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RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

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10.  La conscription, du Directoire au premier Empire

Avant de disparaître, le Directoire avait voté en janvier 1798 la loi de la conscription, qu'il légua comme bien d'autres mesures au Consulat. Cette loi, présentée par Jourdan, prévoyait chaque année l'appel sous les drapeaux des jeunes gens. Tous les Français d'« âge militaire », c'est-à-dire âgés de vingt ans révolus, devaient être inscrits ensemble, c'est-à-dire conscrits, sur les tableaux de recrutement de l'armée ; ils y restaient inscrits jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Tous les Français nés la même année formaient une classe, la première à partir étant formée des plus jeunes. Le service durait cinq ans. Comme on espérait ne pas avoir besoin de tous les conscrits, seuls les plus jeunes de la classe appelée partiraient. Le système fut très vite vicié par le tirage au sort qui désigna ceux qui iraient sous les drapeaux et par le remplacement qui permettait, en achetant un homme, d'échapper à la conscription. Celle-ci suscita, plus que la réquisition, des refus, des insoumissions et des révoltes.

Le Consulat et l'Empire reprirent dans ses grandes lignes la loi Jourdan, y ajoutant des règlements administratifs pour son application. Le nombre des conscrits et l'appel d'une ou de plusieurs classes furent d'abord fixés par le corps législatif, puis, à partir de 1805, par l'empereur sous forme de senatus-consulte. La loi répartissait le contingent entre les départements. Les conseils généraux indiquaient le contingent de chaque arrondissement, l'arrondissement aux communes, et c'étaient en dernier ressort les municipalités qui présidaient aux opérations de la conscription et notamment à l'établissement du conseil de révision qui se prononçait sur les exemptions. Devant la multiplication des exemptions de complaisance, les municipalités perdirent leurs attributions et ce furent les préfets et les sous-préfets qui eurent la haute main sur la conscription. Dès 1800, d'ailleurs, une circulaire ministérielle leur avait appris que c' […]

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ARMÉE - Typologie historique

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ARMÉE - Doctrines et tactiques

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AUSTERLITZ BATAILLE D' (1805)

Écrit par :  Pascal LE PAUTREMAT

  *En septembre 1804, renonçant à envahir l'Angleterre, Napoléon lance la Grande Armée depuis les côtes de la mer du Nord au cœur de l'Europe pour frapper séparément les coalisés russes et autrichiens. Après avoir obtenu la reddition du général Mack à Ulm le 20 octobre et fait son entrée dans Vienne abandonnée le 14 novembre… Lire la suite
BARRAS PAUL comte de (1755-1829)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille provençale noble, Barras entre dans l'armée à seize ans, fait campagne aux Indes puis sous les ordres de Suffren, et donne sa démission à la fin de la guerre d'Indépendance. Suivent quelques années plus indolentes qu'actives, d'où il émerge inopinément comme député du Var à la Convention. Il y siège à la Montagne, vote la mort de… Lire la suite
BERNADOTTE JEAN-BAPTISTE (1763-1844), roi de Suède et de Norvège sous le nom de CHARLES XIV (1818-1844)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un magistrat de Pau, engagé à dix-sept ans, sergent-major en 1788 et connu alors sous le sobriquet de « Belle Jambe », Bernadotte prend ses grades dans les armées de la Révolution, devient le lieutenant de Jourdan à l'armée de Sambre-et-Meuse puis de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ambassadeur à Vienne pendant deux mois en 1798, il y rencontre… Lire la suite
BERTHIER ALEXANDRE (1753-1815) maréchal d'Empire (1804) prince de Neuchâtel (1806) prince de Wagram (1809)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Versailles, ingénieur-géographe et officier de carrière, combattant valeureux de la guerre d'Amérique, Berthier, déjà connu comme officier d'état-major modèle, est lieutenant-colonel en 1789 ; avant de devenir le major-général (c'est-à-dire chef d'état-major) de Napoléon, il est celui de La Fayette à la tête de la garde nationale parisienne… Lire la suite
BRUNE GUILLAUME MARIE ANNE (1763-1815) maréchal d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Brive-la-Gaillarde, clerc de procureur, puis imprimeur à Paris, Brune offre un exemple typique d'homme que rien ne semblait appeler à la carrière ni à la gloire des armes et dont la Révolution seule fit un soldat. (Parmi les autres maréchaux d'Empire, on pourrait citer encore le cas de Gouvion-Saint-Cyr, artiste peintre jusqu'en 1792.) Au… Lire la suite
COALITION GUERRES DE (1792-1815)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Pendant dix années consécutives, de 1792 à 1802, puis pendant douze autres années consécutives, de 1803 à 1815, la France s'est trouvée en guerre avec les principales puissances de l'Europe. La guerre déclarée par Louis XVI et l'Assemblée législative au « roi de Hongrie et de Bohême » trouve son origine dans les rassemblements d'émigrés en… Lire la suite
CONSCRIPTION MILITAIRE

Écrit par :  Henry DUTAILLY

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Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille noble de Bourgogne, sous-lieutenant de cavalerie en 1788, Davout montre bien par son exemple qu'il ne faut pas confondre les nobles en tant que classe sociale et les aristocrates en tant que parti politique opposé aux patriotes. Ardent patriote justement, le jeune Davout est mis aux arrêts à la suite d'un toast révolutionnaire,… Lire la suite
DESAIX LOUIS CHARLES ANTOINE DES AIX dit (1768-1800)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Issu d'une famille noble d'Auvergne, Desaix est déjà sous-lieutenant à quinze ans en 1783. Son attitude envers la Révolution peut se définir par un loyalisme sans faille et par une adhésion modérée. En 1791, son refus de suivre son frère aîné qui émigre le brouille avec sa famille ; en août 1792, il proteste contre la suspension du roi, ce qui lui… Lire la suite
GROUCHY EMMANUEL marquis de (1766-1847) maréchal d'Empire

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Transfuge de sa classe (pour emprunter au marxisme son vocabulaire), Grouchy offre l'exemple typique de ces nobles qui, choisissant le parti patriote contre le parti aristocrate, embrasseront la cause révolutionnaire avec autant de persévérance que de détermination. Beau-frère de Condorcet et de Cabanis, esprit attentif et curieux, il restera l'ami… Lire la suite
HOCHE LAZARE (1768-1797)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Versailles, fils d'un palefrenier du roi. Fusilier puis caporal aux gardes françaises, Lazare Hoche, pendant ses heures de loisir et de congé, confectionne des ouvrages de dentelle qu'il vend pour avoir de quoi s'acheter des livres ; passionné surtout de Plutarque et de Rousseau, il acquiert une solide instruction. Ardemment « patriote », il… Lire la suite
HUSSARDS

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Nom tiré d'un terme hongrois, huszar (vingtième), qui désignait une milice qu'on levait à raison d'un homme sur vingt, pour l'opposer aux incursions des Turcs. Les premiers hussards apparus dans les armées françaises sont des déserteurs des armées impériales accueillis par le maréchal de Luxembourg au cours des opérations de la fin du Lire la suite
JOURDAN JEAN-BAPTISTE (1762-1833) maréchal d'Empire (1804)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un chirurgien de Limoges, Jourdan a fait comme simple soldat la guerre d'Amérique avant de s'établir comme mercier à Limoges ; volontaire de 1791, il sert sous Dumouriez à l'armée du Nord ; général de division dès juillet 1793, il est en septembre (avec Pichegru et Hoche) l'un des commandants en chef « sans-culottes » nommés par le Comité de… Lire la suite
KLÉBER JEAN-BAPTISTE (1753-1800)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Strasbourg, fils d'un maçon, Kléber se destine d'abord à l'architecture, suit à Paris les cours de Chalgrin, exerce sa profession à Besançon puis à Strasbourg. On le retrouve à l'École militaire de Munich. Il est ensuite sous-lieutenant dans l'armée autrichienne d'où il démissionne en 1785. Le revoici en Alsace comme inspecteur des bâtiments… Lire la suite
LANNES JEAN (1769-1809) maréchal d'Empire (1804) duc de Montebello (1808)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *« Le Roland de la Grande Armée ». Né à Lectoure, apprenti teinturier, volontaire en 1792, Lannes est déjà chef de brigade (colonel) en 1793. Par sa bravoure éclatante et l'audace de ses initiatives, il s'impose de plus en plus à l'attention de Bonaparte en Italie et en Égypte ; il fait partie du petit noyau de fidèles que ce dernier ramène en… Lire la suite
MARCEAU FRANÇOIS SÉVERIN MARCEAU-DESGRAVIERS dit (1769-1796)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Chartres, soldat à seize ans, sergent en 1789, Marceau s'engage dans la garde nationale par patriotisme aussitôt après la prise de la Bastille ; volontaire en 1791, il intervient énergiquement en août 1792 pour empêcher son unité de suivre La Fayette qui voulait entraîner l'armée à marcher contre Paris. Sa brève mais éclatante carrière… Lire la suite
MASSÉNA ANDRÉ (1758-1817)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Fils d'un vigneron de Nice, successivement mousse, soldat et contrebandier, Masséna s'engage comme volontaire en 1791, bien qu'il soit, de par sa naissance niçoise, encore sujet du roi de Sardaigne ; c'est à l'armée d'Italie qu'il prend tous ses grades à partir de 1792 ; en 1796-1797, il s'impose comme le meilleur et le plus habile des lieutenants… Lire la suite
MODE - Histoire et composantes

Écrit par :  Catherine ORMEN Universalis

Dans le chapitre "De la proto-industrie à la confection"  : …  démocratisation des modes : liberté de produire et liberté de consommer sont désormais instituées. *La Révolution, pour habiller les troupes, organise des ateliers qui regroupent huit cents à onze cents ouvrières pour la filature et pour la couture, mais le travail est aussi distribué à une myriade d'ouvrières à domicile. Peu à peu, les marchands… Lire la suite
MOREAU JEAN VICTOR (1763-1813)

Écrit par :  Jean MASSIN

… *Né à Morlaix, fils d'un avocat breton, étudiant en droit à Rennes, le jeune Moreau est déjà mêlé, comme prévôt des étudiants, aux troubles parlementaires de la ville en 1788 ; c'est lui qui fonde et préside la Fédération de la jeunesse bretonne et angevine à Pontivy en 1790. Lieutenant-colonel dans l'armée du Nord en 1792, il sert sous Dumouriez —… Lire la suite
NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

Écrit par :  Jacques GODECHOT Universalis

Dans le chapitre "Le Directoire"  : …  Joséphine le 9 mars et, le 11 mars, gagna son quartier-général à Nice. Là, Bonaparte trouva une *armée de trente mille hommes (au lieu de 43 000 sur le papier), mal nourris, mal payés et mal équipés. Le 28 mars 1796, il fit sa première proclamation devant ses troupes : « Soldats, vous êtes nus, mal nourris. [...] De riches provinces, de grandes… Lire la suite
PRÊT-À-PORTER

Écrit par :  Catherine ORMEN

Dans le chapitre "De la proto-industrie à la confection"  : …  démocratisation des modes : liberté de produire et liberté de consommer sont désormais instituées. *La Révolution, pour habiller les troupes, organise des ateliers qui regroupent huit cents à onze cents ouvrières pour la filature et pour la couture, mais le travail est aussi distribué à une myriade d'ouvrières à domicile. Peu à peu, les marchands… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE

Écrit par :  Jean-Clément MARTINMarc THIVOLET

Dans le chapitre "La Révolution radicalisée (septembre 1792-printemps de 1793)"  : …  et les dénonciations de toutes les sympathies contre-révolutionnaires à l'intérieur du pays, *la Convention décide, le 24 février 1793, d'envoyer trois cent mille hommes de plus aux frontières ; en même temps, elle institue, le 10 mars, le tribunal révolutionnaire, chargé d'accélérer les procédures et envoie des députés, les « représentants… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE GUERRES DE LA

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *À la fin de 1791, la France marche à la guerre, chaque parti croyant y trouver son intérêt. La Cour espère que la guerre ruinera la Révolution et rétablira le pouvoir monarchique : la guerre est le seul moyen de provoquer l'intervention des princes étrangers, et la France en pleine convulsion ne paraît pas capable de soutenir « une demi-campagne… Lire la suite
RHIN & MOSELLE ARMÉE DE

Écrit par :  Jean DELMAS

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SAMBRE & MEUSE ARMÉE DE

Écrit par :  Jean DELMAS

… *La plus représentative des armées de la Révolution française. Née en l'an II, très caractéristique de ces soldats de l'an II dont la légende s'est emparée, débutant sous les heureux auspices de Fleurus (26 juin 1794), commandée par Jourdan, puis par Hoche, l'armée de Sambre et Meuse compte dans ses rangs Kléber, Marceau, Championnet, Bernadotte,… Lire la suite
SÉGUR HENRI PHILIPPE (1724-1801) maréchal de France

Écrit par :  Jean DELMAS

… *Le marquis de Ségur n'est pas passé à la postérité pour sa participation aux guerres de Succession d'Autriche, de Sept Ans ou de l'Indépendance américaine (qu'il fit aux côtés de La Fayette et de Noailles). Mais, ministre de la Guerre de 1780 à 1787, il signe l'édit du 28 mai 1781, qui exige de tout candidat à l'état d'officier qu'il fasse preuve… Lire la suite
VENDÉE GUERRES DE

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

Dans le chapitre "La « région-Vendée »"  : …  *Des troupes viennent de tout le pays mais, mal équipées, souvent composées de révolutionnaires militants sans expérience, parfois avides de rapines, elles sont défaites par les Armées catholiques et royales. Les insurgés, même divisés, peuvent ainsi, pendant le printemps de 1793, tenir tête aux soldats qui laissent souvent poudre, armes, argent aux… Lire la suite
VOLONTAIRES, Révolution française

Écrit par :  Jean-Michel LÉVY

… *Réformer l'armée n'est pas la préoccupation dominante des États généraux de 1789. C'est l'attitude du roi qui, en juillet, amène les électeurs parisiens à former une milice de 48 000 hommes, qui prend la Bastille ; et, la province imitant Paris, le royaume va se trouver encadré par une garde nationale de 2 500 000 citoyens. En vain, Dubois-Crancé a… Lire la suite

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