Étudiés en particulier par l'ethnologue français Georges Condominas et objets de différentes monographies dans le bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, les Rhadé se répartissent sur un territoire qui va des hauts plateaux du Darlac, dans le sud du Vietnam, jusqu'à l'intérieur du Cambodge. Leur groupe linguistique est malayo-polynésien.
Le village rhadé, situé le plus souvent sur des sommets et près des sources, regroupe en général quelque vingt « longues maisons ». Un grand bosquet de bambous est conservé dans chaque village et représente le bois sacré. La longue maison, construite sur pilotis, est habitée par plusieurs familles nucléaires. Le riz étant la nourriture de base des Rhadé (80 % de l'alimentation), les sites de culture sont précautionneusement choisis et surveillés à l'aide de devins et en fonction d'un grand nombre de tabous. La moisson est entourée d'un rituel de propitiation complexe. Les Rhadé ne semblent pas connaître la charrue et utilisent la houe tirée par le buffle. Chaque sous-clan possède une aire transmise par la femme la plus âgée de la lignée, appelée po-lan, qui décide alors des différents sacrifices expiatoires. La d […]
