Terme musical pris de l'italien (ripieno : rempli, plein). Dans le concerto grosso, on donne ce nom à l'orchestre d'accompagnement, « groupe plein », entier (tutti), qui expose et reprend la ritournelle et harmonise la basse continue, cela par opposition au groupe réduit du concertino des solistes
. Dans l'orgue italien, c'est l'ensemble du plein-jeu décomposé, autrement dit tous les principaux, qu'ils sonnent les octaves (16, 8, 4, 2, 1) ou les quintes (2 2/3, 1 1/3, 2/3, ... avec les reprises), voire les tierces. Le ripieno italien se différencie des pleins-jeux des orgues des autres nations par la distribution de ses reprises. À l'époque classique (Costanzo Antegnati par exemple), la limite précise à l'aigu est ordinairement établie à l'ut 7, soit au tuyau de 1/8 de pied ; une fois ce sommet atteint, on procède à une reprise qui part à l'octave inférieure. De ce fait, les reprises qui sont effectuées sur les rangs des tuyaux d'octave se font sur les fa dièses, celles qui sont effectuées sur les rangs des tuyaux de quinte se font sur les ut dièses. Cela par opposition à beaucoup d'écoles de facture européennes, pour lesquelles les reprises de tous les rangs ont lieu en même temps. Une autre caractéristique du ripieno italien provient de ses rangs séparés, ce qui permet l'emploi des rangs tels que 2 2/3, 1 1/3, ... comme mutations simples à la manière des nasards, des larigots.
Son
Concerto grosso op. 6 n° 8 Arcangelo Corelli (1653-1713) deuxième mouvement (adagio, allegro, adagio) du Concerto grosso opus 6 no 8, en sol mineur, «Pour la nuit de Noël» (1690) Virtuoses de Prague, direction Chantal Wuhrmann. Image: Le compositeur, pédagogue et violoniste virtuose ital……
Crédits: Musique: © Koka Media
Image: © Hulton Getty Picture Collection
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Pierre-Paul LACAS
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