2. Applications
• La respiration artificielle
La respiration artificielle désigne habituellement les méthodes mises en œuvre pour réaliser ce qu'il serait plus exact d'appeler une « ventilation pulmonaire assistée ». Elle nécessite non seulement une ventilation, mais aussi une circulation artificielle, si cette dernière est interrompue, afin de permettre une respiration tissulaire normale. Il existe aussi des appareils pour assurer la respiration du sang au cours d'interventions nécessitant une circulation extracorporelle, mais on se limitera ici à l'étude de la respiration pulmonaire artificielle.
Autrefois, la respiration artificielle était entreprise pendant quelques minutes ou quelques heures en attendant la reprise de la ventilation spontanée. Elle est actuellement poursuivie parfois pendant des mois ou des années, voire toute la vie lors d'une perte définitive de la fonction ventilatoire dans certaines affections telles que la poliomyélite, la myasthénie et les traumatismes cervicaux. Cette évolution a entraîné celle des techniques, et un grand nombre de méthodes plus ou moins efficaces ont été conçues. Seules seront exposées les méthodes les plus utilisées de nos jours en raison de leur efficacité. On peut classer ces méthodes en deux catégories : celles qui peuvent être mises en œuvre par n'importe qui, sans l'aide d'instrument, sur les lieux mêmes de l'accident, en attendant l'arrivée d'une équipe spécialisée, et celles dont disposent les services de réanimation.
Respiration pulmonaire artificielle sans l'aide d'instrument
Lors d'une syncope respiratoire, la respiration artificielle doit être entreprise le plus rapidement possible, car on ne dispose que de quelques minutes avant que l'hypoxie ne provoque des lésions définitives. Cependant, un certain nombre de précautions doivent être prises avant de commencer les manœuvres de respiration assistée ; il faut :
– s'assurer, par auscultation thoracique dans la région précordiale, qu'il n'y a pas arrêt cardiaque ; si tel est le cas, on mettra im […]
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