3. Les expectorants et les mucolytiques
La médication expectorante vise à faciliter l'expectoration, essentiellement en fluidifiant le liquide trachéobronchique sécrété par les cellules acineuses muqueuses et les cellules caliciformes à mucus ouvertes. Les fluidifiants agissent selon deux mécanismes : stimulation des glandes bronchiques séreuses, diminution de la viscosité du mucus bronchique.
• Stimulation des glandes bronchiques
L'innervation des cellules acineuses muqueuses par les fibres parasympathiques explique l'augmentation de la sécrétion, provoquée par les parasympathomimétiques, et l'assèchement des bronches par l'absorption d'atropine.
La sécrétion du liquide trachéobronchique est déclenchée par voie réflexe. Les récepteurs sont gastro-intestinaux ; le centre (voisin, sinon identique, du centre du vomissement) est bulbaire. On comprend ainsi l'activité des émétisants périphériques tels que l'ipécacuanha et les expectorants salins (acétate d'ammonium, benzoate et citrate de sodium, iodures alcalins, tartrate antimonio-potassique ou émétique). Le Bisolvon est un expectorant synthétique qui accroît la production de liquide trachéobronchique et fluidifie celui-ci.
D'autres expectorants excitent la sécrétion des cellules caliciformes. Ce sont, entre autres, la terpine, le polygala, la scille.
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