Issu d'une famille d'architectes lorrains qui travaillent pour leur duc, à Nancy et à Lunéville, Richard Mique fait son apprentissage à Strasbourg, avant de venir étudier à Paris, chez J. F. Blondel. La protection de Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et duc de Lorraine, lui vaut d'être nommé, dès 1762, ingénieur des Ponts et Chaussées de Lorraine et Barrois. À la mort d'Emmanuel Héré, Mique, anobli, est nommé directeur des bâtiments du roi de Pologne (1763). Les bâtiments qu'il construit à Nancy, la caserne et la porte Sainte-Catherine, la porte Saint-Stanislas (véritables arcs de triomphe) perpétuent le style de son prédécesseur, mais avec un souci de sévérité qui puise sa source dans les théories rigoristes de son maître Blondel. La carrière nancéienne de Mique est de courte durée : à la mort de Stanislas (1766), la reine Marie Leszczyńska fait venir l'architecte de son père ; Mique, honoré du titre d'intendant et contrôleur général des Bâtiments et Jardins de la reine, est chargé de donner les plans d'une maison d'éducation que la reine projetait à Versailles. À la mort de la reine (1768), le projet est repris en main par sa fille, Mme Adélaïde ; Mique, qui peu […]
