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ROGERS RICHARD (1933- )

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4.  Une architecture ouverte

Richard Rogers, auquel on doit quelques usines isolées de tout contexte, et deux créations urbaines assez violentes : Beaubourg et le Lloyd's, n'a jamais cessé de se réclamer de la continuité urbaine. Il prétend retrouver celle-ci par d'autres voies que celles de la tradition, et notamment par l'analyse exigeante des circulations et des rencontres au niveau de la rue, du trottoir plus précisément, par la pénétrabilité mutuelle des lieux publics et privés, par la mise en avant des structures et des réseaux, services dynamiques et modifiables dans le temps qui portent en eux, selon lui, une complexité capable d'enrichir le paysage de la ville, plus que les impassibles façades closes de la modernité classique et qui ménagent des silhouettes, des vues obliques, des échappées et surtout ce mouvement qui est, pour l'architecte, le « principal générateur de la forme ».

Et c'est ainsi que d'importants projets d'urbanisme étudiés pour Londres depuis le début des années 1980, peu connus du public, poursuivent cette recherche d'une architecture urbaine d'écriture moderniste, parfois teintée de science-fiction comme cet étrange Silver Mile qui devait lancer un pont sur la Tamise à partir d'une tour hérissée de mâts et de piliers, tendue de câbles et de haubans, amarrée à toutes sortes de pontons et de plates-formes, proposition qu'il offre à la ville à l'occasion d'une grande exposition de la Royal Academy, en 1986 : London as it could be.

Plus concret, et d'échelle plus réduite, le projet qu'il rend lors de la compétition pour l'extension de la National Gallery en 1982, dit Hampton Site, participe des mêmes préoccupations : flux piétons, fusion des lieux publics et privés, architecture d'emboîtements, de capsules, de creux marqués, de tours d'observation et de plates-formes, une incohérence très maîtrisée et volontaire, carrossée d'acier, au profil déchiqueté pour qu'il prenne sa place dans la silhouette mouvementée de Trafalgar.

Attaché à un petit nombre de principes idéologiques dont il ne s […]

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Dans le chapitre "Le néo-productivisme"  : …  la fondation de Team 4 en 1963, ensuite plus nettement avec l'établissement par Norman Foster et *Richard Rogers de bureaux séparés en 1967 ; enfin, avec l'association de Renzo Piano et Richard Rogers, née de leur succès dans le concours pour le Centre Georges-Pompidou de Paris en 1971. Tous ces architectes ont depuis lors produit un ensemble d'… Lire la suite
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Centre Georges-Pompidou Siège du Lloyd's, Londres Immeuble du Lloyd's Cour européenne des droits de l'homme, Strasbourg, R. Rogers

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