2. Les bronchodilatateurs
Les bronchodilatateurs ont l'asthme et, en général, le syndrome obstructif pour indication majeure. Au cours de la crise d'asthme allergique, la bronchoconstriction est la conséquence de l'interaction entre un allergène et un anticorps, qui libère des substances spasmogènes telles que l'acétylcholine et l'histamine. En effet, le calibre des bronchioles est sous le contrôle du système nerveux autonome.
Les nerfs parasympathiques, par l'intermédiaire de l'acétylcholine libérée, provoquent la bronchoconstriction. Les nerfs sympathiques, par l'intermédiaire de la noradrénaline, provoquent la bronchodilatation ; les récepteurs adrénergiques impliqués sont du type β2.
On peut distinguer différents types de bronchodilatateurs.
– Les parasympatholytiques, atropine et dérivés, sont utilisés dans certains cas.
– Les sympathomimétiques sont très efficaces dans le traitement des bronchospasmes. On tend à employer ceux qui, tels que l'isoprénaline et l'orciprénaline, agissent sur les récepteurs β, et surtout ceux qui, comme le salbutamol, activent sélectivement les récepteurs β2, évitant ainsi les tachycardies.
– Les spasmolytiques relâchent également les fibres lisses bronchiques. Il en est ainsi des xanthines, en particulier de la théophylline, dont l'action bronchodilatatrice s'expliquerait par l'accumulation du 3′, 5′ AMP cyclique qu'elle provoque, par suite de l'inhibition de la phosphodiestérase, enzyme qui hydrolyse ce nucléotide. Les spasmolytiques classiques, peu prescrits sans doute par suite de leur courte durée d'action, sont des antagonistes du calcium, qui constitue à la fois un lien entre les processus membranaires et musculaires, et un ion, essentiel à la genèse des potentiels d'action dans les muscles lisses. Des agents à plus longue durée d'action ont probablement un avenir dans ce domaine.
– Les antihistaminiques s'opposent aux effets spasmogènes de l'histamine libérée au cours de la réaction allergique. Les corticoïdes, antiallergiques précieux, sont capables de diminuer les réactions œdémateuses. Le cromoglycate disodique inhibe la libération des substances spasmogènes ou d'autres médiateurs de la réaction antigène-anticorps.
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