Les médicaments utilisés chez l'homme dans le traitement des maladies de l'appareil respiratoire appartiennent à des séries pharmacologiques variées. Il paraît en conséquence logique de les grouper suivant le but qu'ils se proposent d'atteindre.
1. La médication anti-infectieuse et la médication antitumorale en pathologie bronchopulmonaire
La chimiothérapie a bouleversé le pronostic de nombreuses maladies du système respiratoire. Elle est spécifique lorsqu'elle s'attaque à un micro-organisme déterminé responsable d'un syndrome particulier. C'est le cas des antituberculeux, prescrits dans toutes les formes de tuberculose pulmonaire, et des antibiotiques, qui ont une action efficace sur les pneumocoques, agents de la pneumonie.
La bronchite chronique, qui est devenue l'une des plus fréquentes maladies de l'appareil respiratoire, peut être provoquée par des micro-organismes divers. Comme pour toute chimiothérapie, l'isolement du germe et la détermination de sa sensibilité aux antibiotiques sont nécessaires. Toutefois, l'antibiothérapie des maladies virales respiratoires n'est pas encore possible et ne peut qu'amener des résistances bactériennes. D'autres stratégies seront donc nécessaires en cas de pandémie grippale du type HSN1, si elle se produisait.
La thérapeutique antitumorale fait appel à la chirurgie d'exérèse, à la radiothérapie et à la chimiothérapie antinéoplasique. Les substances utilisées ne sont pas spécifiques.
2. Les bronchodilatateurs
Les bronchodilatateurs ont l'asthme et, en général, le syndrome obstructif pour indication majeure. Au cours de la crise d'asthme allergique, la bronchoconstriction est la conséquence de l'interaction entre un allergène et un anticorps, qui libère des substances spasmogènes telles que l'acétylcholine et l'histamine. En effet, le calibre des bronchioles est sous le contrôle du système nerveux autonome.
Les nerfs parasympathiques, par l'intermédiaire de l'acétylcholine libérée, provoquent la bronchoconstriction. Les nerfs sympathiques, par l'intermédiaire de la nora […]
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