuite… Lire la suiteÉcrit par : Noël DUVAL
Dans le chapitre " Institutions et société" : … dans les vici, les villages et les grandes propriétés, le réseau des futures paroisses. *Depuis le iiie siècle, dès avant la christianisation, l'inhumation remplace progressivement l'incinération, mais les tombes chrétiennes (en dehors des populations d'origine barbare qui gardent la tradition des « inhumations… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Dieu chacal, Anubis fut particulièrement adoré dans le dix-septième nome de la Haute-Égypte, nome sur lequel on a conservé un intéressant document de topographie religieuse, le papyrus Jumilhac. Anubis, fils d'Isis et d'Osiris, était le dieu du désert et de la nécropole ; il introduisait les morts dans l'autre monde et veillait sur les tombes.… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Le culte du dieu égyptien Apis est attesté à une date très ancienne dans la ville de Memphis. Il était représenté sous la forme d'un taureau qui devait être blanc avec des taches noires répondant à des dessins très déterminés. Hérodote a laissé sur Apis ce témoignage : « Quand il fut devenu maître de toute l'Égypte, Psammétique éleva à Héphaïstos… Lire la suiteÉcrit par : Hervé KEMPF
… à la publication en 1977 de L'Homme devant la mort. Autrefois, la mort était familière, *ritualisée ; elle appartenait à l'ordre de la nature et faisait partie des événements courants de la vie sociale. Progressivement, elle change : individualisée, elle n'est plus un rite collectif ; exaltée et dramatisée, elle devient une rupture. Au… Lire la suiteÉcrit par : Janice STARGARDT
Dans le chapitre "Les grandes villes pyues" : … tradition architecturale indigène d'Asie orientale. Les halles pyues servaient à la célébration des *rites funéraires également sans modèle indien. Dépourvues de statuaire et du moindre élément décoratif, elles abritaient des urnes funéraires multiples groupées autour des colonnes, de chaque côté de l'entrée et le long du mur. Les urnes des grandes… Lire la suiteÉcrit par : Françoise DUNAND, Roger LICHTENBERG
… fouilleurs, comme une véritable catacombe, avec loges superposées. Au moment de la découverte, les *momies étaient placées sur des banquettes taillées dans les parois des chambres funéraires, à l'intérieur de sortes d'alcôves. Beaucoup sont dotées de masques-plastrons en cartonnage, faits de tissus de lin agglomérés et stuqués, tandis que d'autres… Lire la suiteÉcrit par : Luc de HEUSCH
Dans le chapitre "La vie rituelle" : … Le rite de sevrage enfin détachera définitivement l'enfant de sa mère vers l'âge de trois ans. Ces *rites obéissent à un code thermodynamique qui se trouve en rapport avec la conception même de la gestation comme cuisson intra-utérine. L'enfant demeure longtemps dans un dangereux état de chaleur, analogue à celui qui caractérise la maladie ; l'un… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BORDREUIL, Arnaud SÉRANDOUR
Dans le chapitre "Les ossuaires" : … inhumation primaire dans un caveau familial creusé dans le roc à la périphérie de Jérusalem. Cette *coutume funéraire est bien attestée pour les familles aisées de Jérusalem. Elle s'est répandue durant l'époque du roi Hérode (41 av. J.-C. - 4 de l'ère chrétienne) et s'est perpétuée jusqu'au iie siècle de notre ère, avec une plus… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DEVILLERS, Manuelle FRANCK, Christian LECHERVY, Solange THIERRY
Dans le chapitre "Les Saoch" : … fertilité et des pantomimes de chasse sont les vestiges de très anciens rituels. C'est sans doute la* pratique des funérailles qui différencie le plus les Saoch des Khmers : alors que ceux-ci incinèrent leurs morts, les Saoch les enterrent en effet dans un trou profond d'un mètre environ, sans cercueil ni tombeau, après les avoir lavés et leur avoir… Lire la suiteÉcrit par : Nicole SINDZINGRE, Bernard THIS
Dans le chapitre "Cannibalisme et parenté" : … sacrifice au sens strict, destiné à apaiser l'âme d'un parent. Elle s'inscrit donc comme élément de *rites funéraires. H. Clastres a montré, en outre, la pertinence, dans la pratique tupinamba, des règles d'alliance : les ennemis mangés étaient des alliés potentiels, car leurs femmes pouvaient être des épouses ; ainsi s'engageaient des relations… Lire la suiteÉcrit par : Paul QUENTEL
… *Les alignements de Carnac sont des ensembles de pierres dressées en lignes parallèles ; ils s'étendent sur plus de 4 kilomètres et comptent 2 934 menhirs ou pierres dressées (menhir signifie pierre longue). On en dénombre trois groupes successifs : les alignements du Ménec (1 170 menhirs), ceux de Kermario et ceux de Kerlescan. On a la quasi-… Lire la suiteÉcrit par : Philippe PERGOLA
Dans le chapitre "Origine et nature des catacombes" : … voie Appia Pignatelli), se trouve la catacombe juive de Vigna Randanini, elle aussi très étendue. *Les premiers hypogées, et par la suite les grandes catacombes, se développèrent en fonction des limites de propriétés juridiquement établies et consacrées selon le droit funéraire romain. Les fossoyeurs (fossores), qui devinrent un corps… Lire la suiteÉcrit par : Christian-J. GUYONVARC'H, Pierre-Yves LAMBERT, Stéphane VERGER
Dans le chapitre "Les nouvelles régions laténiennes" : … variable, au sein de laquelle les différences de statut social sont relativement peu marquées. *En Champagne, par exemple, les nécropoles tumulaires font très tôt place à des cimetières à inhumation en tombes plates. Les usages vestimentaires et l'équipement funéraire caractéristiques de l'époque laténienne font aussi leur apparition. Les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
… *L'assimilation du panthéon romain au panthéon grec a fait confondre la Cérès latine avec Déméter et prêter à la première — personnalité divine sans histoire et sans visage — aventures et traits humains de la seconde. Pourtant, en dépit de cette hellénisation précoce et poussée, la déesse a conservé dans son culte ses caractères originaux italiques… Lire la suiteÉcrit par : Alain DUVAL
… *Définie par l'école archéologique allemande, la civilisation dite des « champs d'urnes » se caractérise par l'usage de la crémation et le dépôt des cendres du défunt dans des urnes rassemblées en de grandes nécropoles (d'où leur nom). Ce rite funéraire apparaît en Europe centrale à la fin de l'Âge du bronze moyen (soit au ~ xiiie… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOHEN
… Les observations réalisées au cours des travaux de dégagement leur permettaient d'affirmer *qu'il s'agissait d'une inhumation volontaire. Ils apportaient la preuve que les Néandertaliens, artisans du Moustérien, considérés alors comme une espèce intermédiaire entre l'homme et le singe, enterraient leurs morts. Le retentissement causé par… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Dans la mythologie grecque, fils de l'Érèbe et de la Nuit. Charon, le nocher des Enfers, avait pour tâche de faire traverser les marais de l'Achéron dans sa barque aux âmes des défunts qui avaient reçu une sépulture. En paiement, il prenait la pièce de monnaie placée dans la bouche des cadavres. Il lui était interdit de faire passer des vivants, et… Lire la suiteÉcrit par : Gérard REICHEL-DOLMATOFF
Dans le chapitre "Symboles et rites religieux" : … se distingue plutôt par la complexité des rites personnels et des offrandes individuelles. En* ce qui concerne les coutumes funéraires, on pratiquait la momification, avec extraction des viscères et application de résines, suivie parfois du fumage des cadavres. On pliait le corps dans la position fœtale et on l'enveloppait dans plusieurs… Lire la suiteÉcrit par : Corinne DEBAINE-FRANCFORT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Michel NURIDSANY, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Pierre RYCKMANS, Alain THOTE
Dans le chapitre " Jade" : … absorption de yu, réduit en poudre, devait permettre d'accéder à l'immortalité des Sages. *L'emploi de yu dans les rites funéraires semble avoir pour origine les propriétés prophylactiques qui lui étaient attribuées : il était censé protéger les corps de la putréfaction. Depuis le xviie siècle, l'Occident a… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude POURSAT
Dans le chapitre "La Crète mycénienne" : … funéraires, apparaissent comme le signe de l'installation au pouvoir d'une dynastie mycénienne : *une tombe à tholos de type mycénien est construite près de Cnossos ; l'apparition de « tombes de guerriers », définies par la présence d'un riche mobilier métallique, armes, mais aussi vases de bronze ou de métal précieux, rasoirs, miroirs, bijoux,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude POURSAT, René TREUIL
Dans le chapitre "Des origines au Cycladique ancien ( ? - 1950 av. J.-C.)" : … de vingt pièces groupées dans une enceinte ne peut pas être établie avec certitude. Les pratiques *funéraires sont beaucoup mieux connues, car le mode même de construction des tombes les rend aisément repérables, tandis que la présence possible de statuettes dans le mobilier suscite la convoitise des fouilleurs clandestins. Depuis le Néolithique… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Nom donné aux édifices ou « tours du silence » dans lesquels les adeptes du mazdéisme exposent leurs morts. Selon la religion prêchée par Zarathoushtra (Zoroastre) au ~ viie siècle, en effet, les quatre éléments constitutifs de l'univers (terre, eau, air, feu) étaient tenus pour sacrés et ne devaient en aucune façon être… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
… *Dans le langage courant, le mot « deuil » renvoie à deux significations. Est appelé deuil l'état affectif douloureux provoqué par la mort d'un être aimé. Mais deuil signifie tout autant la période de douleurs et de chagrins qui suit cette disparition. Le deuil est donc constitutif d'une perte d'objet, au sens psychanalytique d'objet d'amour. Freud… Lire la suiteÉcrit par : Yvan BARBÉ
… *Peuple nomade du nord de l'Inde. Les Dom vivent dispersés dans les plaines du Bihar, du Bengale et du Pendjab. Qualifiés de « sans forme » par les brahmanes, ils constituent une caste tribale située au plus bas de l'échelle sociale. Au Bihar, les Maghaiya Dom (dont le nom provient du vieux royaume du Magadha) sont essentiellement nomades et… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "L'eau diluviale" : … cornes de la lune. Mais la valorisation psychopompe de la barque – fût-elle lunaire – n'échappe ni à* la mythologie égyptienne, où Isis et Osiris voyagent sur une barque funéraire, où chaque momie est accompagnée de barques symboliques, ni aux mythologies sémitique, polynésienne, celtique ou hindoue (F. Bar, Les Routes de l'autre monde).… Lire la suiteÉcrit par : François DAUMAS
Dans le chapitre "Effondrement de la monarchie memphite" : … que cette catastrophe sociale eut un résultat positif et durable : l'accession du peuple aux *rites funéraires. Seul le roi possédait de plein droit l'immortalité, parce qu'il était dieu. Il pouvait la communiquer à qui il voulait pour se donner dans l'au-delà une cour et des serviteurs. Il possédait des recueils liturgiques qui assuraient… Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
Dans le chapitre "Archéologie du Soudan" : … développement de la civilisation soudanaise. La fouille des nécropoles permet de préciser les *coutumes funéraires locales : placé entre deux grandes peaux de bovidés, le défunt était inhumé sous un tertre marqué en surface d'un joli décor de cailloux blancs et de pierres noires constituant des cercles concentriques ; une poterie… Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Dans le chapitre "La religion funéraire" : … *Aussi loin que l'on remonte dans le passé, les Égyptiens ont toujours cru à une survie après la mort. Dès le Néolithique, les cadavres sont enterrés près des demeures des vivants, ils sont orientés et pourvus de provisions et de mobilier funéraire, comme s'ils continuaient à faire partie de la communauté humaine, ou du moins comme s'ils avaient les… Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
Dans le chapitre " L'architecture funéraire" : … cave) servant de magasin et, à l'ouest, après un court passage, par la chambre du sarcophage. *Comme l'indiquent, depuis le règne d'Ounas, dernier roi de la Ve dynastie, les textes gravés en colonnes de délicats hiéroglyphes peints en vert, cet ensemble correspond au parcours effectué d'ouest en est par le roi pour prendre place, à… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT, Mircea ELIADE
Dans le chapitre "L'autre monde selon Homère" : … Dans la Grèce ancienne, on croyait que les âmes des morts descendaient du tombeau *dans l'Hadès, vaste caverne qui s'étendait à l'intérieur de la terre. Là régnaient les dieux de l'enfer. Au-delà de l'Océan, se trouvaient les îles Fortunées, où étaient miraculeusement transportés les héros. Homère décrit les ombres des morts plongées dans une… Lire la suiteÉcrit par : Danielle GABORIT-CHOPIN, Eric PALAZZO
Dans le chapitre "L'illustration du rituel des funérailles" : … d'Ivrea (bibliothèque Capitolare, Ivrea) comporte soixante-deux miniatures, dix étant consacrées à *la liturgie des funérailles. Ce cycle, exceptionnel par son ampleur et le détail des scènes, suit de manière assez précise le texte de l'ordo des obsèques contenu dans le manuscrit. Malgré la présence de membres du clergé, l'artiste s'est… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BLOCH, Jean POUILLOUX, Universalis
Dans le chapitre "Les diverses classes d'inscriptions" : … citoyens auxquels elles devaient reconnaissance pour leur protection et leurs bienfaits. Le culte *funéraire a toujours eu de l'importance à Rome. Pour les anciens Romains, les morts continuaient à vivre dans leurs tombes, d'une existence ralentie, certes, et médiocre, mais cependant substantiellement semblable à celle des vivants. Il leur fallait… Lire la suiteÉcrit par : Françoise-Hélène MASSA-PAIRAULT
Dans le chapitre "Les « lucumones » : fondation et organisation des cités (750 env.-600 env. av. J.-C.)" : … de Verucchio, etc. Ce déploiement de luxe sert à marquer la puissance gentilice jusque dans les *rites funéraires. Ces objets introduisent des modèles idéologiques et culturels propres à l'Orient ou à l'aristocratie grecque. Il en est ainsi de l'usage du vin et de la présentation ostentatoire de services à boire complets à côté du corps (qui n'… Lire la suiteÉcrit par : Gérard BAILLOUD, Jean GUILAINE, Michèle JULIEN, Bruno MAUREILLE, Michel ORLIAC, Alain TURQ, Universalis
Dans le chapitre "La chasse à l'arc dans la forêt d'Europe" : … ou plusieurs individus ensevelis simultanément ou successivement, en position allongée ou fléchie ;* les plus élaborées, délimitées par un coffrage de pierre, se signalent par un petit tumulus ; un entrelacs de bois de cerf couronne parfois les crânes. Les inhumations sont souvent associées à de l'ocre rouge et accompagnées d'offrandes de venaison… Lire la suiteÉcrit par : Dominique HENRY-GAMBIER
… site, cette date indique une appartenance à la culture gravettienne (environ 28 000 -20 000 B.P.). *La sépulture de l'abri de Cro-Magnon reste cependant l'un des plus anciens témoignages des comportements funéraires pour le Paléolithique supérieur d'Europe, ce qui revient à souligner l'absence de documents fiables sur les pratiques funéraires des… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "Le feu fulgurant" : … de la forge, du volcan. De nombreuses sociétés, enfin, utilisent l'incinération comme base du *rituel funéraire. André Piganiol a montré que, dans les sociétés indo-européennes, l'incinération est toujours accompagnée par un culte solaire ou ouranien lié à la notion de transcendance. Le feu de Vulcain serait à Rome l'antithèse du Saturne… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul DEMOULE, Jean-Jacques HATT
Dans le chapitre "La religion des Gaulois" : … duels de jeunes guerriers. Pour la période de La Tène, les fouilles de Champagne ont prouvé que *le culte funéraire, associé à celui des dieux et dont l'origine remonte à l'âge du bronze, prend, dans les cimetières, au second âge du fer, des formes nouvelles : enclos funéraires carrés ou rectangulaires, entourant des sépultures appartenant à un… Lire la suiteÉcrit par : Michel KAZANSKI
Dans le chapitre "L'époque romaine (Ier-IVe s.)" : … en pleine terre sont généralement accompagnées d'offrandes. La proportion de ces diverses pratiques *funéraires varie selon les cultures. Celle de Przeworsk se caractérise par la prédominance des incinérations sur les inhumations et par la coutume de déposer des armes dans les tombes. En revanche, dans la culture de Wielbark, les inhumations sont… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
… *Les gladiateurs (en latin gladiatores, de gladius, glaive) sont des hommes donnés en spectacle dans des combats à mort. L'usage vient sûrement d'Étrurie où, sur des fresques tombales, Phersu, démon masqué de la mort ( ?), se livre à des jeux préfigurant ceux des gladiateurs romains ; des couples de combattants armés sont… Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "La religion crétoise" : … à telle enseigne que l'on a pu y voir les origines du théâtre et des jeux de la Grèce ultérieure. *Les morts sont inhumés dans des monuments de types divers (on voit des tombes circulaires, qui préfigurent les tholoi de Mycènes). Il est certain qu'ils reçoivent un culte, particulièrement important quand il s'agit de personnages princiers… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DEVAMBEZ, Agnès ROUVERET
Dans le chapitre "La production en série de tombes peintes à Paestum au IVe siècle avant J.-C." : … exécutée pour les funérailles, comme le montrent les traces de cordes dans l'enduit encore frais. *Liées au rituel funéraire, les fresques répètent d'une tombe à l'autre un certain nombre de scènes opposant les deux sexes. Si les jeux funéraires sont communs aux hommes et aux femmes, on relève des images typiquement masculines – le retour du… Lire la suiteÉcrit par : François LISSARRAGUE
Dans le chapitre "Les vases : des funérailles au banquet" : … complément de la stèle. Le décor géométrique dont il est orné a très souvent pour thème le rituel *funéraire : exposition du mort entouré de pleureuses ou convoi funèbre. L'image s'intéresse donc dès l'origine à la mise en scène du traitement rituel du corps du défunt et vient s'insérer dans le dispositif de commémoration du mort. À la différence… Lire la suiteÉcrit par : René TREUIL
Dans le chapitre "Des origines à l'Helladique ancien ( ?-1950 av. J.-C.)" : … position et des dimensions (25 m × 12 m) telles que certains y voient un palais avant la lettre. *Les pratiques funéraires ne sont guère connues qu'en Attique (Haghios Kosmas) et en Eubée (Manika). La plupart des tombes sont désormais regroupées dans de véritables cimetières, qui peuvent être très importants : celui de Manika pourrait comporter 4… Lire la suiteÉcrit par : Thierry DAVILA
… leurs modèles, ils sont supposés conserver la personnalité de ceux dont ils sont les empreintes. *Jusqu'à la fin de l'Antiquité tardive, un culte funèbre fut voué aux imagines, ces cires qui représentaient les images des ancêtres du patriciat romain, souvent conservées dans des armoires et exhibées lors des pompes funèbres. De là l'effet… Lire la suiteÉcrit par : Michel KAZANSKI
Dans le chapitre "Les sites archéologiques" : … (par exemple à Kenkol et Ketmen'-Tjube, nos 37 et 38). Dans une étude consacrée aux *pratiques funéraires des nomades de cette période, l'archéologue I. P. Zaseckaja distingue trois principaux types de sépultures : les incinérations et les inhumations sous des kourganes (tertres), ainsi que les inhumations qui, à l'heure actuelle, ne… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT
Dans le chapitre "Les doubles" : … pierre qui tient la place du mort dans les cénotaphes ou dans quelque lieu rituel : « À travers le *colossos, le mort remonte à la lumière du jour et manifeste aux yeux des vivants sa présence. Présence insolite et ambiguë qui est aussi le signe d'une absence. » Cette absence est en partie comblée par la psuchè, aussi fragile et… Lire la suiteÉcrit par : Denys LOMBARD
Dans le chapitre "Les marginaux" : … à des guerres incessantes de village à village (chasse aux têtes, capture d'esclaves, vendetta). Les* secondes funérailles, intervenant plusieurs mois après la mort, constituaient, et constituent encore une cérémonie essentielle : les ossements, nettoyés une dernière fois, étaient transportés dans un catafalque en forme de maison jusqu'à la falaise… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François JARRIGE
Dans le chapitre "Les premiers établissements néolithiques au Baluchistan et dans la vallée de l'Indus (VIIe-VIe millénaire)" : … de poterie, ils sont constitués principalement par des paniers recouverts d'une couche de bitume. *Les tombes des niveaux précéramiques de Mehrgarh nous fournissent une importante source de documentation sur les pratiques funéraires, sur l'artisanat et l'organisation sociale des premières populations villageoises dans le système de l'Indus. Les… Lire la suiteÉcrit par : Marie GUILLET
… *Personnage dont l'histoire est rapportée dans la Bible au Livre des Juges (x-xii), Jephté est issu de la tribu de Gad ; chassé de son pays par ses demi-frères parce qu'il est le fils d'une femme étrangère, il se réfugie dans le pays de Tod et devient chef de bande. Mais ses frères viennent bientôt le supplier de devenir leur chef… Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON, Charles TOUATI
Dans le chapitre "Offrandes et prières" : … ou de la cérémonie dite du changement de nom censée tromper les anges qui gèrent la vie et la mort. *Les rites funéraires comprennent la déchirure du vêtement (qeri'a) [d'origine biblique], la veillée mortuaire accompagnée de la lecture du psautier (parfois aussi de la Mishna), la tahara ou toilette du mort, dont on s'acquitte avec… Lire la suiteÉcrit par : Agnès LEHUEN
… *Tribu indienne d'Amérique du Nord qui appartient à la famille linguistique sioux et qui vivait le long des rivières Kansas et Saline dans ce qui est actuellement le centre du Kansas. Les Kansa (ou Kanza) ou Kaw étaient un peuple à demi-sédentaire qui vivait à la fois de la chasse et de l'agriculture. Société patrilinéaire, la tribu kansa était… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Dans la religion égyptienne, Khépri est le soleil du matin, c'est-à-dire une forme du dieu-Soleil, avec Rê (le soleil dans son zénith) et Atoum (le soleil couchant), constitue le grand dieu d'Héliopolis qui vint à l'existence « sous la forme de l'existant ». Kheper signifie en égyptien « devenir », « exister », mais ce mot désigne aussi… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
… *À Rome, les 9, 11 et 13 mai, un père de famille soucieux de ses devoirs devait se lever sur le coup de minuit. Pieds nus, il écartait de son chemin les ombres des morts en joignant le pouce aux autres doigts ; il se lavait les mains, puis jetait derrière lui, sans se retourner, des fèves noires que l'ombre du mort, lemur, était censée… Lire la suiteÉcrit par : Julie MASQUELIER-LOORIUS
… faces du pyramidion d'Iher, musée du Louvre, Paris, le montrent). La deuxième section présente *l'accès à la vie éternelle, rendu possible par le franchissement des portes de l'au-delà, de la Douat, dont l'apparence, très variable, est évoquée dans diverses compositions funéraires (comme le Livre pour sortir le jour plus connu… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Gracieuse petite déesse égyptienne, représentée généralement assise et coiffée d'une plume d'autruche qui écrit son nom, Maât symbolise l'ordre, la justice et la vérité : l'ordre immuable du monde auquel tous doivent se conformer, l'ordre qui est « l'expression idéologique normale des sociétés asiatiques » (J. Chesnaux). Il n'est pas exagéré de… Lire la suiteÉcrit par : Dominique PAQUET
Dans le chapitre " Histoire" : … À l'origine, *un geste dont on peut dire qu'il serait contemporain des funérailles et qui a valeur de parabole : l'application d'une matière fluide d'origine minérale, végétale, animale ou humaine sur la peau selon une composition signifiante, marquant une coupure avec l'inorganique. Pour J. T. Maertens, il s'agit d'une coupure avec le corps-mère,… Lire la suiteÉcrit par : Christian DUVERGER
Dans le chapitre "Le masque dans l'Amérique préhispanique" : … la crémation comme mode de sépulture, connaissent néanmoins le masque mortuaire. Avant* de brûler le défunt, on le pliait dans des draps, les jambes repliées devant le tronc ; on parait alors le bulto ainsi constitué d'ornements de plumes et de papier, et on couvrait sa face d'un masque de bois. C'est notamment ainsi qu'est représenté le… Lire la suiteÉcrit par : Christian COIFFIER
Dans le chapitre "Nouvelle-Irlande" : … Gunn, les masques malanggan se répartissent en cinq catégories selon leur fonction. *Les masques funéraires rudimentaires en tapa dissimulaient le visage des porteurs du corps du défunt ; ils étaient jetés dans la tombe à la fin des cérémonies ce qui explique leur rareté. Les masques matua servaient à lever les tabous lors… Lire la suiteÉcrit par : Michel ORLIAC
… semblable existait dans l'abri mésolithique de Roc del Migdia, en Catalogne (Vilanova de Sau, Osona). *Ces appareillages « mégalithiques » constituent un fait nouveau dans le rituel funéraire ; de même que le groupement des sépultures en nécropoles ; en effet, du Portugal à l'Oural, au Mésolithique récent, probablement en liaison avec un… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOTTERO, Jean-Jacques GLASSNER
Dans le chapitre "Paraliturgies et culte familial" : … la liturgie familiale, dont beaucoup d'aspects nous échappent. Nous ne savons pas grand-chose des* rites funéraires, si ce n'est que le corps, avant l'ensevelissement, devait être lavé, habillé et exposé. La mise en terre se faisait, traditionnellement, volontiers dans le sous-sol de la maison de famille : une « aile » était réservée à cette… Lire la suiteÉcrit par : Françoise DUNAND, Roger LICHTENBERG
Écrit par : Louis-Vincent THOMAS
… en Nouvelle-Guinée où les défunts sont enterrés dans la maison des vivants. Partout dans le monde,* le défunt a été l'objet d'attentions particulières ; même l'abandon du cadavre aux animaux avait une signification rituelle en Mongolie, chez les nomades du Tibet. Il y a, tout d'abord, la toilette des morts, quasi universellement connue. Ainsi, les… Lire la suiteÉcrit par : Bernard VANDERMEERSCH
… premier peuplement de l'Australie et sur l'évolution génétique. L.M. 3 est un squelette masculin ; *la détermination du sexe a été possible parce que les deux mains étaient croisées sur le pubis comme cela est la règle lorsque les Aborigènes australiens enterrent un homme. C'est la première fois qu'une pratique funéraire encore vivace permet la… Lire la suiteÉcrit par : Yvan BARBÉ
… *On considère généralement que les ancêtres des Muong (en langue thaï, muong signifie division territoriale) et des Viêt ont immigré vers le nord du Vietnam actuel, alors que les peuples de langue thai se dirigeaient vers les plaines et vers les hauts plateaux du nord de la péninsule indochinoise. Les Muong s'apparentent culturellement aux Thaï et… Lire la suiteÉcrit par : Jean BOTTERO, Yvan KOENIG, Dimitri MEEKS, Universalis
Dans le chapitre "Les croyances funéraires" : … *On sait quel prix les Égyptiens donnaient à la vie après la mort. Dans l'Ancien Empire, seul le pharaon devient dieu ; les Textes des Pyramides, attestés depuis la Ve dynastie, recouvrent les parois des parties internes de la pyramide et décrivent la résurrection du roi, qui est supposé rejoindre le dieu solaire, accompagné de ses… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Pierre-Yves LAMBERT, Universalis
Dans le chapitre "De la préhistoire à l'âge du fer : la royauté sacrée" : … à l'usage des hommes. Le thème solaire suscite Ódinn, également psychopompe et donc rattaché au* culte des morts, lesquels informent à tous les sens du mot le monde des vivants comme le montrent les nombreux bateaux-tombes où se font inhumer, sous des tertres, les chefs (Oseberg, en Norvège, par exemple), quand il ne s'agit pas de ces… Lire la suiteÉcrit par : Daniel de COPPET, Jean-Pierre DURIX, Alain HUETZ DE LEMPS, Isabelle MERLE
Dans le chapitre "Organisation sociale et politique" : … particulièrement valeureux et habile se trouvait porter momentanément une responsabilité générale. *Les funérailles d'un chef étaient un événement vécu de façon dramatique. Son visage tatoué recevait une couche d'ocre rouge, ses cheveux étaient huilés et décorés de plumes. Ses armes et ses parures étaient placées à ses côtés pendant que l'on… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DETIENNE
Dans le chapitre "Les lamelles d'or" : … révélée par les tablettes trouvées en Grande-Grèce (Pétilia, Thourioi) et en Crète (Éleutherna). *Enterrées avec l'initié, ces lamelles d'or portent, gravées, les formules qui serviront à leur propriétaire de mot de passe dans l'au-delà. L'âme s'y présente comme « fils de la Terre et du Ciel étoilé » ; elle demande aux dieux infernaux de lui… Lire la suiteÉcrit par : Guy BUGAULT
Dans le chapitre "La religion" : … comme en Occident, le jour du mariage. Les Parsis ne connaissent ni enterrement ni crémation. Autant* ils aiment la vie, autant ils ont une sainte horreur de la mort et du cadavre. De celui-ci on s'écarte comme d'une source d'infection. Sa décomposition est, d'ailleurs, l'œuvre d'un démon, la Druj-i-Nasush. Après avoir lavé et revêtu d'étoffes… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LENIAUD
Dans le chapitre "Filiation, culte des morts et héritage" : … transmise par l'écrit ou par l'oral, le lien des vivants avec les morts se matérialise par la *sépulture : les rituels de Mari (xixe-xviiie siècle av J.-C.) indiquent moins l'existence d'une salle du trône que d'un lieu de commémoration des morts – c'est en ce lieu que sont disposées les effigies… Lire la suiteÉcrit par : André CHASTEL
Dans le chapitre "Les composantes d'une notion" : … vue génétique, le premier élément du patrimoine s'identifie à une fondation associée à une pratique *funéraire. C'est la racine même du phénomène : la perpétuation de ce qui fournit un encadrement à la vie humaine, grâce à un symbole d'origine et à un rite des morts. La notion, dans sa profondeur, ne paraît pas pouvoir être dissociée de ces… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AMIET, Ernest WILL
Dans le chapitre "La prépondérance mésopotamienne et les échanges interiraniens au IIIe millénaire" : … était constitué un monde d'artisans et de transporteurs semi-nomades aux nettes affinités élamites. *Au nord de la Susiane, dans les hautes vallées du Luristan, les nomades se faisaient enterrer dans d'énormes caveaux groupés loin de toute agglomération, avec un mobilier comprenant des vases peints semblables à ceux des Susiens, et, surtout, un… Lire la suiteÉcrit par : Laïla NEHMÉ
Dans le chapitre "Les tombes modestes" : … combinaison des deux, exactement comme dans les chambres funéraires des tombeaux à façade décorée.* Des cupules à libations étaient souvent creusées dans le sol à proximité de l'ouverture des tombes à fosse ou à puits. Il faut mentionner pour finir la nefesh, monument commémoratif individuel qui a toujours la forme d'une pyramide allongée… Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Dans le chapitre "La religion funéraire royale" : … *À sa mort, Pharaon rejoint son père Rê pour l'éternité, il monte à bord de la Barque solaire et il accompagne le dieu dans sa course céleste, diurne et nocturne. La sépulture royale, qui est mise en chantier le jour même de l'intronisation, peut prendre des dimensions considérables, comme on en peut juger par les grandes pyramides de Gizeh,… Lire la suiteÉcrit par : Rosario ACOSTA, Brigitte FAUGÈRE, Oruno D. LARA, Éric TALADOIRE, Universalis
Dans le chapitre "Teuchitlán et Chupícuaro, deux zones liées" : … mètres de profondeur, le tout étant creusé dans le tuf volcanique avec de simples outils lithiques. *Les chambres contenaient les défunts couchés sur le dos et accompagnés de riches offrandes : meules en pierre, récipients en céramique, bijoux, parures et figurines. Celles-ci méritent une mention spéciale car elles constituent la caractéristique la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François BOUCHARD, André DELPUECH, Danièle LAVALLÉE, Dominique LEGOUPIL, Stéphen ROSTAIN, Universalis
Dans le chapitre "Les chasseurs-collecteurs du début de l'Holocène (ca. 12 000 à 8000 B.P.)" : … mais de véritables sépultures retrouvées en place, qui permettent d'entrevoir quels étaient les *rites funéraires de l'époque. En Colombie et au Pérou, Les corps étaient couchés en position fléchie, déposés dans une fosse ou, au Brésil, enveloppés dans un hamac. Ils sont souvent accompagnés d'ornements d'os ou de coquille et, particulièrement… Lire la suiteÉcrit par : Alban DEFLEUR
Dans le chapitre "Arguments en présence" : … de découpe sur les ossements ne suffit pas en effet à démontrer la pratique du cannibalisme ; *ces traces peuvent être le résultat d'un rite funéraire, comme la sépulture en deux temps (qui consiste à nettoyer le corps de toutes ses « parties molles », pour empêcher le processus, tant redouté, de putréfaction, en accélérant le passage vers la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul DEMOULE
Écrit par : Patrick PLUMET
Dans le chapitre "La culture d'Adena au Sylvicole inférieur (± 3000 B.P.-1850 B.P.)" : … *Dans l'est de l'Amérique, l'importance des rites funéraires, qui se manifeste très tôt à l'Archaïque par les petits tumulus du Labrador et les sépultures de Port-au-Choix, à Terre-Neuve, ne fait que croître jusqu'au Sylvicole, en même temps que s'étendent les réseaux d'échanges de matières premières et d'objets finis. À la fin de l'Archaïque, l'… Lire la suiteÉcrit par : Aïcha BEN ABED, Marc GRIESHEIMER
… extensive offre l'occasion de comprendre l'organisation topographique d'une nécropole d'Afrique ; *elle présente aussi l'intérêt de pouvoir confronter les formes sépulcrales et les rituels funèbres et funéraires qui leur sont associés. Ce dossier permet encore d'étudier les gestes autour de la mort, et de les étudier sur le temps long, afin d'en… Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
… *Grand dieu égyptien d'Héliopolis, le Soleil bénéficia d'une faveur grandissante au cours de l'Ancien Empire, ainsi qu'en témoignent les noms et les titulatures des rois de cette période : de plus en plus, les souverains prennent l'habitude de se donner des noms composés avec celui de Rê et le titre de « fils de Rê » est inclus dans les titulatures… Lire la suiteÉcrit par : Jean CAZENEUVE
Dans le chapitre "Le sacré et la religion" : … la perception immédiate un objet impur, devient un ancêtre tutélaire. On a recours, pour cela, à des* rituels qui le sacralisent. Certains peuples procèdent à des funérailles en deux temps : une fois passée la période pendant laquelle le cadavre est simplement numineux, une cérémonie a lieu qui le transforme en génie bienfaisant, ou bien en un être… Lire la suiteÉcrit par : Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "Les rituels « life-crisis » ou rituels individuels" : … peut être soulignée par des rituels variables (repas en commun, échange de cadeaux, etc.). Quant aux* funérailles, elles s'articulent, d'une façon remarquablement constante, selon un schéma identique : la phase de séparation du défunt d'avec le monde des vivants (comportant par exemple la destruction symbolique de sa maison) est suivie d'une période… Lire la suiteÉcrit par : Cécile PARÉSYS, Marie-Cécile TRUC
… de l'habitat était déjà bien documentée par des fouilles menées de 1991 à 1993, en revanche la *découverte de sépultures fut inattendue. Ces inhumations comprennent deux tombes masculines et une féminine, et une sépulture de cheval. Chacune des tombes masculines se présente comme une chambre funéraire excavée, tapissée de planches. À l'… Lire la suiteÉcrit par : Martine Hélène FOURMONT
… *Ville de la côte orientale de Chypre dont la fondation (Hymnes homériques et Pindare) est attribuée à Teucros, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Située sur une île qui fut, dès ses origines, peuplée par les Phéniciens et par les Grecs, Salamine de Chypre constitue l'un de ses royaumes et demeure toujours très marquée par… Lire la suiteÉcrit par : Christian PETIT
… *Tribu aborigène localisée principalement en Orissa (Inde). On en compte environ 256 000 (400 000 si l'on y inclut les Saora assimilés à la population hindoue). Seuls les Saora des districts de Ganjam et Koraput ont conservé leur culture originale : langue, civilisation matérielle, structures sociales et religion. La langue des Saora se rattache au… Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
… *À une trentaine de kilomètres au sud du Caire, sur le bord de la falaise libyque, au nord de l'ancienne capitale de Memphis, s'étend l'une des plus vastes nécropoles d'Égypte, à laquelle on donne le nom du village actuel de Saqqara. De l'époque thinite datent d'importants mastabas en brique crue, dont certains furent peut-être des tombeaux royaux.… Lire la suiteÉcrit par : Vadime ELISSEEFF
Dans le chapitre "Le peuple et les coutumes" : … faisait grand usage de lasso. Les pratiques religieuses semblent toutes concentrées sur le rituel *funéraire. Les lieux de culte devaient être situés en plein air et rien ne les distingue aujourd'hui. Les tombes, en revanche, sous tumulus, subsistent. Elles sont savamment élaborées, et les récits de funérailles relatent de longues cérémonies. Il… Lire la suiteÉcrit par : Roland MARTIN
Dans le chapitre "Les tombes à fosse" : … temporaires, les ressources régionales en matériaux paraissent être des éléments de choix. Les *rites funéraires déterminent les modes d'ensevelissement, mais les exigences économiques et les croyances interviennent aussi. Dans les sociétés qui incinèrent, les cendres sont conservées dans des vases funéraires de type variable (les canopes d'… Lire la suiteÉcrit par : Vadime ELISSEEFF, Pascal MARCHAND, Guy MENNESSIER
Dans le chapitre "La Yakoutie" : … bassin de la Viliouï (Viljuj) aboutirent à des résultats moins inquiétants, telle celle qui révéla *la tombe d'un chien enterré suivant le même rituel que son maître : le corps incinéré et la tête seule inhumée et chargée d'ocre. À l'image des autres ensembles, le groupe des cultures yakoutes traduit maintes liaisons avec ses voisins ; outre sa… Lire la suiteÉcrit par : Renaud DE SPENS
Écrit par : Guy MORÉCHAND, Solange THIERRY
Dans le chapitre "Caractères socioculturels" : … nourriture et de vêtements a son origine dans le désir d'acquérir des mérites pour une vie future. L*'incinération des morts est de règle, suivie du dépôt des cendres dans une urne à reliques. La « tour-reliquaire », appelée stūpa dans l'Inde, chedi en Thaïlande, that au Laos, est le type même du monument bouddhique s'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ICHAC
Dans le chapitre "Le théâtre des ethnologues" : … moins complets, plus ou moins lisibles, dans le spectacle de nombreuses cérémonies africaines. Les* fêtes de funérailles sont souvent conçues autour d'un scénario où revivent les principaux épisodes de la biographie du défunt : la chasse ou la guerre pour l'homme, le travail des champs ou les tâches ménagères pour la femme ; les danses… Lire la suiteÉcrit par : Chantal MASSONAUD, Luciano PETECH, David SNELLGROVE, Pierre TROLLIET, Universalis
Dans le chapitre "Les tombes royales" : … n'ont pas fait l'objet de fouilles, mais des inscriptions en pierre ont permis des identifications. *Il est vraisemblable qu'autrefois les compagnons du roi ont été mis à mort et ensevelis avec lui dans sa tombe avec certains de ses biens de prédilection. À une période plus tardive, ils ne furent plus tués, mais demeuraient attachés à la tombe dont… Lire la suiteÉcrit par : Rosario ACOSTA
… de sauvetage, dirigée par l'archéologue G. Ramirez Castilla, effectue la fouille depuis 1996. *La sépulture contenait deux individus, âgés de vingt à vingt-cinq ans au moment de leur mort, dont les corps ont été superposés dans une posture pour le moins curieuse. Le premier, allongé sur le ventre, supporte sur son dos le second squelette.… Lire la suiteÉcrit par : Alain THOTE
Écrit par : Jean LECLANT
… *À partir de la XVIIIe dynastie, le lieu de sépulture des pharaons se trouve séparé de leur lieu de culte ; celui-ci prend place désormais dans les « temples de millions d'années », une expression apparue dans les textes égyptiens dès la fin du Moyen Empire pour désigner un type de sanctuaire où le culte du roi est associé à celui de… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Dans la mythologie du Nord, les Vanes constituent avec les Ases les deux grandes familles de dieux. Mais, encore plus que pour ceux-ci, leur origine et le sens de leur nom même sont obscurs. Ils sont comparativement moins nombreux : Njördhr et ses enfants Freyr et Freyja et, peut-être, Hoenir. Leur ambivalence sexuelle est curieuse. Njördhr, qui… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BELMONT
Dans le chapitre "La notion décisive de « rite de passage »" : … interrompue par une mort prématurée durant la guerre de 1914-1918. Dans cet article, intitulé *« Contribution à une étude sur la représentation collective de la mort », R. Hertz étudiait la mort comme phénomène social nécessitant des rituels nombreux et complexes et comme représentation sociale d'un passage de la société visible des vivants à… Lire la suiteÉcrit par : René TREUIL
… *L'occupation néolithique des Balkans est connue par un très vaste cimetière, découvert en 1972 à Varna (Bulgarie) et daté du IVe millénaire avant notre ère. Des fouilles ont été menées par M. Lazarov et I. Ivanov de 1972 à 1979 mettant au jour trois cents tombes sur une superficie de 3 500 mètres carrés. L'étonnante originalité des… Lire la suiteÉcrit par : Claude ROLLEY
Dans le chapitre "Résidences princières, tombes princières" : … la tombe de Hochdorf, vers 540 ou 530, est antérieure à celle de Vix, qui date de 500 ou peu après. *Il y a un char dans les deux tombes, mais le mobilier n'est pas le même. À Hochdorf, où le seul objet grec est un chaudron de bronze orné de lions couchés, le service déposé est celui d'un repas où neuf personnes mangent de la viande en même temps qu… Lire la suiteÉcrit par : Jean de MENASCE
Dans le chapitre "Le culte" : … un roi, mais aussi d'un foulon, d'un maçon, d'autres artisans et, chez les Parsis de l'Inde, d'une *incinération de cadavre. On les « purifie », c'est-à-dire qu'on ne retient que la dernière des ignitions successives opérées à distance sur des matières inflammables (il peut y en avoir jusqu'à quatre-vingt-onze) ; on les consacre par les offices du… Lire la suite
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