5. Pathologie liée aux pollutions atmosphériques
Les dégâts infligés aux structures respiratoires par l'inhalation d'air chargé de poussières et de gaz ont pris une place de plus en plus importante en pathologie pulmonaire et bronchique.
• Pneumoconioses
Les particules inertes présentes dans l'air ambiant, quand elles atteignent une concentration suffisante, sont capables, en pénétrant dans les voies respiratoires, de provoquer dans le poumon des altérations. Ces pneumoconioses sont d'interprétation difficile si l'on ignore cette pénétration ; celle-ci s'effectue en effet le plus souvent sans donner lieu aux réactions inflammatoires fébriles, aiguës ou subaiguës des infections. Cette variété d'atteinte respiratoire, qui est une conséquence de l'industrialisation, est devenue si fréquente qu'il faut en envisager l'éventualité lorsque la preuve infectieuse d'une maladie pulmonaire diffuse fait défaut ; les causes accidentelles ou, beaucoup plus souvent, professionnelles doivent en être recherchées.
Nature des poussières
Les poussières sont faites de matière divisée en particules si fines qu'elles demeurent, pendant un temps prolongé, en suspension dans l'air et sont transportées à distance par les mouvements de l'atmosphère. Les plus dangereuses pour le poumon ne sont pas celles de la haute atmosphère, qu'elles soient d'origine volcanique (on les détecte trois ans encore après l'explosion et sur toute la planète), ou salines d'origine océanique (2 000 millions de tonnes par an), ou organiques issues du monde végétal. Les plus nocives proviennent d'autres sources. C'est l'homme lui-même qui, par son industrie, disperse une quantité anormale de poussières chimiques et minérales dans la basse atmosphère.
Ces poussières sont généralement constituées de charbon, d'oxydes métalliques, de ciment, de calcaire et de silice, sous forme de particules dont la dimension varie entre 0.1 et 200 micromètres. Leurs suspensions dans l'atmosphère sont dites aérosols ou fumées si la taille des particu […]
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