Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Régis BOYER
… *Malgré leur allure énigmatique, qui tient certainement à leur grande antiquité, les alfes (álfar) constituent un intéressant sujet d'étude pour l'historien de la religion germano-nordique ancienne. Les grands poèmes de l'Edda les mettent sur le même plan que les ases, et le dieu Vane Freyr est réputé habiter leur univers (Álfheimr… Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
… *Les Romains faisaient remonter la fondation de la sodalité des frères arvales à Romulus : les douze fils de sa nourrice, Acca Larentia, auraient été les premiers arvales, et, à la mort de l'un d'entre eux, Romulus aurait pris sa place. Cette légende témoigne de l'antiquité de ce collège, manifestée aussi par l'archaïsme des cérémonies que les… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Divinité adorée dans de nombreuses communautés du Proche-Orient antique, spécialement par les Cananéens, qui semblent en avoir fait un dieu de la fertilité. Le terme sémitique baal (en hébreu, ba‘al) signifiait « possesseur » ou « seigneur », bien qu'on ait pu l'utiliser de façon plus générale : par exemple, un baal d'… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Dans le panthéon nordique, le dieu Ase (appelé Baldr) détonne. Fils d'Ódhinn et de Frigg, aimable, pur, équitable, il impressionne par sa douceur, sa sagesse, sa miséricorde et sa serviabilité, toutes qualités qui ne correspondent pas exactement à ce qu'on peut savoir de l'éthique nordique ancienne, au moins à l'époque où on la découvre par les… Lire la suiteÉcrit par : Maurice OLENDER
… *Dans sa course errante à la recherche de sa fille, c'est dans le bourg d'Éleusis que l'inconsolable Déméter, métamorphosée en vieille femme, rompt son deuil en se mettant à rire. Une double tradition raconte comment des mots et des gestes obscènes ont diverti et soulagé la sainte mère. Dans l'Hymne homérique à Déméter (192-211), c'est la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
… *L'assimilation du panthéon romain au panthéon grec a fait confondre la Cérès latine avec Déméter et prêter à la première — personnalité divine sans histoire et sans visage — aventures et traits humains de la seconde. Pourtant, en dépit de cette hellénisation précoce et poussée, la déesse a conservé dans son culte ses caractères originaux italiques… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… elle a un fils, Ploutos (dont le nom signifie « richesse », c'est-à-dire produit abondant du sol). *Déméter est souvent présentée comme la déesse du blé. Le nom Ioulo (du grec ioulos, « gerbe de blé ») l'identifierait à l'épi de blé et confirmerait que son culte provient de la vénération de la mère nourricière. L'influence de Déméter ne se… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
… *À Rome, Diane n'a pas été, à l'origine, tenue pour une déesse indigène ; son premier sanctuaire est érigé sur l'Aventin, donc sans doute à l'extérieur du pomoerium primitif, et Varron la fait figurer dans une liste de dieux qu'aurait, postérieurement à la fondation, introduits le Sabin Titus Tatius. Elle ne vient pourtant pas de loin. Son nom, … Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU
Dans le chapitre "La géomancie" : … paraît se rattacher à des cultes chthoniens dont le sens et la portée demeurent encore inconnus* mais qui pouvaient avoir quelque relation aves des rites de fertilité. Le nom donné par les Arabes à la géomancie Zarb el Raml, traduit en grec de Byzance par Krouein to Ramlion, signifie littéralement « frapper le sable », et cet… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "L'eau germinale et fécondante" : … qu'a conservée notre zodiaque pour le Verseau, soit par la spirale de la conque des gastéropodes –* sont l'emblème d'une vaste constellation anthropocosmique où l'humidité, la femme, les phases lunaires viennent surdéterminer l'image de la fécondité. Il semble bien naturel en effet que l'homme, ne fût-il que jardinier, cueilleur de fruits, de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
… *Le domaine de Faunus, divinité romaine, inquiétante et complexe, est proprement rural : champs, prés, forêts, par opposition à tout ce qui est urbain. Son pouvoir est à la fois nécessaire et redoutable pour l'homme ; son aire d'action englobe tout un secteur indispensable à la survie de la société humaine : terres cultivées, pâturages pour les… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "L'image du fils" : … dans les structures synthétiques : le feu sexualisé entraîne, en effet, les symboles de la *fécondité, et plus particulièrement le symbolisme filial. Tout logiquement, le thème du contenu igné glisse vers la thématique du fils, du « fruit » du ventre de la mère. Le feu est fils, il est produit naturel ou industriel, il produit à son tour,… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Comme son père, Njördhr, et comme sa sœur (ou son double féminin), Freyja, le dieu nordique Freyr, de la famille des Vanes, est incontestablement maître de la fertilité-fécondité, même si, à une époque récente, des glissements de sens ou des recoupements tendent à faire de lui une divinité plus martiale. Sa personnalité, le culte qu'on lui voua et… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *À propos de Frigg, divinité du panthéon nordique, il faut d'abord remarquer qu'elle semble être la seule déesse qui ait été connue et vénérée de toutes les peuplades germaniques. Le vendredi (allemand, Freitag ; anglais, Friday ; suédois, Fredag) lui est consacré, tout comme il l'était dans le monde romain à Vénus, avec… Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
… *Divinité orientale et gréco-romaine connue habituellement sous le nom de Cybèle dans la littérature de la Grèce et de Rome depuis le ve siècle environ, la Grande Mère des dieux avait également plusieurs autres appellations, certaines de celles-ci provenant de lieux célèbres où l'on rendait un culte à cette divinité (ainsi… Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "La période néolithique et le Bronze ancien" : … qui représentent des déesses au corps puissant, ramenant souvent les bras sur leur poitrine. *Ces « Vénus néolithiques », prenant la succession des « Vénus stéatopyges » (aux fesses grasses) de l'époque paléolithique, incarnent les énergies vitales de l'univers ; elles donnent à leurs fidèles la fertilité pour leurs champs, la fécondité pour… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Thérèse de MALLMANN, Rita RÉGNIER
Dans le chapitre "Quelques traits propres à l'esthétique indienne" : … fausse pudeur aux mœurs, et que tout un ensemble de conceptions a dû favoriser ce triomphe du nu. *Un culte de la fécondité, centré sur une Déesse Mère, est attesté dès la période protohistorique au nord-ouest du subcontinent de même que dans le Proche-Orient ancien. Quantité de statuettes féminines découvertes au Béloutchistan et dans le bassin… Lire la suiteÉcrit par : Gabriel DUC, Jean SCHOWING, Nicole SINDZINGRE, René ZAZZO
Dans le chapitre "Approche anthropologique" : … jumeaux se trouve directement liée aux conceptions concernant la naissance, la personne, l'hérédité biologique et sociale, ainsi qu'à l'organisation de la parenté (structure et unité des lignages, relations d'alliance) et aux systèmes symboliques (relatifs à la *fécondité, aux couleurs, à la perception du temps et de l'espace) d'une société donnée… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Viśnu, comme tous les dieux du panthéon hindou, est accompagné d'une parèdre qui lui est associée dans toutes les manifestations de sa fonction cosmique (la préservation du monde créé par Brahmā). Le nom le plus communément donné à cette déesse est celui de Lakṣmī ; il signifie, semble-t-il, « celle qui possède une immense fortune ». Et, de fait,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
… *Il est difficile de dire si la déesse Libera eut jamais une existence propre et indépendante de celle de Liber, auquel elle est toujours associée. Liber et Libera (dont les noms dérivent du thème indo-européen leudh, que l'on retrouve dans le grec éleuthéros, libre, et l'allemand Leute, hommes, et qui signifie croissance… Lire la suiteÉcrit par : Françoise DUROUX, Michèle SINAPI
… Le mythe athénien de l'autochtonie révèle que la pratique politique ne connaît pas de citoyennes. *Cette « exclusion incluse » des femmes, épouses et mères de citoyens mais non-citoyennes elles-mêmes, signifiait, sous le patronage d'Athéna, le déni de leur maternité. Occasion pour Nicole Loraux de récuser les arguments que les fervents de la Terre… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
… *Le 15 février à l'aube, à Rome, deux groupes de jeunes gens, appartenant respectivement aux gentes des Fabii et des Quinctii, se réunissaient au Lupercal, cette grotte au pied du Palatin, où la louve de la légende avait allaité les jumeaux fondateurs. Après avoir sacrifié une chèvre dont ils découpaient la peau en lanières, ces luperques,… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU, Roger BASTIDE
Dans le chapitre "Les techniques magiques" : … magie analogique, par des cérémonies et des danses zoomorphes fut associée à des cultes agraires de *fertilité. Dès les premiers temps de la civilisation sumérienne, la puissance magique du Taureau s'exerçait à la fois sur les troupeaux et sur les récoltes. Ce culte participait encore du mimétisme préhistorique bien plus que du sentiment religieux,… Lire la suiteÉcrit par : Annie DUPUIS
Dans le chapitre "Agriculteurs du bassin du Niger" : … Pour les Bambara, « la société n'a commencé d'exister qu'avec l'agriculture » (D. Zahan).* De nombreux masques bambara représentent diverses antilopes, animal associé à l'agriculture, dont la tradition orale dit qu'il fut l'instigateur. À la corne est assimilée la croissance des céréales. Les plus connus de ces masques sont les tyirawaw des… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELUZAN
Dans le chapitre "Rites de fécondité" : … Dieux *et hommes peuvent naître de la pierre. Le mythe de telles naissances se retrouve dans de nombreux folklores ; le Christ lui-même sera dit « fils de la petra genetrix » selon une ancienne tradition roumaine. Pour la mythologie océanienne, quand l'homme fut formé avec de la terre rouge, cette couleur résultait de son mélange avec le… Lire la suiteÉcrit par : Mervyn Evan MCLEAN
Dans le chapitre "Utilisations profanes et rituelles de la musique" : … activités consistent à chanter la création et à supplier les dieux d'apporter abondance et *fertilité. Ils constituent un groupe privilégié et, durant les tournées qu'ils effectuent d'île en île, sont nourris et logés partout où ils se produisent. Chacun progresse dans la hiérarchie selon ses talents d'orateur, de chanteur et de poète ; à l… Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE
Dans le chapitre "La grande déesse : la Terre-Mère" : … civilisations du Proche-Orient, de l'Iran et de l'Inde sont avant tout des divinités de la *fertilité, en relation avec la terre, les eaux et la végétation. Leurs statues et leurs effigies illustrent leur consubstantialité avec la végétation, spécialement avec l'agriculture. En fin de compte, elles expriment l'inépuisable fécondité de la… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Pierre-Yves LAMBERT, Universalis
Dans le chapitre "De la préhistoire à l'âge du fer : la royauté sacrée" : … empreintes de pieds qui abondent dans ces pétroglyphes. Enfin, le culte de la Terre-Mère ou de la *fertilité-fécondité est bien présent lui aussi, ne serait-ce que par la profusion des personnages ithyphalliques et des représentations de hieros gamos. Il semble bien que, déjà, tout l'appareil structural de cette religion soit en place et… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *La fête nordique dite de la nuit des Mères est mentionnée par Bède le Vénérable (De temporum ratione, XIII) qui rapporte cette expression (Modranith) comme désignant, aux temps païens, la veille de Noël. En première approximation, cette appellation atteste une influence celtique irrécusable et renvoie au culte des Mères (Matres, Matrae,… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Maurice OLENDER, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "Les Lumières de l'Inde" : … de l'hellénisme ? Supposant l'unité originelle et la coïncidence archaïque des cultes de la *fécondité, ou leur diffusion historique parmi les peuples, les adeptes de ces deux écoles ont établi des grilles d'équivalences dont la règle conceptuelle était un syncrétisme universel. Ainsi reconnaissait-on Priape dans les phallus de l'Inde et le… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
… *Déesse qui préside à la maturation des fruits. Elle est servie par un flamine, le dernier des flamines mineurs, ce qui garantit sa haute antiquité ; mais on ne lui connaît aucune fête et son nom ne figure pas au calendrier. Peut-être ce silence s'explique-t-il par le fait que son culte était lié au rythme de la croissance végétale et que, par… Lire la suiteÉcrit par : Maurice OLENDER
… *Étrange est le destin de ce petit dieu nommé Priape, que les auteurs anciens et modernes n'ont cessé de confondre avec d'autres figures de la sexualité, avec Pan ou les satyres, mais aussi avec son père Dionysos ou avec Hermaphrodite. Cela tient sans doute à ce que la marque congénitale de Priape est un membre viril démesuré et à ce que l'on a… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
… *Un des personnages les plus difficiles et les plus complexes du panthéon romain, et qui fut encore compliqué par les exégètes modernes. À l'époque archaïque, il formait avec Jupiter et Mars une triade cohérente et articulée. La preuve en est fournie, d'une part, par l'existence d'un flamine majeur attaché à sa personne (le troisième dans l'ordre de… Lire la suiteÉcrit par : Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "Les rituels collectifs" : … ; elles sont également essentielles dans les rituels initiatiques. La cérémonie swazi associe* la terre et la souveraineté par le biais de la notion de fécondité. Après avoir été insulté par ses sujets, le roi est soumis à un rite de passage comprenant une période de réclusion absolue, tandis que la population entière suspend ses activités… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
… *Le culte de Saturne est attesté à Rome depuis la plus haute antiquité et s'est maintenu assez vivace jusqu'à la fin de l'Empire ; mais il n'est pas possible pour autant de cerner avec précision les contours du personnage divin auquel il s'adressait. Son temple, au sud-ouest du Forum, abritait l'aerarium, sorte de coffre-fort public où étaient… Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
… *Dieu agraire de la Chine. Les historiographes anciens font de lui l'inventeur de l'agriculture et le classent parmi les Trois Augustes, avec Fuxi, qui trouva les trigrammes et la divination, et avec Huangdi, qui instaura les rites, les noms de famille, etc., à l'aube de la civilisation chinoise. Mais les chants populaires conservés dans le Shi … Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DURAND
Dans le chapitre "Multiplicité des polarités symboliques" : … du mammifère terrestre, caractérisent de leurs innombrables facettes symboliques toutes les *divinités qui représentent la terre. La grande déesse terrienne d'Éleusis est Déméter, la Terre Mère, la terre fertile de l'agriculture, la terre cultivée, qui est aussi la terre où le grain meurt, pour renaître, et dont la fille Perséphone – épouse… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ICHAC
Dans le chapitre "Du religieux au théâtral" : … année, à la fin de la saison des pluies qui prélude à la récolte du riz, la fête d'une déesse de la *fécondité nommée Nimba. Celle-ci était représentée par (mieux vaudrait dire : venait « habiter ») un masque de bois sombre, aux dimensions impressionnantes, pesant quelque soixante kilos, que portaient deux robustes danseurs dissimulés sous une haute… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
… *Dans la mythologie du Nord, les Vanes constituent avec les Ases les deux grandes familles de dieux. Mais, encore plus que pour ceux-ci, leur origine et le sens de leur nom même sont obscurs. Ils sont comparativement moins nombreux : Njördhr et ses enfants Freyr et Freyja et, peut-être, Hoenir. Leur ambivalence sexuelle est curieuse. Njördhr, qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
… *Le monde intermédiaire entre les hommes et les dieux est, dans la mythologie hindoue tant ancienne (védique) que moderne, peuplé d'une foule d'êtres aux fonctions diverses. Nymphes et dryades (apsaras), musiciens aériens (gandharvas), piétailles divines (tels les maruts, troupe militaire au service d'Indra) cohabitent avec des démons (rākṣasas) et… Lire la suite
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